10 choses à savoir sur Salvador Dalí

Dali

Salvador Dalí n’a jamais cessé de nous fasciner. Même aujourd’hui, de nombreuses années après sa mort, son nom résonne toujours aussi fort qu’à son apogée. Figure de proue du surréalisme, aux côtés de René Magritte, il a impressionné par son excentricité, son apparence inhabituelle et ses manières peu communes. On se souvient surtout de lui pour ses œuvres d’art, et à juste titre, mais voici quelques choses que vous devriez savoir sur ce génie !

1. Il était un vrai touche-à-tout

L'extérieur surréaliste du Théâtre-Musée Dalí en Espagne.
L’extérieur surréaliste du Théâtre-Musée Dalí en Espagne.

Véritable homme de la Renaissance, Dalí s’est intéressé au cinéma. Cette curiosité l’amène à réaliser plusieurs films comme Un chien andalou et L’Âge d’or, mais il a également conçu le décor du film Spellbound d’Alfred Hitchcock. Il s’est aussi essayé à l’architecture, notamment au spectaculaire Théâtre-Musée Dalí en Espagne, où il est aujourd’hui enterré. Il a même participé au monde de la mode, créant un chapeau en forme de chaussure, une ceinture rose avec des lèvres en guise de boucle et une robe blanche recouverte d’un imprimé de homard. Mais ce n’est pas tout ! Il a également collaboré avec certains des photographes les plus emblématiques de son époque, tels que Man Ray et Phillippe Halsman.

2. Il a travaillé avec Walt Disney

Une photographie issue du court-métrage Destino

Dalí admirait beaucoup Walt Disney, qu’il surnommait le « grand surréaliste américain ». En 1946, une admiration mutuelle a donné naissance à un dessin animé intitulé Destino, finalement sorti en 2003. Ce court-métrage comporte une bande originale composée par le mexicain Armando Dominguez et dure 6 minutes.

3. Il a collaboré avec le monde de la publicité

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Dalí et son logo Chupa Chups

Salvador Dalí a conçu le logo des sucettes Chupa Chups en 1969, logo toujours utilisé aujourd’hui. Il a conseillé au fondateur, qui était également un ami, d’inclure le logo sur les sucettes afin d’augmenter la notoriété de la marque auprès des consommateurs. Il a également collaboré avec Gap pour une campagne dont le slogan était « Salvador Dalí wore khakis », et a réalisé quatre couvertures pour Vogue.

Toutefois, ces collaborations n’étaient pas toujours bien accueillies. L’excentricité de Dalí et son esprit commercial irritent souvent les membres du monde artistique de l’époque. Ainsi, André Breton, père du mouvement surréaliste, le surnommait « Avida Dollars », anagramme du nom de l’artiste. Dalí était connu pour son amour de l’argent, un amour qu’il n’avait aucun problème à assumer.

4. Il n’était pas aimé de tous

L’Énigme d’Hitler, Dalí, 1937-1939

Bien qu’il soit aujourd’hui un artiste célèbre, Dalí n’était pas vraiment la tasse de thé de tout le monde, même au sein du mouvement surréaliste. Beaucoup des premiers surréalistes sympathisaient avec le communisme et étaient donc opposés à Dalí, qui soutenait Hitler et Franco. Ils ont cherché à l’exclure en raison de ses convictions fascistes.

Après avoir lu l’autobiographie sur la jeunesse de Dalí, George Orwell n’était pas un grand sympathisant de la personne qu’était Dalí. Il le considérait cependant comme un artiste très doué.

5. Il était très ami avec Amanda Lear

Salvador Dalí et Amanda Lear

Amanda Lear, mannequin et chanteuse française, a pris des leçons de peinture avec Dalí pendant sa jeunesse et a été l’une de ses plus grandes muses. Elle était la protégée du couple Dalí-Gala, et passait les étés avec eux dans leur maison de Port Lligat. Parmi les tableaux pour lesquels elle a posé, citons Le rêve d’Hypnos (1965) et Vénus en fourrure (1968). Leur étroite amitié a duré plus de quinze ans.

