La peinture de nu de femme

Nus sous les arbres, Franz Marc, 1911

La représentation du corps est l’un des thèmes majeurs de l’histoire de l’art depuis la Préhistoire. En effet, parmi les tableaux qui ont marqué l’histoire, beaucoup sont des figurations de l’être humain, et plus particulièrement des peinture de femmes nues. Par exemple, La Naissance de Vénus de Botticelli, L’origine du Monde de Courbet ou encore le Nu couché de Modigliani. Le genre du nu peut s’assimiler à un grand nombre de sujets picturaux, les plus célèbres étant les « odalisques » d’Ingres et de Matisse et les « baigneuses » de Cézanne et de Renoir ou encore les « olympia » de Manet de Magritte.

Le corps est une source d’inspiration pour l’artiste car il est à la fois l’incarnation de la beauté, du désir, de la rêverie et de l’interdit. Et c’est souvent les tableaux de nu qui font scandale. Au fil des siècles et des mouvements, les tableaux de nus ont forgé une esthétique du corps et de la beauté. Au-delà du sujet représenté, les peintres créent une image du corps humain, à la fois très personnelle et parfois à l’encontre des règles académiques de leur époque. Artsper vous propose de parcourir cette brève histoire du nu féminin à travers l’art…

I. Moyen-Age et pré-Renaissance : la dimension sacrée du nu

Au Moyen Âge, conscient de l’importance de l’image dans l’enseignement des fidèles illettrés, l’ordre écclésiastique se servait du nu pour montrer la vulnérabilité de l’homme. L’Église passait d’innombrables commandes aux artistes, notamment des fresques, sculptures et peintures pour orner leurs églises et leurs manuscrits religieux. En effet, l’art était principalement à but religieux, le nu étant considéré comme un péché. Il renvoyait alors à la condition mortelle et imparfaite de l’homme. Les peintres représentent ainsi le nu pour des raisons iconographiques. On retrouve par exemple des personnages nus sur les tympans des églises évoquant les Enfers. Adam et Eve, deux figures bibliques, sont des synonymes même de la nudité et du péché. Ils sont représentés dans leur plus simple appareil, leurs parties génitales couverts par des serpents ou des feuilles. Ces corps nus, très proches des nus profanes, sont pourtant au service du sacré. 

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Adam et Ève chassés de l’Éden, Masaccio, 1424-1425

En 1425, le peintre italien Masaccio réalise une fresque représentant Adam et Eve chassés de l’Eden, pour l’église Santa Maria del Carmine à Florence. Tandis qu’Adam baisse les yeux et se cache le visage, Eve dissimule sa nudité, les yeux révulsés et la bouche ouverte comme si elle hurlait. Au-dessus d’eux, on aperçoit un ange vêtu de rouge qui leur montre du doigt le chemin à prendre. Les deux personnages se courbent, honteux et apeurés de quitter l’Eden.  

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Le Péché Originel, Masolino, 1424

En face, dans la même chapelle, se trouve la fresque du peintre Masolino, Le Péché Originel, faite en 1424. Adam et Eve se regardent d’un air serein, se tenant droit et majestueux. Une lumière émane des personnages, le fond obscur faisant ressortir les corps à la stature antique. Il est intéressant de confronter ces deux fresques. L’Eden de Masolino est idyllique, Adam et Eve y sont beaux et lumineux. À l’inverse, Masaccio représente Adam et Eve terrorisés. Ainsi, la différence de représentation du nu, idéalisée pour l’un et réaliste pour l’autre, fait ressortir la condition de l’homme avant et après avoir commis le péché originel. 

II. Renaissance : le corps se dévoile 

À partir de la Renaissance, le nu commence à perdre son caractère iconographique pour être uniquement valorisé pour ses qualités esthétiques et sensuelles. À cette période, la redécouverte de l’Antiquité et l’intérêt pour la beauté plastique amènent les artistes à valoriser le nu pour lui-même, qui devient l’une des principales sources d’inspiration. Par conséquent, les artistes peignent le corps humain à partir de modèles vivants tout en respectant les proportions. Ils reprennent le corps idéal inventé par les Grecs mais lui ajoutent une musculature masculine plus réaliste. 

L’homme de Vitruve de Léonard de Vinci est l’un des exemples types des recherches anatomiques des artistes de l’époque. 

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L’homme de Vitruve, Léonard de Vinci, 1490
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La Naissance de Vénus, Botticelli, 1485 

En 1485, Botticelli est le premier à peindre un nu féminin, sans raison religieuse. On n’avait rien vu de tel en Europe ! C’est un nu féminin quasiment grandeur nature, puisqu’il fait 172.5 x 278.5 cm, et une représentation de Vénus qui dévoile gracieusement son corps. Toutefois, pour éviter la censure, Botticelli rabat volontairement les longs cheveux de Vénus sur son sexe. Une de ses mains cache un sein, mais l’autre reste visible.

