Analyse d'un chef d'œuvre : Guernica de Picasso
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Jackson Pollock est un artiste iconoclaste. Les contributions qu’il a apportées au monde de l’art sont inestimables, et il a influencé les artistes pendant des générations après sa mort. Il est le père de l’expressionnisme abstrait, le créateur de la technique du « dripping » et le roi du « all-over ». D’abord scrutées par les critiques, puis tenues en haute estime, les œuvres de Jackson Pollock ont sans aucun doute captivé le monde de l’art. Afin de mieux comprendre cet artiste emblématique, Artsper vous présente 10 faits essentiels sur son œuvre et son caractère insaisissable !

Son vrai nom était Paul Jackson Pollock. C’est en 1930 que l’artiste a commencé à utiliser son deuxième prénom, Jackson, comme nom d’artiste. Mais ce n’est pas le seul nom sous lequel il est connu ! Le magazine The Times lui a donné le surnom de « Jack the Dripper », en raison de sa technique du « dripping » et pour faire un jeu de mots avec le nom de tueur en série Jack l’éventreur, appelé « Jack the Ripper » en anglais.

Jackson Pollock était peintre, mais, avant de connaître le succès grâce à ses tableaux, il avait aussi une grande passion pour la sculpture. Il a produit une douzaine de sculptures au cours de sa vie, dont seulement 6 subsistent aujourd’hui.

En 1943, Guggenheim lui propose un contrat qui le propulse sur la scène artistique new-yorkaise. Elle lui commande une peinture pour le mur de sa maison de Manhattan. L’œuvre restera exposée pendant plusieurs années, jusqu’à ce qu’elle en fasse don à l’Université de l’Iowa. Sa valeur est aujourd’hui estimée à 140 millions de dollars.

« L’art pictural moderniste, plus explicitement décoratif, attire davantage l’attention sur les qualités physiques, immédiates de la peinture », écrivait Clement Greenberg. Ce célèbre critique d’art moderne était un ardent défenseur de l’expressionnisme abstrait et de Jackson Pollock. Son admiration pour Pollock a contribué à l’ascension de l’artiste vers le succès. Il a lui-même organisé sa première exposition personnelle, au Bennington College dans le Vermont, en 1952.

Pollock était fasciné par les motifs de l’art indigène nord-américain. Il croyait en la transformation spirituelle à travers le processus de création artistique. Jusque dans les années 40, ses œuvres représentaient de manière répétée des motifs amérindiens et inuit, non sans rappeler l’art aborigène.

Pollock était un grand fan d’Albert Pinkham Ryder, un artiste américain du XIXème siècle. Ses tableaux ont souvent comme thèmes la religion, la nature et la littérature. Surtout, ils comportent tous un élément d’imagination et de romantisme, ce qui plaisait particulièrement à Pollock.

En août 1949, le magazine Life publie à propos de Jackson Pollock un article sous le gros-titre suivant : Est-il le plus grand peintre vivant des États-Unis ?, ce qui le projette vers la gloire. Néanmoins, cette attention non cherchée et involontaire devient néfaste pour sa santé mentale. Il se retire socialement et artistiquement, abandonnant son célèbre « dripping » pour expérimenter le « pouring » (versement) de peinture noire. Ces œuvres ne sont pas bien accueillies, et, à l’époque, pas une seule n’est vendue.

Sa célébrité a entraîné une vague d’analyses de la part des critiques. Afin de contester toute cette effervescence, il a cessé de nommer ses tableaux et les a plutôt numérotés. En effet, il ne souhaitait pas que ses spectateurs y retrouvent un thème ou une signification, mais plutôt qu’ils apprécient les tableaux tels qu’ils sont.

Lee Krasner, sa femme, était une artiste très talentueuse et reconnue dans le monde de l’art. Son style, axé sur les formes naturelles abstraites et le traitement de la toile comme un objet plat, a largement influencé le travail de Pollock. Sur le plan personnel, elle était également considérée comme une figure très apaisante et stabilisante dans la vie de son mari.

Au cœur de l’œuvre de Jackson Pollock se trouve un processus créatif sans début ni fin, comme une continuation. Cette perpétuation est présente dans son utilisation du « all-over », qui supprime le point focal de l’œuvre et lui donne une impression d’infini.
La nature avant-gardiste de son œuvre a conduit Jackson Pollock à faire face à de nombreuses critiques et controverses, comme beaucoup d’autres artistes américains de sa génération. Mais il les a toutes acceptées sans sourciller. « Un critique a écrit un jour que mon travail n’avait ni début ni fin. Ce n’était pas un compliment, mais je l’ai pris comme tel », a-t-il déclaré un jour. Même après sa mort tragique en 1956, Jackson Pollock laisse derrière lui un héritage d’œuvres d’art fantastiques, qui inspirent toujours et encore les artistes contemporains.
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