6. Il développe un nouveau style appelé « Mysticisme nucléaire ».

La Désintégration de la persistance de la mémoire, Dalí, 1952-1954

Après la guerre, Dalí développe un nouveau style pour ses œuvres, cherchant à représenter la science et l’imagerie catholique. Ce nouveau style naît de son espoir que les nouvelles découvertes scientifiques permettront de lever le voile sur l’inconnu entourant la religion. Les pièces qu’il crée à cette époque, tout en restant surréalistes et d’un autre monde, se concentrent moins sur des sujets personnels et plus sur des thèmes scientifiques universels.

7. Il a eu un mariage incroyablement intense

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Salvador Dalí et sa femme Gala

Il a rencontré sa compagne de toujours, Gala, qui a été sa maîtresse puis sa femme, alors qu’elle était encore mariée à Paul Éluard, le célèbre poète surréaliste français. C’est avec Éluard qu’elle rend visite à Dalí dans sa maison de Figueras en Espagne. Les deux tombent immédiatement amoureux et se marient trois ans plus tard. L’union Dalí-Gala devient rapidement l’un des couples les plus mythiques du monde de l’art. Gala était l’autre moitié de Dalí dans tous les sens du terme, à tel point qu’il signait ses tableaux de leurs deux noms car il disait qu’elle était sa principale source d’ inspiration. Après la mort de Gala en 1982, Dalí enfreint la loi espagnole qui interdisait de déplacer des cadavres sans autorisation préalable et ramène son corps en voiture à leur domicile de Port Lligat.

8. Il croyait être la réincarnation de son frère

Portrait de mon frère mort, Dalí, 1963

Dalí croyait être la réincarnation de son frère, décédé seulement 9 mois avant sa naissance. En effet, à l’âge de 5 ans seulement, ses parents l’ont emmené sur la tombe de son frère et lui ont dit cette même phrase ! Le fait qu’ils portent le même nom était, pour lui, une autre confirmation. Plus tard dans sa carrière, il peindra son frère décédé dans Portrait de mon frère mort (1963).

9. Il s’est inspiré du travail de Sigmund Freud

La Métamorphose de Narcisse, Dalí, 1937 

Dans les années 1920, Dalí lit L’Interprétation des rêves de Sigmund Freud. Cette illumination lui servira d’inspiration tout au long de sa carrière. En fait, Dalí avait ce que l’on ne peut décrire que comme une obsession pour Freud. Il décrit dans son autobiographie des rêves de conversations imaginaires entre eux deux. Lorsqu’il rencontre enfin Freud en 1938, il emporte avec lui son tableau Métamorphose de Narcisse. L’influence de Freud signifie que, contrairement à des artistes comme Magritte dont les œuvres sont ludiques, les œuvres de Dalí ont souvent un ton plus sombre, ce qui ajoute peut-être à l’attrait de son personnage.

10. Ses méthodes d’accès au surréalisme étaient souvent non conventionnelles

Apparition d’un visage et d’un compotier sur une plage, Dalí, 1938.

Pour être capable de créer des paysages et des images surréalistes, Dalí pensait qu’il devait accéder à son subconscient. Pour ce faire, il se forçait à entrer dans un état de délire. Une façon d’y parvenir était de fixer son regard sur un objet afin de voir différentes images à l’intérieur et autour de celui-ci. C’est ce qu’on appelle la « méthode paranoïaque-critique . Une autre technique consistait à se maintenir dans un état continu, ni endormi ni éveillé. Il s’asseyait avec un bol et une cuillère et chaque fois qu’il s’endormait, le bruit de la cuillère tombant dans le bol le réveillait.

Salvador Dalí, membre clé du fascinant mouvement surréaliste, était néanmoins unique en son genre. En constante évolution et inspiré par de nouvelles découvertes tout au long de sa vie, il a sans cesse repoussé les limites de l’art. Ses créations oniriques, souvent déroutantes, ont résisté à l’épreuve du temps. Elles continuent d’inspirer les artistes d’aujourd’hui et restent tout aussi fascinantes qu’à l’époque où il les a créées. Ses œuvres sont si emblématiques qu’elles ont été conservées dans des musées et des galeries du monde entier, que vous pouvez visiter !

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