7 choses à savoir sur David Hockney

David Hockney
David Hockney, Beverly Hills Housewife

En 2017, impossible de passer à côté de David Hockney. L’artiste britannique, internationalement reconnu, fête cette année son 80ème anniversaire. Une célébration qui donne lieu à une rétrospective d’envergure présentée dans trois temples de l’art moderne : la Tate, le Centre Pompidou et le Met. Celle-ci nous plonge dans l’oeuvre de l’artiste des années 60 à aujourd’hui, dévoilant des oeuvres encore jamais montrées au public. Avant de découvrir l’oeuvre d’une vie cet été, Artsper vous propose 7 choses à savoir sur David Hockney.

#1 II peint des toiles intimistes

David Hockney
Portrait of an artist (Pool with two figures), 1972 ©David Hockney

David Hockney puise résolument son inspiration au coeur de son intimité. Il en tire histoires, sentiments et émotions qu’il couche sur la toile. Dans les années 60, alors qu’il vient de s’installer à Los Angeles, il s’éprend de l’un de ses étudiants en dessin. Portrait of an artist (Pool with two figures), témoigne ainsi de la déception amoureuse liée à cette relation tumultueuse, même des années après sa fin. Hockney y dépeint un amant au regard impassible, annonçant l’échec de l’idylle. Mais David Hockney ne se borne pas à son intimité amoureuse. Il peint ses parents, dont il nous dévoile le caractère, les paysages de son enfance, ses amis, et des chaises vides pour les proches qu’il a perdu…

# 2 Il refuse l’avant garde et l’art conceptuel

Garrowby Hill, 1998 ©David Hockney
Garrowby Hill, 1998 ©David Hockney

Artiste majeur du 20ème siècle, David Hockney se situe en marge des principaux courants qui le traversent. Éperdument amoureux du dessin et de la peinture, féru de figuration, il refuse le conceptualisme. Plus qu’une rupture, il incarne un prolongement de l’histoire de l’art. Il a même écrit un ouvrage sur la question, Savoirs secrets, les techniques des maîtres anciens. Il traite des sujets délaissés par les artistes de sa génération avec une modernité qui n’appartient qu’à lui, comme le paysage : « Quand on me dit qu’il est impossible aujourd’hui de se remettre à peindre des paysages, je réponds qu’il est impossible de se lasser de la nature » déclare l’artiste. Inspiré par Van Gogh, Picasso, Dubuffet ou encore Matisse, il casse les perspectives classiques et développe une palette colorée.

#3 La peinture, mais pas que

David Hockney
Pearlblossom Highway, 1986 ©David Hockney

Malgré sa prédilection revendiquée pour la peinture, David Hockney a également exploré d’autres voies artistiques. Ses collages photographiques, les « joiners », dépassent son appréhension envers la photographie, qui pour lui « ne peut pas donner la sensation de l’espace ». Le collage photographique lui permet ainsi d’altérer la perspective et de créer une vision multifocale. En 2011, il réalise également une installation vidéo immersive, « four seasons » où il se pose en témoin de l’évolution de la nature. Peinture, photographie, vidéo, David Hockney propose inlassablement une autre perception de l’espace.

#4 Un peintre 2.0

David Hockney
IPad drawing lilies, 2010

Prédilection pour la peinture figurative, affection pour le paysage… David Hockney récuse l’idée que la nature et morte en même temps qu’il souligne la faiblesse de la photographie et du cinéma, inséparables de la technologie. Pourtant, cette vision n’est pas sans contradictions. Lui même n’hésite pas à dessiner… Sur Ipad et sur Iphone ! Un médium qu’il utilise depuis 2008 et qui lui permet d’explorer d’autres formes de représentation. Pour l’anecdote, David Hockney a déclaré qu’il dessinait des fleurs tous les jours sur son Iphone, puis les envoyait à ses amis pour qu’ils aient des fleurs fraîches tous les jours, et qu’elles ne fanent pas !

#5 Il pèse lourd sur le marché de l’art

David Hockney
Beverly Hills Housewife

Du haut de ses 80 ans, David Hockney compte parmi les artistes vivants les plus riches, aux côtés de Jeff Koons, Jasper Johns ou encore Damien Hirst. Selon une estimation datant de 2013, ses oeuvres auraient rapporté pas moins de 40 millions d’euros. Elles s’arrachent lors des ventes aux enchères, avec un record de 7,9 millions d’euros établi en 2009 pour la toile Beverly Hills Housewife. Symbole du poids de l’artiste britannique sur le marché de l’art, le livre d’art consacré à son oeuvre publié aux éditions Taschen en 2016 pèse 35 kilos et coûte la modique somme de 2000 euros !

#6 Il a posé pour Lucian Freud, et Lucian Freud a fait de même pour lui

Deux portraits de Lucian Freud et David Hocney par l'un et l'autre.
Lucian Freud avec son assistant, 2003, David Hockney                David Hockney, 2002, Lucian Freud

C’est une amitié que les deux plus grands peintres contemporains du Royaume-Uni ont couché sur la toile. Lucian Freud et David Hockney ont passé trois mois ensemble en 2003, pendant lesquels ils ont décidé de se peindre mutuellement. En particulier, David Hockney voulait observer la technique de Lucian Freud, peintre le plus côté du monde. On peut affirmer qu’il n’a pas été déçu : il a posé pour le maître pendant près de 120 heures ! De son côté, il a en passé seulement quatre à représenter le peintre aux côtés de son assistant.

#7 Il aime les cigarettes et ses teckels

David Hockney
Portrait of Stanley ©David Hockney

Chaque artiste à ses obsessions, et David Hockney ne fait pas exception à la règle : il ne peut se passer de ses teckels et de ses cigarettes. David Hockney ne se sépare en effet jamais de Stanley et Boodgie, ne ratant aucune occasion pour prendre les deux chiens pour modèle. Au point qu’un livre rassemble les oeuvres que le peintre leur a consacré ! Autre addiction : les cigarettes. Grand opposant aux lois anti-tabac, l’artiste avoue fumer pour « sa santé mentale », et possède dans son atelier californien, un stock de… 2000 cigarettes.

Pour poursuivre votre découverte de l’univers de David Hockney, explorez nos meilleurs œuvres inspirées par l’artiste.

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