Les 10 expositions les plus marquantes de la dernière décennie

2019 laisse place à 2020. Nous entrons dans une nouvelle décennie. A cette occasion, et parce que ça nous tient à coeur, nous résumons les 10 expositions les plus marquantes de la dernière décennie.

2010 : “MONUMENTA, Christian Boltanski” au Grand Palais

Christian Boltanski, Personnes, pour la Monumenta 2010

Il y a 10 ans, Christian Boltanski exposait au Grand Palais. MONUMENTA est un événement artistique de grand ampleur invitant chaque année un artiste à la renommée internationale à investir les 13 500m² de la Nef du bâtiment. Les éditions de 2007 et 2008 confiées respectivement à Anselm Kiefer et Richard Serra avaient rencontré un succès certain. Cette année-là, Boltanski a conçu une immense oeuvre visuelle et sonore. À travers celle-ci, il questionnait les thèmes de la mémoire, la spiritualité, la vie humaine, la singularité de notre existence ainsi que la mort et le hasard. À cette spectaculaire installation, il a donné le nom évocateur de “Personnes”.

2011 : “Edvard Munch, l’œil moderne” au Centre Pompidou 

Edvard Munch, Stjernenatt [Nuit étoilée], 1922-1924

En 2011, le Centre Pompidou nous démontre que Edvard Munch était pleinement “moderne”. A travers cent quarante oeuvres; peintures, photographies, dessins, films et une de ses rares sculptures, le musée place le célèbre peintre norvégien en “oeil moderne” de son époque. Loin de l’idée reçue d’un artiste reclus, dépressif et tourmenté, il semblait finalement être une personne éclairée, dont le travail dialoguait avec les actualités et les nouvelles formes de représentation de son temps (théâtre, cinéma, photographie).

2012 : Dalí au Centre Pompidou 

Salvador Dalí au Centre Pompidou, 2012

L’incontournable Dalí, le talentueux Dalí, le clown Dalí, le paranoïaque Dalí, le précurseur Dalí, le militant Dalí, la star Dalí, ils étaient tous au Centre Pompidou en 2012, pour la plus grande rétrospective de l’artiste depuis 1979-1980. Grâce à une étroite collaboration avec le MoMA (New York), le Museo Nacional Centro de Arte Reina Sofía (Madrid), la Fundació Dalí à Figueres et le Dalí Museum à Saint-Petersburg, l’exposition comptait plus de deux cent oeuvres dont quelques chefs-d’oeuvre tels que “La Persistance de la mémoire”. C’était une exposition, qui à l’image de l’artiste, a su faire parler d’elle !

2013 : “Keith Haring, the Political Line” au Musée d’Art Moderne

Keith Haring, the Political Line au Musée d’Art Moderne, 2013

Du travail de Keith Haring on expose souvent les petits hommes dansants, les couleurs vives, les aspects pop de l’artiste et tous les produits dérivés qui ont été vendus dans le monde et sont encore vendus aujourd’hui. Cependant, on expose peu la dimension politique de ses créations. Et cela à tort ! Keith Haring a pourtant lutté contre le racisme, l’illettrisme, le sida, la drogue. Il a défendu les droits homosexuels très tôt et s’est mobilisé contre la destruction de l’environnement, notamment à cause du nucléaire. En 2013, au Musée d’Art Moderne, c’est cette perspective que l’exposition mettait en lumière avec un catalogue de 250 oeuvres retraçant son parcours artistique militant

2014 : Niki de Saint Phalle au Grand Palais  

Niki de Saint Phalle au Grand Palais , 2014

En 2014, le Grand Palais a accueilli la plus grande exposition consacrée au travail de Niki de Saint Phalle. L’artiste franco-américaine était une femme engagée qui a bouleversé les codes traditionnels de l’art. Seule femme parmi les Nouveaux Réalistes, elle tirait à bout portant sur le patriarcat et sur la peinture, comme le témoigne l’affiche de l’exposition. Trop souvent limitée à ses Nanas, elle s’est pourtant essayée à différents moyens d’expression au cours de sa vie. La rétrospective présentait toutes les facettes de Niki de Saint Phalle, à la fois peintre, assemblagiste, sculpteure, graveuse, performeuse et cinéaste expérimentale. À travers son travail, elle se battait pour ses idéaux et c’était beau. 

