10 photographies engagées emblématiques

Photographie en noir et blanc, prise par l'artiste Chien-Chi Chang à New York aux États-Unis en 1998. Cette œuvre nous montre des immigrants dormant sur l'escalier de secours d'un immeuble pour échapper à la canicule.
Chien-Chi Chang, Immigrants dormant sur l’escalier de secours d’un immeuble pour échapper à la canicule. New York City, USA. 1998

Réelle arme de dénonciation, la photographie engagée dérange, impacte et questionne. En effet, sa mission est de saisir dans la plus grande transparence le cliché brut. Celui qui saura témoigner au mieux d’une réalité sans filtre. La photographie engagée laisse donc libre interprétation à celui qui la regarde. Elle capture, montre et pointe silencieusement mais aussi pacifiquement un moment, afin de faire passer un message fort. Nombreux sont les photographes qui s’aventurent quotidiennement aux quatre coins du monde, ou au coin de leur rue, là où misère, inégalités sociales et violences rythment le quotidien de certains. Artsper a sélectionné pour vous 10 photographies emblématiques et engagées. Du Vietnam à Madagascar, en passant par New York, découvrez une approche différente de la photographie !

JR : hommage aux femmes

Photographie en couleurs, prise au Cambodge, à Phnom Penh, en 2009 par le street-artiste JR. Cette photographie provient d’une action lancée en 2008 : « 28 Millimètres, Women Are Heroes ». Elle nous montre un petit garçon faisant face à un immense pan de mur délabré, sur lequel figure le collage de JR : le regard en noir et blanc d'une femme. Le sol est jonché de déchets.
JR, 28 Millimeters, Women Are Heroes, Action à Phnom Penh, Peng Panh, Cambodge, 2009

Photographe engagé et street-artiste français, JR grandit en banlieue parisienne. Très tôt, la rue devient son support d’expression et terrain de jeu fétiche. Sa signature artistique singulière repose dans la dimension monumentale de ses photographies d’anonymes en noir et blanc. Exposés sur des toits de cités, dans des bidonvilles, ou encore sur les murs des favelas de Rio de Janeiro, ces visages s’exposent et s’imposent à nous. Ils deviennent à leur tour acteurs des projets artistiques de l’artiste et porteurs de son message. Finalement, ces portraits abordent des causes politiques et sociétales actuelles, et nous questionnent sur la notion d’identité, véritable fil rouge du travail de JR.

La profondeur qui jaillit du regard de cette femme nous empêche de détourner le regard. Nous restons comme cet enfant, figé, seul et impuissant, face à l’émotion communiquée à travers son simple regard. La photographie provient d’une action lancée en 2008 : « 28 Millimètres, Women Are Heroes ». Au cœur des favelas brésiliennes de Rio de Janeiro, des pans entiers d’habitations sont recouverts de visages saisissants. JR choisit de rendre hommage aux femmes, qui occupent une place déterminante dans nos sociétés mais que la guerre, la misère, la religion et la géopolitique conflictuelle, privent d’une vie normale. L’année suivante, en 2009, JR décide d’étendre son projet jusqu’aux frontières du Cambodge. Il dénonce l’étalement urbain excessif de la capitale, le sur-développement immobilier et la gentrification. Là-bas, il pointe le combat quotidien de ces femmes qui luttent contre l’expropriation de leurs lieux de vie. Comme par exemple le bidonville de Day Krahorn, en bordure de Phnom Penh.

Leila Alaoui : la photographie engagée comme emblème d’une vérité qui dérange

Photographie en noir et blanc, prise par Leila Alaoui, représentant un jeune garçon qui se tient debout au milieu du desert, les bras croisés, face à la caméra. Une clôture sépare cet enfant de la photographe.
Leila Alaoui

Le sable à perte de vue, l’immensité du désert, et cet enfant, seul, qui se tient bras croisés devant la caméra. La photographe, Leila Alaoui, capture ce moment derrière une clôture de barres de fer. Effectivement, elle cherche ici à séparer et à confronter deux mondes étrangers. D’une part le monde occidental, riche, libre et possesseur mais pourtant passif. D’autre part, celui dans lequel vit cet enfant, un quotidien de misère, de solitude, de dépossession. L’enfant est comme enfermé, pris au piège dans ce territoire aride, privé de vie et d’espoir. La configuration choisie par la photographe nous confronte à la solitude de cet enfant, mais impose également une distance, symbole de notre incapacité à intervenir.

