Top 10 des œuvres d’art à offrir pour la Saint-Valentin
Le cadeau de Saint-Valentin idéal se trouve dans cette liste. Soyez audacieux et offrez un cadeau durable, original et inoubliable.
Les artistes vivent diverses formes de romance. En mêlant différents styles artistiques, découvrons quelques-unes des histoires d’amour atypiques !
Rencontrez les peintres mexicains : la célèbre Frida Kahlo et Diego Rivera. Ils se sont rencontrés lorsque Frida Kahlo n’avait que 15 ans, dans un lycée mexicain alors que Diego Rivera peignait la fresque « La Creación ».
Malgré leur vingt ans d’écart, ils se sont mariés pour la première fois en 1929, puis ont divorcé en 1939 et se sont remariés en 1940, restant ensemble jusqu’à la mort de Frida Kahlo en 1954. Presque dès le tout début de leur mariage, Diego Rivera se montre infidèle. Pendant leur séparation, Frida a également entretenu une relation secrète avec le photographe Nickolas Murray, qui dura près de dix ans. Plus tard, Frida découvre que Diego entretient une liaison avec sa sœur cadette, Christina.
Leur relation était atypique et loin de l’idéal, même si très passionnée. Elle était empreinte de trahison, de souffrance et de jalousie. Ils sont restés ensemble pendant environ 25 ans.

Dans ce tableau, Frida Kahlo porte son mari tel un bébé. Au fur et à mesure de l’évolution de leur relation, Frida Kahlo a adopté un rôle de mère, ce qui peut être la preuve d’une relation complexe où elle a dû accepter d’être trompée par Diego Rivera. Dans son journal, elle écrit : « À chaque instant, il est mon enfant ». Comme un arbre généalogique, la terre mère mexicaine tient Frida Kahlo, qui tient Rivera. Cette relation était pleine de douleur et de souffrance, renforcé par la difficulté de Frida Kahlo à avoir un enfant. Elle en était très frustrée, et cette peinture peut laisser entendre qu’elle est condamnée à s’occuper d’un homme à l’aspect enfantin.
Gala, de son vrai nom Elena Diakonova, née en Russie, a été une icône pour les surréalistes. D’abord mariée au poète Paul Eluard, Gala a rencontré Salvador Dalí, peintre espagnol, lorsqu’elle et son mari ont été invités par Dalí à Cadaqués en 1929.

La relation entre Dalí et Gala, considérée comme ambiguë, a duré près de 50 ans, de 1934 jusqu’à la mort de Gala en 1982. Malgré les aventures extraconjugales de Gala, leur relation est restée passionnelle. Dalí exprime une profonde dévotion pour Gala, s’engageant à s’occuper d’elle plus que lui-même en déclarant : « Je polirais Gala pour la faire briller, la rendre la plus heureuse possible, … sans elle, tout s’arrêterait ». Gala joue en retour un rôle clé dans la gestion des affaires de Dalí, en organisant ses expositions et en vendant ses peintures. Elle veille à ce que leur mode de vie extravagant se poursuive sans difficultés financières.
Alors que leur relation touche à sa fin, elle bascule de manière inattendue. En 1980, à l’âge de 76 ans, Dalí prend sa retraite en raison d’une maladie paralysante. Son état de santé se détériorant, il devient hostile envers les affaires de Gala et cède à la violence.