Sa pudeur est à peine dissimulée par ces deux gestes qui ne masquent que partiellement ses courbes féminines. Il s’agit d’un jeu entre ce qu’elle cache et ce qu’elle donne à voir, cette idée introduisant une dimension érotique. D’ailleurs, sa position est aussi très érotique. Elle s’inspire du « contrapposto » antique dans laquelle l’une des jambes est tendue, l’autre légèrement fléchie, le tout faisant ressortir la hanche et la silhouette élancée. Contrairement à des portraits plus classiques où les pieds sont bien ancrés au sol, l’équilibre de Vénus nous paraît ici instable. 

Elle a le regard songeur. À quoi pense-t-elle ? Se réveille-t-elle d’un rêve ? Derrière elle, la mer est paisible avec seulement quelques ondelettes, pas de tempête à l’horizon, le vent est léger. 

Botticelli est au sommet de sa renommée quand il peint ce tableau à la demande de riches commanditaires, rompant alors les conventions. Sa Vénus exalte le nu gracieux, élégant, éloigné de toute revendication sacrée et religieuse à l’inverse de la tradition du Moyen Âge. 

III. Maniérisme et Rococo : la femme nue libertine 

C’est véritablement à la période du maniérisme, au 16ème et au 17ème que le nu se délivre de toute contrainte ou considération religieuse. En effet, le maniérisme offre une grande liberté dans les représentations du corps. Entre exagération dans les formes et distorsion des corps, un érotisme fort se dégage.

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Allégorie du triomphe de Vénus, Agnolo Bronzino, 1550

Datant de 1550, le tableau d’Agnolo Bronzino intitulé Allégorie du triomphe de Vénus est l’un des exemples phares du maniérisme. Les courbes gracieuses de cette Vénus impudique tracent, sur la diagonale du tableau, une ligne « serpentine » typique de ce courant esthétique – des courbes et des contre-courbes qui assouplissent l’anatomie des personnages représentés. 

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Détail, Allégorie du triomphe de Vénus, Agnolo Bronzino, 1550

Voilà un tableau que la morale religieuse désapprouverait ! Sous ce spectacle charmant se dissimule une scène incestueuse, un baiser entre Vénus, déesse de la beauté et son fils, Cupidon, incarnation de l’amour. Provocante, inconvenante, dérangeante… Les mots ne manquent pas pour décrire cette scène à l’encontre de toutes bonnes mœurs. 

À contre-courant de la Renaissance, ce mouvement rejette à la fois les canons antiques et la pensée classique, pour exalter les arabesques et l’artificialité. 

Le style rococo a lui aussi été une source d’inspiration pour les artistes de nus. En effet, les peintres rococo ont célébré mieux que personne la beauté des corps dans des peintures pleines d’audace. 

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La Chemise enlevée, Jean-Honoré Fragonard, 1770

Jean-Honoré Fragonard a peint des grands paysages, des peintures religieuses et mythologiques. Pourtant, il est considéré comme le peintre de la frivolité et du rococo. La Chemise enlevée, datant de 1770, est sans doute l’une des œuvres les plus emblématiques et sensuelles de l’artiste. Au centre, une femme nue est allongée et un « putto », attribut de la déesse Vénus, lui enlève sa chemise. Le tableau présente un sujet osé, même si les yeux clos et le corps à moitié tourné peuvent évoquer une certaine pudeur. Ici, le nu est sublimé par les coloris blancs, gris et rosés qui mettent en lumière la peau jeune et belle de cette femme. Se détournant des sujets mythologiques et historiques, Fragonard révolutionne le genre en offrant des scènes intimes et frivoles.

IV. Romantisme et Réalisme : le nu en rupture totale

Le courant romantique veut montrer la réalité, sans hésiter à la dramatiser. Cette époque marque l’arrivée de l’exotisme et du fantasme des harems. Les nus sont alors libérés et évoquent même la sexualité. Le romantisme rompt totalement avec le classicisme et le néoclassicisme en rejetant les conventions formelles. Ce ne sont plus les formes et les sujets que l’on met en valeur, mais davantage l’intensité des couleurs, des contrastes et de la lumière.

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 La maja desnuda, Francisco de Goya, 1790

En 1790, Francisco de Goya montre probablement pour la première fois la pilosité intime d’une femme réelle – et non pas une déesse ou nymphe – dans son tableau La maja desnuda – La maja nue. L’artiste met alors en avant le nu, sans autre justification que le plaisir de se dévoiler. La maja nue a le regard confiant et fixe le spectateur, sans honte ni timidité. Cette peinture, qui représente la maîtresse du peintre espagnole, fut commandée pour un usage privé et devait être à l’abri du regard public. Elle fut néanmoins découverte et choqua les mœurs de l’époque  !