Leila Alaoui (1982-2016) est une photographe et vidéaste franco-marocaine, passionnée par la photographie de reportage. Elle est persuadée que la photographie pouvait être porteuse d’un message social fort, qu’elle se devait de questionner et de refléter, de la façon la plus authentique qu’il soit. Son travail s’appuie principalement sur diverses thématiques sociales, telles que les identités et diversités culturelles, le sort des réfugiés, les migrations et les déplacements de populations.

Pierrot Men : reportage de fragments de vie

Photographie en noir et blanc, prise par Pierrot Men dans la ville de Fianarantsoa, à Madagascar, en 2016, faisant partie de sa « Série Briques ». Ici, deux hommes continuent à façonner des briques malgré la tempête.
Pierrot Men, Série Briques, Fianarantsoa, Madagascar, 2016

Les éléments qui nous frappent immédiatement sur cette image sont la solidarité, l’unité mais surtout la dignité de ces deux hommes, qui, malgré la tempête, continuent de travailler. Le photographe incarne ici ce reporter, qui observe avec attention les gestes de ces hommes, comme captivé par l’authenticité et la beauté de ce moment. Il émane à travers ces extraits de vie une simplicité de vivre presque libératrice et empreinte d’un sentiment de plénitude. 

Madagascar, pays natif du photographe Chang Hong Men, connu sous le nom de Pierrot Men, est pour lui cette terre nourricière, qui alimente la majeure partie de son travail. En effet, les œuvres de Pierrot Men sont une symbiose parfaite entre reportage et photographie d’auteur. Elles appellent à la sensibilité de celui qui les décrypte. Entre humanisme, humilité et finesse, elles nous racontent le quotidien de ces hommes, une vie simple, sans artifices, et si éloignée de notre quotidien occidental.

Taysir Batniji : la photographie engagée au cœur du conflit israélo-palestinien 

Photographie de Taysir Batniji, sans titre, figurant parmi sa collection « Murs de Gaza». Prise en 2001, elle fait partie d'une série de 57 photographies en couleur. Sur cette photographie on peut voir un tissu étendu sur deux fils, qui sèche au soleil dans les rues désertes de Gaza. En dessous, deux chaises en plastique blanc. Derrière, un grand mur blanc, sur lequel on peut apercevoir des portraits de « disparus », « martyrs » et « victimes ».
Taysir Batniji, Sans titre (Murs de Gaza), 2001, série de 57 photographies en couleur

2001, Gaza, premiers mois de la deuxième Intifada. Un tissu étendu sur deux fils sèche au soleil dans les rues désertes de la ville. En dessous, deux chaises en plastique ont trouvé refuge, fuyant la chaleur insoutenable. Aucun signe de vie sur cette photographie. L’humanité y est absente. Pourtant, la vie semble continuer, du moins subsister, calmement, presque silencieusement. Derrière ce grand mur blanc, des portraits de « disparus », « martyrs » et « victimes » sont placardés. Des slogans et graffitis dénoncent la souffrance des habitants sur les murs de Gaza, devenus les seuls supports d’information depuis la Première Intifada (1987-1993). Peu à peu, le passage du temps efface et arrache ces visages, ces mots, ces souvenirs, cet espoir. L’existence d’un quelconque passé et d’une mémoire disparaissent, comme emportés par le temps.

Taysir Batniji est un photographe franco-palestinien. Partagé dans cet entre-deux géographique, il puise son inspiration dans son histoire subjective. Son œuvre dévoile avec fragilité et poésie l’histoire douloureuse dans laquelle a sombré son pays, la Palestine. Cette série de photographies « Gaza Walls » qu’il débute en 2001, pointe du doigt ce phénomène de « double disparition » : celle des hommes et celle de la mémoire.

Samuel Cueto : une photographie engagée qui lève le voile sur les « invisibles »

Photographie en noir et blanc, prise par Samuel Cueto en 2018, intitulée « Dreamer ». Un jeune adolescent est assis devant une machine à coudre, le regard perdu et rêveur.
Samuel Cueto, Dreamer, 2018

« Rêveur », c’est le titre que choisit Samuel Cueto, portraitiste de rue, pour illustrer cette photographie. Finalement, c’est ce rêve inatteignable, presque utopique, celui d’une vie meilleure, que capture le photographe. En effet, les portraits de Samuel Cueto témoignent de la situation des laissés-pour-compte. Ces invisibles qui vivent loin de tout, loin de la ville, loin de l’espoir. Originaire des quartiers populaires de cette France « oubliée », Samuel Cueto laisse transparaître à travers son œuvre une touche autobiographique. Mais il rend également hommage à ces êtres abîmés et authentiques auxquels personne ne semble plus faire attention.

