7 artistes du néon que nous aimons

Artistes du néon que nous aimons
Une sélection d’artistes du néon que nous aimons

L’art du néon sculpte la lumière, de manière unique. En effet, les néons peuvent prendre des formes originales. Elles permettent d’écrire des phrases ou de dessiner comme avec un crayon. Initialement cantonné aux enseignes lumineuses, les artistes ont commencé à l’utiliser dès les années 40. Aujourd’hui, partons à la découverte de 7 artistes du néon que nous aimons chez Artsper…

1. James Turrell, le sculpteur de lumière

James Turrell est un artiste américain qui utilise la lumière et l’espace comme matériau principal. Il se sert des vélins, des néons, des halogènes et du soleil, comme d’autres le feraient avec un pinceau et des couleurs. Le néon est important dans l’art de James Turrell, car il est incisif et fluorescent. Il contraste avec les lumières mates et diffuses. Il crée des espaces plus contrastés. Ainsi face à une œuvre de James Turrell, un étrange sentiment vous habite. Vous vous sentez comme pénétré par la lumière. Et le néon y joue souvent pour beaucoup.

James Turrell, le sculpteur de lumière
James Turell, Open Field, 2000, courtesy of the artist

2. Robert Montgomery, le poète du néon

Robert Montgomery est un artiste britannique qui écrit des courts poèmes avec la lumière. Il utilise parfois le feu pour faire des « fire poems ». Mais c’est avant tout un artiste du néon. Grâce à ce matériau souple et docile, il affiche ses messages dans les lieux publics. Des textes un peu mélancoliques, parfois écologistes, toujours un peu philosophiques. On se surprend à les découvrir, au bord d’une plage ou au cœur d’une ville. De nuit, ils jaillissent de la pénombre. Le temps d’un instant, cet artiste du néon ouvre un nouvel espace de réflexion…

Robert Montgomery, le poète du néon
Robert Montgomery, Peace poem, 2018 courtesy of the artist

3. Martial Raysse, l’artiste pop du néon

Martial Raysse est un artiste français, proche du mouvement du pop art américain et du nouveau réalisme français. Ce peintre reprend généralement les icônes de notre société : la beauté féminine, l’histoire de l’art, les loisirs… Et il leur donne une touche pop et colorée. Il utilise tous types de matériaux : le plastique, le plexi, le miroir, la photo. Et il y a un matériau qui a marqué certaines de ses œuvres les plus célèbres : le néon. Sur un portrait, au beau milieu d’une peinture, il devient comme un petit logo publicitaire. Une manière d’attirer le regard, presque de manière outrancière.

Martial Raysse, l’artiste pop du néon
Martial Rayssa, Nissa Mella, 1964, courtesy of the artist

4. Dan Flavin, l’art du néon minimal

Dan Flavin est un artiste minimaliste américain. Contrairement à la plupart des artistes du néon, Dan Flavin se contente des tubes fluorescents de néons trouvés dans le commerce. Pas de superflu avec cet artiste adepte de l’épuration. Ses installations se résument souvent à quelques néons, industriels, placés dans une pièce selon un arrangement géométrique. L’œuvre est là, elle irradie. La lumière a été objectifiée. L’œuvre elle-même finit par se confondre avec les trois dimensions de l’espace réel. Selon les mots de Donald Judd, un autre célèbre artiste minimaliste américain, Dan Flavin crée « des états visuels particuliers ».

Dan Flavin, l’art du néon minimal
Dan Flavin, Untitled, 1970, courtesy of the artist

5. Tracey Emin, l’artiste du néon trash

Tracey Emin est une artiste britannique, qui utilise aussi bien la peinture, l’installation, la sculpture et le néon. Elle fait partie des YBA (Young British Artists), un groupe qui apparaît sur la scène artistique à partir des années 80. À l’image du reste du groupe, Tracey Emin est adepte de la provocation et du choc. Ses œuvres portent souvent la trace du cynisme, un peu désabusé, d’un monde postmoderne où les repères s’effondrent. Dans son art du néon, elle écrit des messages volontairement un peu clichés. Elle ploie les néons pour qu’ils imitent la spontanéité d’une écriture manuscrite. Ce sont des messages d’amour, chargés d’invectives, volontairement à la limite du ridicule.  

Tracey Emin, l’artiste du néon trash
Tracey Emin, Love is what you want, 2000, courtesy of the artist

6. Gyula Košice, l’inventeur de l’art du néon

En 1946, Gyula Košice est le premier artiste à avoir utilisé les tubes fluorescents de néon dans ses œuvres. Cet artiste argentin, né en 1924, est pionnier de ce que l’on appelle le « light art ». C’est une expression pour définir les artistes qui utilisent la lumière comme matériau principal. Il contribua beaucoup aussi au développement de l’art optique et de l’art cinétique, deux courants qui misent sur le mouvement du regard et de l’objet regardé.

Gyula Košice, l’inventeur de l’art du néon
Gyula Kosice, Escultura lumínica Madi, 1946, courtesy of the artist

7. Leila Pazooki, l’artiste du néon politique

Leila Pazooki est une artiste iranienne dont l’œuvre questionne – notamment – la place des femmes dans le monde arabe et l’islam. Mais cet activisme est dénué de provocation. Elle parvient même à y insuffler une certaine gaieté. Malgré les injustices dont elles sont l’écho, les œuvres gardent une charge positive. Ce sont tantôt des peintures, des sculptures, des photos, des installations, ou des sculptures de néon. Et il lui arrive souvent d’écrire avec les néons des courts textes ou des juxtapositions de mots qui servent son propos.

Leila Pazooki, l’artiste du néon politique
Leila Pazooki, If the world is to be saved, it will be the women who save it, 2021, courtesy of the artist

L’art du néon, en conclusion…

Finalement l’art du néon permet des expressions artistiques très variées. De son usage purement industriel par les minimalistes à son aspect pop qui rappelle les enseignes lumineuses des magasins, les œuvres des artistes du néon couvrent un large spectre. Et il n’est pas étonnant que sa facilité d’utilisation et son caractère voyant en ait fait un matériau prisé !

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