Salvador Dalí estimait Gala comme sa muse et l’a représentée dans de nombreuses œuvres d’art. La Madone de Port Lligat représente Gala, personnifiée par la Vierge Marie, avec l’enfant Christ sur ses genoux. Alors que le Christ emplit le torse (trou rectangulaire) de la Madone, le pain rompu se trouve au sein du trou rectangulaire de la poitrine de l’enfant, connu sous le nom de « corps du Christ », créant une dimension transcendante. La scène se déroule à Port Lligat, leur résidence en Espagne. Juste au-dessus de leur tête, un œuf d’autruche pend à un fil. Cette illustration s’inspire d’un mythe médiéval selon lequel les autruches femelles faisaient éclore leurs œufs en s’exposant à la lumière du soleil, étant un symbole de pureté et de virginité.
Joan Mitchell, peintre américaine, et Jean-Paul Riopelle, peintre canadien, ont été en couple pendant près de 25 ans. Lors de leur trentaine, ils se sont rencontrés à Paris au cours de l’été 1955. Leur passion commune pour l’art les a profondément unis.
Au moment de leur rencontre, Joan Mitchell était une vedette émergente du mouvement expressionniste abstrait à New York, tandis que Jean-Paul Riopelle était célèbre en Europe et en Amérique du Nord, où il était spécialiste de l’art abstrait. Leur goût commun pour la peinture impressionniste les ont rapprochés. Cette relation a forcément influencé leurs œuvres respectives, tous deux produisant un grand nombre de peintures de grande taille. Par exemple, on peut établir un parallèle entre le tableau Girolata de Joan Mitchell et le Grand Triptyque de Jean-Paul Riopelle. Néanmoins, leurs styles restent personnels. La technique de Riopelle est plus instinctive, avec des traits brefs et nerveux, et la démarche de Mitchell est plus poétique, avec des coups de pinceau amples.

Cette relation a connu des obstacles, entre autres l’alcoolisme de Riopelle et leurs différences artistiques. Le couple finit par se quitter au milieu des années 1970. Leur relation a eu un effet considérable, puisqu’ils ont tous deux contribué de manière importante à l’expressionnisme abstrait.
Gilbert Prousch et George Passmore se sont rencontrés en 1967 à Londres, alors qu’ils étudiaient dans le domaine de la sculpture à la Saint Martin’s School of Art, et sont tombés amoureux.
Ces artistes travaillent exclusivement en duo : « Ce n’est pas une collaboration. Nous sommes deux personnes, mais un seul artiste », affirment-ils. En tant que couple ouvertement homosexuel, Gilbert et George veulent transmettre un message de tolérance et d’inclusion, mettant en avant la marginalisation de ceux qui dérogent aux normes conventionnelles.

En pleine période de montée du pop art, minimal et conceptuel à la fin des années 1960, Gilbert et George ont forgé une approche distincte. Leur art est audacieux, provocateur et confrontant, abordant ouvertement les notions de politique, de nationalisme et de race. Ils reprochent aux autres artistes contemporains de ne pas remettre suffisamment en question les normes.
Dans leur performance pionnière nommée « The Singing Sculpture », le duo a chanté et dansé sur une table au son du classique de Flanagan, « Underneath the Arches ». L’œuvre brouille la frontière entre l’art et la vie, entre la forme vivante et la sculpture. La pièce critique la mécanisation du divertissement et le déclin de la qualité des loisirs de masse.
Ayons foi en l’amour : ils sont toujours ensemble aujourd’hui !
Marina Abramović, née en Serbie, et Ulay, originaire d’Allemagne, se sont rencontrés en 1976 à Amsterdam. Ils forment un duo d’artistes performants, et leur collaboration artistique et amoureuse durera douze ans (jusqu’en 1988). Tous deux se perçoivent comme « un corps à deux têtes », questionnant les limites de leur corps à travers des performances artistiques émouvantes, souvent perturbantes pour leur public.
Dans la performance live « Rest Energy », en 1980, Ulay a ciblé le cœur de Marina Abramović avec une flèche tirée d’un arc qu’elle tenait, pendant près de 4 minutes. Cette performance a fait frémir les spectateurs, le moindre faux mouvement risquant d’entraîner la mort de la jeune femme. Son but était de montrer la notion d’interdépendance au sein d’un couple.

Le couple se sépare en 1988 avec une performance nommée « The Lovers : The Great Wall Walk » où les amants séparés ont marché pendant trois mois sur les extrémités de la Grande Muraille de Chine, se retrouvant au milieu pour se dire au revoir. Cette performance met fin à leur collaboration artistique et à leur relation amoureuse.
Toutes ces histoires d’amour excentriques illustrent la complexité de l’amour, ainsi que ses difficultés, que la nature humaine n’arrive pas toujours à appréhender. Ces histoires sont révélatrices de l’amour qui, bien que destructeur, est un véritable moteur pour les artistes, se manifestant à travers la créativité.
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