Le regard perdu et las de ce jeune homme semble suspendu dans le temps. Son égarement et l’absence dans son regard donnent une impression d’intemporalité à la scène. Cet « homme-enfant » paraît à la fois encore innocent, et pourtant, il ressort de cette photographie une maturité certaine et une inquiétude pesante quant à l’éventualité d’un avenir meilleur. À la fois triste et injuste, la réalité des quartiers populaires se lit sur cette photographie. Samuel Cueto met l’accent sur des problématiques actuelles : l’acceptation de l’autre dans sa différence, son vécu et ses origines. Son œuvre fait notamment écho aux notions de déterminisme et de destin social. L’héritage familial nous cantonne à une vie que l’on ne choisit pas, qui nous empêche d’évoluer dans la hiérarchie sociale.

Carolyne Drake : photographier pour ne plus stigmatiser 

Photographie en couleurs, prise par Carolyn Drake, représentant un bénévole qui rapporte un chariot rose et vert sur le parking du magasin « 99 cents » sur Sonoma Boulevard.
Carolyn Drake, Un bénévole rapporte un chariot sur le parking du magasin « 99 cents », sur Sonoma Blvd

Carolyne Drake, photographe nord-américaine, a toujours été captivée par la notion de « communauté ». En explorant à travers son appareil les interdépendances qui régissent un groupe de personnes, elle a appris à analyser leurs interactions, mais aussi les liens et les barrières qui pouvaient unir et séparer des personnes ou des lieux. En 2014, elle retourne vivre dans sa ville natale, Vallejo, dans la baie de San Francisco. Autrefois capitale de la Californie, la fermeture en 1996 du chantier naval de l’île Mare, facteur indispensable au dynamisme économique de la ville, entraîne des années de faillite et de misère. Elle débute en 2014 un projet à long terme qui vient interroger notre approche de l’idée de communauté.

Un bénévole porte un chariot qu’il ramène au parking. Nous pouvons interpréter cette photographie de différentes façons, ce qui rend très intéressant le travail réalisé par Carolyne Drake. Ainsi, il serait légitime de penser qu’il s’agit d’une métaphore qui rend compte de l’emprisonnement économico-social de cet homme. Le chariot viendrait l’empêcher d’avancer, d’être libre de ses actes. Au contraire, Carolyne Drake remet en question notre tendance à stigmatiser un individu ou une communauté, sur son passé historique ou économique. Elle représente à travers ce cliché les préjugés liés à sa ville, Vallejo. Elle nous offre également une deuxième lecture, plus optimiste, sur la communauté qui y vit et qui a su se battre pour continuer à y vivre. 

Newsha Tavakolian : la photographie engagée, miroir d’une réalité infernale

Photographie en couleurs, prise par Newsha Tavakolian, dans la capitale de l'Iran, à Téhéran. Sur ce parking, une jeune femme recouverte de son hidjab noir nous regarde. Un cube de plexiglas enferme son visage. Derrière elle, un immeuble, une voiture, et au loin le desert et les montagnes.
Newsha Tavakolian, Téhéran, Iran

Cette femme iranienne, se tient seule, au milieu d’un parking désert. Un cube de plexiglas enferme son visage recouvert d’un hidjab noir. Le contraste entre l’étendue du parking qui se prolonge dans l’immensité du désert que l’on devine derrière, et la taille minime du cube, viennent souligner l’isolement de cette femme, l’incohérence et l’illogisme de sa condition. Son regard semble ponctué par un sentiment de découragement. Comme si elle était devenue amorphe, étrangère à sa propre situation. La photographe Newsha Tavakolian questionne ici avec sensibilité, la notion de choix, d’enfermement. Ces femmes, privées de voix, de liberté, sont emprisonnées dans une vie qu’elles n’ont pas choisie mais qu’elles subissent, qu’elles ne veulent plus accepter ni tolérer.

Newsha Tavakolian, photographe iranienne, est connue pour son travail photojournalistique. Elle a couvert le combat mené par les femmes dans les guérillas dans le Kurdistan irakien, en Syrie et en Colombie, mais aussi les problématiques religieuses, sociales et politiques que connaissent ces pays. Peu à peu, elle s’oriente vers la photographie en tant qu’art, afin de donner la voix aux personnes privées de leurs droits humains les plus fondamentaux. 