Les peintres réalistes se focalisent sur les nus pris sur le vif, dans leur vie quotidienne. Leurs modèles sont issues de classes sociales dites inférieures : prostituées, actrices ou amantes.

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L’Origine du Monde, Gustave Courbet, 1866. 

Bien sûr, il est impossible de ne pas mentionner le tableau L’Origine du monde de Gustave Courbet qui a fait scandale auprès du public et des Salons en 1866. Sans filtre, il représente le sexe féminin. Courbet rejetait la peinture académique et ses nus idylliques, idéalisés. Sa peinture repoussait toujours plus loin les limites du présentable.

V. Impressionnisme : le nu de femme dans toute sa splendeur

Les peintres impressionnistes ont le mérite d’avoir revisité le nu. En supprimant les bords et les contours du corps, ils privilégient les couleurs, le geste du pinceau pour donner une vibration et une vitalité aux corps. Et c’est au sein de la peinture impressionniste que les nus font le plus scandale. En effet, nombreux sont les artistes qui peignent des femmes ordinaires, généralement dans leur plus simple appareil. Les artistes impressionnistes usent de tous les moyens pour représenter le nu.

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Olympia, Edouard Manet, 1863

En 1863, avec ses deux tableaux Olympia et Déjeuner sur l’herbe, Edouard Manet se détourne radicalement des normes académiques de l’époque. Le peintre, assurément moderne, veut représenter la réalité de son époque : Olympia est une prostituée et non une déesse mythologique ou une nymphe. Il peint cette réalité sans chercher à l’idéaliser. Cependant, au milieu du 20ème siècle, le nu n’est admissible que s’il est situé dans un espace exotique ou mythologique. Aussi, le peintre représente une femme nue fortement individualisée et provocante. Elle fixe le spectateur : c’est ce regard direct et l’expression d’indifférence qui font scandale. Dans les peintures académiques, les figures féminines nues sont « surprises », ont le regard fuyant, comme si on les surprenait dans leur intimité. Elles ne se montrent pas volontairement nues. Olympia contredit cette idée. 

Les figures de nues sont aussi au cœur de l’œuvre d’Edgar Degas. Le nu est son sujet de prédilection car c’est le genre dans lequel il innove le plus : ces nus rendent compte de la variété de techniques dont Degas s’empare. Le dessin et la peinture, mais surtout le pastel, qu’il apprécie pour sa rapidité d’exécution et ses possibilités de reprises, de repasser dessus sans que le pastel ne sèche. 

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Le Tub, Edgard Degas, 1886 

Dans Le Tub de 1886, la position de la femme, les objets de toilette, la perspective bafaussencale et le surplomb font de ce pastel une des compositions de nues les plus virtuoses des œuvres de Degas et de l’époque.

Comment parler de nus artistiques sans évoquer ceux de Paul Cézanne ? Entre ses tentatrices de Saint-Antoine et ses baigneuses calmes, l’artiste offre en effet une vision torturée sur les femmes. 

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La Tentation de Saint-Antoine, Paul Cézanne, 1870

Dans son tableau La Tentation de Saint-Antoine, Cézanne livre une expression sombre de femmes à la peau verdâtre et maladive. Habituellement situé au centre du tableau, on observe la figure de Saint-Antoine, coincé à gauche du tableau, à peine visible. Notre regard se tourne inévitablement vers ces trois femmes au corps robuste, aux ventres et seins opulents. À gauche, la quatrième figure, moins éclairée, danse devant Saint-Antoine. En somme, ce tableau donne une impression pessimiste par l’utilisation des contrastes clair obscur, de couleurs foncées (le brun, le gris, le jaunâtre et le vert foncé) et de figures grotesques – à noter, les traits masculins de la femme à droite. 

À cette époque, Cézanne n’arrivait pas à se convaincre d’inviter des femmes à poser nues pour lui. En effet, certains critiques pensent qu’à travers ce tableau, Cézanne a voulu représenter sa peur de la femme, comme une sorte d’acharnement sur ces corps féminins qui lui échappent. 

Ces figures provocatrices vont, plus tard, laisser place aux figures des baigneuses calmes. À travers ce tableau  des Baigneuses, Cézanne veut inventer son propre système de représentation. Il cherche à déconstruire le sujet en supprimant tout élément narratif et descriptif, puis à le reconstruire en simplifiant les formes à l’extrême. On ignore qui sont ces femmes, leur visage n’étant que partiellement peint. De plus, formes et couleurs se mélangent à la surface de la toile, créant une fusion des femmes et du paysage. Une chose est sûre, ces nus sont tout à fait révolutionnaires, ouvrant la voie à l’abstraction. 

