12 anecdotes sur Jean-Michel Basquiat

Jean-Michel Basquiat, Arroz con pollo, 1981
Jean-Michel Basquiat, Arroz con pollo, 1981

Qui est Jean-Michel Basquiat ? Personnage atypique de la scène d’art contemporain des années 80, mort trop jeune, il continue de nous fasciner. Son art naïf et brut teinté d’influences street art inspire de nombreux artistes d’aujourd’hui. Artsper a sélectionné douze anecdotes sur cet artiste hors du commun. 

#1

A l’âge de dix-sept ans, Jean-Michel Basquiat quitte son foyer à Brooklyn pour vivre dans la partie Sud de Manhattan. Il survit au jour le jour, hébergé quelques temps chez des amis et vivant dans la rue. Pour subvenir à ses besoins, il vend des t-shirts et des cartes postales faites à la main. 

Jean-Michel Basquiat

#2

En 1982, Jean-Michel Basquiat emménage chez le célèbre magnat de l’art contemporain Larry Gagosian. Madonna, avec laquelle Basquiat entretient une liaison, y rejoint son amant pendant quelques mois. Jean-Michel Basquiat séjourne environ une année chez Gagosian et travaille dans un espace en sous-sol de sa demeure. Les peintures réalisées à cette époque ont été exposées dans la galerie de West Hollywood de Gagosian.

Basquiat et madonna
Basquiat et Madonna

#3

À l’âge de onze ans, Basquiat est trilingue. Il parle l’anglais, le français et l’espagnol. Sa mère, portoricaine et son père haïtien, avaient tous deux l’habitude de lui parler dans leur langue native.

Jean-Michel Basquiat
Jean-Michel Basquiat enfant chez ses parents

#4

Robert Hughes, le critique d’art du magazine TIME, dit de Basquiat qu’il était le «Eddie Murphy du monde de l’art» et que la culture populaire favorisait le  «jeune, bruyant… invinciblement stupide». Quant à Keith Haring, il faisait référence à l’artiste comme « décorateur disco ».

Jean-Michel Basquiat et Keith Haring
Keith Haring et Jean Michel Basquiat

#5

Enfant, Jean-Michel Basquiat est percuté par une voiture. Cet accident lui cause des lésions internes très graves. Pour pallier à l’ennui de sa convalescence, sa mère lui offre le traité d’anatomie de Henry Gray, « Gray’s anatomy », qui lui inspire le nom de son groupe de musique « Gray ». Cet ouvrage devient également une référence majeure pour son travail artistique dont le style est caractérisé par les symboles et l’imagerie anatomique.

gray anatomy

#6

Basquiat a produit un morceau de rap appelé « Beat Bop » avec les artistes Fab Five Freddy et Rammellzee. La pochette du single, réalisée par Basquiat, attire à la fois les amateurs d’art et de musique.

Jean-Michel Basquiat
Pochette de l’album Beat Bop, 1983

#7

A six ans, Jean-Michel Basquiat était déjà membre de son musée préféré, le Brooklyn Museum. En effet, sa mère l’emmenait souvent dans les musées de Manhattan, encourageant sa fibre artistique dès son plus jeune âge.

Brooklyn Museum of Art
Brooklyn Museum of Art

#8

Âgé de 21 ans, Jean-Michel Basquiat est l’artiste le plus jeune à avoir été exposé à la Documenta de Kassel en Allemagne.

Documenta 7
Documenta 7

#9

Le musée d’art moderne MOMA et le Whitney Museum of American Art ont tous deux rejeté les propositions de son travail.

Jean-Michel Basquiat atelier
Jean-Michel Basquiat dans son atelier

#10

Au début des années 80, Basquiat ne possédait pas de compte en banque. Il gardait son argent dans son loft, caché sous des tapis, dans les recoins de son canapé ou encore entre les pages de livres.


Jean-Michel Basquiat

#11

Il est apparu dans le clip vidéo de la chanson « Rapture » du groupe Blondie. Les leaders du groupe, Debbie Harry et son compagnon Chris Stein, ont acheté la première toile de Basquiat pour 200$.

Jean-Michel Basquiat

#12

Avant d’être connu sous le nom de Basquiat, il était graffeur sous le nom de « Samo » (Same old shit) en collaboration avec son ami Al Diaz en 1976. Il plaçait ses graffs stratégiquement – près de galeries et musées et dans les quartiers d’artistes de la ville – pour se faire connaitre. En 1978, le magazine « Village Voice » le félicitait pour s’être fait remarquer de la sorte.

Jean-Michel Basquiat

 

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