La fondation Louis Vuitton: 8 ans de construction en 8 chiffres

Un nuage de verre coiffant un iceberg de béton. C’est, à l’orée du bois de Boulogne, la physionomie et l’anatomie de la fondation Louis Vuitton pour la Création. Depuis la construction de la pyramide du Louvre, c’est probablement le plus fort geste architectural signé dans la capitale. Avec Bernard Arnault pour mécène et Frank Gehry pour architecte, le projet sorti de terre n’a manqué ni de bonne fée, ni d’audace. Son ouverture, le 20 octobre prochain, va affoler Paris. En attendant, retour en huit chiffres sur ce projet.

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Huit ans se sont écoulés depuis le lancement du projet de la fondation d’entreprise en octobre 2006. L’inauguration se tiendra le 20 octobre, tandis que le grand public y aura accès sept jours plus tard dans le sillage de la FIAC. La première exposition mettra en valeur le projet architectural lui-même.

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En lieu et place de l’ancien bowling du bois de Boulogne, fermé il y a dix ans. Adieu les parquets cirés, ce nouvea temple de l’art possède en son sein un auditorium, une librairie et un restaurant. Le terrain est sujet à un bail emphytéotique, et le bâtiment reviendra à la ville de Paris dans 50 ans.

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Douze immenses voiles de verre confèrent sa légèreté et son dynamisme à l’ensemble. Faits de milliers de panneaux de verre courbé, ce sont autant de pétales tout en mouvement et en majesté.

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Onze galeries d’exposition, vastes espaces dédiés à l’art contemporain, distribueront la collection et les expositions temporaires. Des œuvres seront aussi spécifiquement réalisées pour la fondation, selon la volonté de Bernard Arnault.

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Trente brevets ont été déposés, chacun témoignant de la prouesse technologique autant que de la complexité de l’édifice. Les savoirs faire de l’industrie automobile ont été particulièrement sollicités.

{ 700 }

700 Ouvriers ont œuvré, conduits par les meilleurs ingénieurs. Les sociétés Vinci pour la structure, et Eiffage pour les verrières. Sans même compter les employés des bureaux d’études techniques associés au projet.

  { 85 }

Du haut de ses 85 ans, Frank Gehry n’en finit assurément pas de moderniser l’urbain. Après la construction remarquée du Musée Guggenhein de Bilbao, la fondation Vuitton lui laisse exprimer un lyrisme futuriste. Sa vision de l’avenir passe aussi par l’écologie : la fondation est un bâtiment de haute qualité environnementale.

  { 100 }

Le budget initial de 100 millions d’euros, financé entièrement par le groupe LVMH, n’a pas manqué d’être alourdi par des retards de contraintes procédurales. La reconnaissance de l’utilité publique de l’ouvrage a seule permis la reprise des travaux et l’ouverture à la date prévue. L’utilité publique, bien plus qu’un simple succès d’estime pour une initiative culturelle, rappelons-le, privée.

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Merci à Jourdain Vannier pour la rédaction de cet article!