2015 : “Kapoor Versailles” dans les Jardins du Château de Versailles

Anish Kapoor, Le vagin de la Reine, Jardins du Château de Versailles, 2015

On ne pouvait bien sûr pas parler des expositions les plus marquantes de la dernière décennie sans mentionner la très provocante installation de Anish Kapoor. En effet, en 2015, le plasticien indien investissait les Jardins de Versailles avec sa sculpture, “Le Vagin de la Reine”. Cette oeuvre se composait d’une grande trompe en acier, longue de 60 mètres et haute de 8 mètres. Rapidement critiquée et vandalisée, l’installation “Dirty Corner” a créé un véritable scandale médiatique dont on se souvient encore en 2019. 

2016 : “Bentu” à la Fondation Louis Vuitton

Exposition Bentu, Fondation Louis Vuitton, 2016

“Bentu” signifie “terre natale”. C’est autour de ce mot, qu’était construite l’exposition. Après un exode massif de la population chinoise à travers le monde, les artistes chinois souhaitent désormais retourner à leur “terre” avec une personnalité affirmée, une perception nouvelle de leur environnement et un positionnement différent au sein de notre société. Aujourd’hui, ils retournent à un art plus traditionnel cependant inscrit dans les thématiques actuelles. Cette exposition présentait volontairement un choix restreint de 12 artistes chinois afin de dessiner de vraies différences et de véritables singularités entre eux. Parmis eux, Cao Fei, Yang Fudong, Liu Chuang, Liu Shiyuan, Liu Wei, Xu Zhen

2017 : David Hockney au Centre Georges Pompidou

David Hockney, The Arrival of Spring in Woldgate, 2011

En 2017, Le Centre Pompidou en collaboration avec la Tate Britain de Londres et le Metropolitan Museum de New York, présentait la plus large rétrospective de David Hockney. Pour célébrer les 80 ans de l’artiste, cent-soixante de ses oeuvres ont été exposées sur les murs du Centre Pompidou. Passant par la peinture, la photographie, la gravure, le dessin ou encore la vidéo, l’exposition restituait l’intégralité du parcours artistique de David Hockney jusqu’à ses oeuvres les plus récentes. Une merveille pour les yeux. 

2018 : “Artistes et Robots” au Grand Palais

Peter Kogler, Untitled, impression digitale sur vinyle, 2018

L’année 2018 à été une véritable révolution pour le monde de L’Art. Tout d’abord, elle a vu se vendre le premier tableau “peint” par une intelligence artificielle. Ensuite, elle a accueilli la première exposition interactive “Artistes et Robots” à Paris. Pendant plusieurs mois, le Grand Palais a exposé la recherche artistique par les techniques robotiques de 1956 à nos jours. Cette exposition posait trois questions majeures. Est ce qu’un robot peut créer ? Quelle est la place du robot dans la vie de l’Homme ? Et tendons-nous vers l’émancipation de l’intelligence artificielle ? 

2019 : “Bacon en toutes lettres” au Centre Pompidou

Exposition Bacon en toutes lettres, Centre Pompidou, 2019

Enfin, l’année 2019 nous a enchanté. Nous avons pu profiter d’expositions de grande qualité. Francis Bacon au Centre Pompidou se démarque avec une superbe scénographie, originale et travaillée, mêlant peinture et littérature. L’exposition explorait les relations entre ce peintre expressionniste du XXème siècle et ses auteurs favoris; Eschyle, Nietzsche, Bataille, Leiris, Conrad et Eliot. Ainsi, on déambulait entre les oeuvres de Bacon, reflet de son imagination, de ses sentiments et ses obsessions, ainsi que de ses lectures. 

Nous voilà maintenant à jour sur les expositions les plus marquantes de la dernière décennie. Et une page se tourne. Si comme nous vous êtes un peu nostalgique de notre belle année 2019, retrouvez les 10 expositions qui nous ont marqués en 2019.

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