Les start-up arty

Si l’art contemporain est resté relativement à l’abri de la crise économique, il n’en a pas moins essuyé les déboires, notamment en 2016. Cette baisse de régime sera cependant de courte durée, car dès 2017 le marché reprend son rythme. Un rétablissement qui n’est pas sans être redevable au développement croissant du numérique dans l’art. Ce secteur attire de plus en plus de start-ups innovantes, qui voient en l’art, à juste raison pour la plupart, un secteur florissant. Le magazine Fisheye accompagne certaines de ses initiatives à travers son Agrandisseur, proposant un programme personnalisé aux start-ups, essentiel à leur développement. Voici une sélection des jeunes entreprises innovantes qui bénéficient de cette expertise :

Blinkl

Un utilisateur usant de Blinkl pour découvrir du contenu sur un concert

Le concept est simple : Blinkl est un créateur de réalité augmentée sans application. Elle fonctionne de manière autonome, depuis tous les support digitaux, avec une simplicité et une efficacité étonnantes. Il suffit à l’utilisateur de scanner, dans le cadre d’une exposition par exemple, une photographie, affiche ou catalogue pour accéder à un contenu riche et instructif autour de l’oeuvre. Qu’il s’agisse d’informations, vidéos, images, jeux, animations 3D, ce contenu augmente considérablement l’expérience de l’utilisateur. Il est possible d’utiliser Blinkl via la technologie Beacon, les réseaux sociaux ou encore les QR codes. Il suffit de cliquer sur l’icône bleue apparaissant sur l’écran. La dimension interactive est également à l’avantage des artistes, qui peuvent l’utiliser comme plateforme de communication pour se rapprocher du public, via Blinkl Stories. Cet outil permet de donner un aperçu des coulisses de l’oeuvre et d’investir le public dans l’histoire racontée par l’artiste.

Draagu

Capture d’écran du site Draagu : « Vendez vos images mobiles sans intermédiaires ni commissions »

Start-up technologique, Draagu entend simplifier et démocratiser la vente d’images. Il s’agit donc d’un outil plutôt professionnel, destiné par exemple aux photographes qui doivent passer par un processus long et pénible pour éditer et télécharger leurs photographies sur un serveur. L’autre désavantage auquel les professionnels font face, c’est que très souvent, ils réalisent les nombreuses étapes de mise en ligne d’une oeuvre sans savoir si elle va plaire et être achetée. Pour rien, en quelque sorte. C’est là que Draagu intervient. Leur mot d’ordre est de rendre les images non-publiées accessibles. Et par images non-publiées, Draagu entend les images présentent dans le smartphone du photographe. L’entreprise crée donc une sorte de canal conduisant les acheteurs d’images directement dans le smartphone de ceux qui ont produit les images recherchées. Draagu ne stocke pas les images mais y donne accès à la demande. Pratique.

Komito

Komito, le photo booth connecté

Il s’agit ici d’un photo booth connecté, permettant à l’utilisateur d’imprimer facilement et directement ses clichés. Utilisé lors de soirées et évènements, il permet d’éviter de faire la queue devant le photomaton, et d’imprimer rapidement ses photos-souvenir. Le principe est simple et intuitif : l’utilisateur prend une photo avec son smartphone, puis la partage sur les réseaux sociaux en utilisant un hashtag prédéfini pour l’occasion. Le photo booth Komito reconnaît le hashtag et imprime la photo dans la foulée. Il est également possible d’envoyer la photo par mail à une adresse spécifique. Beaucoup plus agréable pour les participants qui évitent de perdre leur temps dans la file pour se prendre en photo, et formidable outil de visibilité pour les organisateurs de l’évènement, sur les réseaux sociaux notamment.