Rencontre avec Charles Pétillon

Le photographe français Charles Pétillon nous émerveille grâce à sa série ‘Invasions’ qui réunit les différentes installations poétiques et épurées qu’il a réalisé tout autour du monde, de Shanghai à l’Etna.

Mais qui se cache derrière ces ballons blancs ?

Votre travail est hors du commun et très identifiable, notamment votre série Invasions, pourquoi avoir choisi de travailler avec des ballons blancs ?

Ce projet a pris naissance sous la forme de recherches orientées vers mon travail d’art appliqué. Il s’est avéré qu’au fil de mes expérimentations, j’ai commencé a percevoir que les ballons, selon leurs assemblages, pouvaient devenir une sorte de matière première. Un peu comme la peinture pour le peintre. Très rapidement, s’est imposée la question du sens et de l’usage de cette matière première. C’est ainsi que j’ai commencé à aborder différents sujets de société ou d’ordre philosophique. Les ballons me permettent de matérialiser des idées ou des concepts d’une manière assez poétique.

Les ballons me permettent de matérialiser des idées ou des concepts d’une manière assez poétique.

Vos installations questionnent notre perception de l’espace et de notre environnement, nous obligent parfois à lever la tête, est-ce une volonté de votre part ?

Les ballons ont une capacité d’attraction du regard assez étonnante et ce quelle que soit les quantités de ballons employées. En les disposant dans des espaces spécifiques, ils agissent comme le doigt de la main désignant quelque chose. Ils permettent de rafraîchir notre regard sur notre environnement immédiat.

Comment procédez-vous pour identifier les lieux et pour réaliser ces installations ?

Le choix des lieux pour réaliser les installations est fondamental. J’attache autant d’importance au choix du lieu qu’au choix du sujet abordé, car le lieu et le sujet ne font qu’un. L’espace dans lequel j’installe mes ballons devient constitutif de l’oeuvre. Dès lors, l’installation entretient tour à tour, un dialogue ou un rapport de force avec le lieu.

L’installation entretient tour à tour, un dialogue ou un rapport de force avec le lieu.

Avez-vous des artistes phares ? Si oui, lesquels ?

Oui, il y a énormément d’artistes ou designers qui me fascinent, Ronan & Erwan Bouroullec avec lesquels je collabore depuis de nombreuses années. J’apprécie énormément, Georges Rousse, Robert Smithson, James Turrell, Olafur Eliasson etc…

Retrouvez ses oeuvres sur Artsper…