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Les Baigneuses, Paul Cézanne, 1899-1906 

V. Expressionnisme : des nus de femmes torturés 

Le mouvement de l’expressionnisme allemand a lui aussi créé de nombreux nus. Ami de Gustav Klimt, Egon Schiele était un peintre expressionniste majeur, le plus sulfureux du début du 20e siècle. En effet, son travail est marqué par une sexualité intense, heurtant de plein fouet les tenants du classicisme et les conventions bourgeoises de l’époque. Les formes tordues du corps et les lignes expressives définissent son style très singulier.

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Nu féminin, Egon Schiele, 1910

En 1910, Schiele commence à expérimenter le nu et met en scène des personnages émaciés aux couleurs maladives. Nu féminin en est un parfait exemple : une femme nue, dans une position désarticulée, qui présente un corps maigre et cadavérique. Le fond uni et le halo blanc qui entoure le corps renforce la solitude du sujet. Les yeux mi-clos et la main font presque penser à une figure mortuaire, rappelant ainsi le rapprochement que fait l’artiste entre la sexualité et la mort. Mais ce nu de Schiele est en même temps tout-puissant ! Les cheveux ébouriffés et ce regard perçant, les couleurs ocres et rouges utilisées et la lumière qui en émane font de cette œuvre une scène forte et subjuguante. 

Il faut alors rattacher les nus de Schiele à la psychanalyse, qui prend son essor à cette époque. En effet, le corps nu est pour l’artiste le vecteur de son angoisse existentielle. Ses sujets traduisent la dualité du corps, à la fois source des pulsions sexuelles et symbole mortuaire. Au début du 20ème siècle, les contemporains de Schiele le qualifieront de pornographe et psychopathe à cause de ses nus jugés bien trop sulfureux… 

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Demi-nu, Otto Dix 

Témoin direct des atrocités du 20ème siècle, Otto Dix n’a cessé de dénoncer, à travers sa peinture, les violences et l’absurdité de son temps. Le mauvais goût, la laideur, les situations et grotesques fascinent le peintre. À cet égard, l’artiste peint des femmes tourmentées, des veuves de guerre et des prostituées. Dans Demi-Nu, Otto Dix est captivé par le corps de cette femme qui essaye de masquer pudiquement sa nudité. Une sensation de malaise et de gêne se dégage de ce tableau. Par ce corps que l’on veut cacher, ces seins lourds, ce visage trop maquillé et ce regard misérable, Otto Dix s’attache alors à nous donner représentation de son monde qui n’est, selon lui, que laideur et atrocité.

VI. L’art contemporain : le nu sous toutes ses formes 

Après la Seconde Guerre Mondiale, les artistes se réapproprient le nu d’une façon très personnelle. Tom Wesselmann, artiste américain et figure majeure du pop art, réalise des nus féminins en utilisant des images découpées dans des magazines et objets trouvés. Provocantes et dépersonnalisées, ses œuvres sont devenues de véritables icônes érotiques, emblématiques des années 60. De ce fait, Wesselmann veut que ses nus suscitent de vives réactions. Il dira « Le nu, je pense, est un bon moyen d’être agressif, au sens figuré. Je veux susciter des réactions intenses et explosives chez les spectateurs. »

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Great American Nude 7, Tom Wesselman, 1960

Les toiles d’Hildegarde Handsaeme sont de véritables odes à la femme. Le corps y est poétique et coloré, semblable à ce que les cubistes faisaient à leur époque. La nudité est franche, les formes généreuses. Ici et là, les aplats de couleurs mettent en valeur les corps aux contours fins, dominés par la courbe. En somme, son travail est très personnel et montre que l’art et le nu n’ont pas de frontières, sont insaisissables et difficiles à mettre en mots. 

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Woman in Spring, Hildegarde Handsaeme, 2014

Depuis la période moderne, le nu évoque essentiellement un corps féminin, héritage des peintres (et de la société !) qui en ont fait un objet de désir masculin. Pourtant, à l’époque – et voilà tout le paradoxe – le corps féminin était moins valorisé que son homologue masculin, plus athlétique et musclé. 

Éternelle représentation du nu

Finalement, la représentation du corps féminin dans la peinture occidentale depuis le Moyen Âge a fait la gloire des plus grands artistes. Parfois religieux et sacrés, parfois décomplexés et libertins, les artistes ont représenté le nu féminin de mille et une manières. Selon les époques, le nu peut tout aussi bien symboliser l’innocence ou l’humiliation d’Eve, la beauté d’une divinité antique que le libertinage du 18ème siècle. Et vous, quelle est votre peinture de nu féminin préférée ?