Diane Airbus : donner une voix aux opprimés 

Photographie en noir et blanc, prise en 1990 par l'artiste Diane Arbus, intitulée « Girl in a Swimming Cap ». Une petite fille handicapée mentale, vêtue de son maillot de bain une pièce et de son bonnet de bain, se tient debout dans la piscine et nous adresse un grand sourire.
Diane Arbus, Girl in a Swimming Cap, 1990

Sur cette photo prise en 1990, une petite fille, handicapée mentale, se tient debout dans le bassin d’une piscine. Son bonnet de bain aux motifs enfantins nous laisse penser qu’il s’agit ici d’une petite fille comme les autres. Une enfant qui, comme tous les autres, aime aller à la piscine et mettre son joli bonnet de bain. Son attitude naturelle et le bien-être qui émane de son regard questionnent notre intolérance face aux individus différents. Pourquoi cette petite fille, qui semble si heureuse, ne devrait pas être autorisée à se sentir ainsi tous les jours de sa vie ? De quel droit décidons-nous de ce qu’elle pourrait ou ne pourrait pas faire ? Des lieux dans lesquels elle pourrait ou non se rendre ?

La photographe américaine Diane Arbus (1923-1971) dresse tout au long de sa carrière une véritable anthropologie contemporaine de notre société. S’intéressant aux personnes qualifiées comme « hors normes », elle entreprend une longue réflexion sur la société qui nous entoure. Elle photographie des inconnus, rencontrés au hasard dans les rues de New York. Des individus en marge d’une société qui les rejette, qui les cache. Parmi eux, des handicapés mentaux, transsexuels, nains, jumeaux, travestis, et tous ces sujets considérés comme des « phénomènes de foire ». À travers ses clichés, elle cherche à nous faire accepter la différence. 

Sim Chi Yin : la photographie engagée, un témoin oculaire redoutable

Photographie en couleurs, prise par Sim Chi Yin, représentant des vacanciers chinois de tous horizons s'entassant dans la piscine à vagues du parc aquatique des Caraïbes de Chongqing.
Sim Chi Yin, Les vacanciers chinois de tous horizons s’entassent dans la piscine à vagues du parc aquatique des Caraïbes de Chongqing

Des hordes de vacanciers chinois s’entassent dans la piscine à vagues du parc aquatique des Caraïbes de Chongqing, l’un des plus populaires de Chine. Voici ce à quoi nous confronte Sim Chi Yin. Artiste chinoise reconnue mondialement, son travail jongle entre une approche documentaire de la société et une narration intime. La documentation de Sim Chi Yin sur la culture de la plage et des vacances en Chine est une mise en abyme de la société chinoise actuelle. Une société dont la culture du travail est souvent perçue comme brutale et compétitive, synonyme de longues heures de travail pour peu de vacances. 

Le sentiment qui se dégage immédiatement de cette photographie est sans aucun doute l’oppression, la sensation d’asphyxie. Ces milliers de personnes entassées les unes sur les autres, à l’affût de la moindre vague artificielle, accusent une société dans laquelle la santé et l’hygiène sociale de l’individu sont relayées en arrière-plan. En Chine, l’équilibre est précaire entre vie professionnelle et vie privée. Les Chinois aux faibles revenus se ruent alors instinctivement vers les parcs aquatiques les plus proches de chez eux, et rentabilisent la moindre minute de ces vacances de courte durée. La piscine à vagues est, pour beaucoup d’entre eux, la sensation la plus proche de l’océan. Leur vie est rythmée par un travail d’arrache-pied pour pouvoir consommer ces précieux jours de vacances…

Jerome Liebling : photographie engagée et conscience sociale

Photographie en noir et blanc, de Jerome Liebling, intitulée « Butterfly boy», prise à New York en 1949. On y voit un petit garçon afro-américain, drôlement endimanché : lacets de soulier défaits, pantalon en lambeaux et manteau en tweed usé par le temps. Les mains rentrées dans ses poches, l’enfant ouvre grand son manteau comme pour prendre son envol.
Jerome Liebling, Butterfly boy, New York City , 1949

Harlem, un matin de Pâques, Jerome Liebling rencontre ce jeune garçon drôlement endimanché : lacets de soulier défaits, pantalon en lambeaux et manteau en tweed usé par le temps. Les mains rentrées dans ses poches, l’enfant ouvre grand son manteau comme pour prendre son envol. Liebling immortalise la scène qui deviendra le fameux « Butterfly Boy ». Cette image d’un super-héros ailé capable de s’échapper de ce monde miséreux devient une véritable icône, apparaissant sur des affiches publiques et des panneaux d’affichage à New York, Paris, Amsterdam, Tokyo et ailleurs.

Jerome Liebling (1924-2011), photographe, réalisateur et enseignant américain, grandit dans la pauvreté dans le quartier de Bensonhurst à Brooklyn. Témoin des atrocités de la Deuxième Guerre mondiale, qu’il rejoint en servant dans l’infanterie des planeurs, il déclare par la suite « comprendre où la douleur était…». Deux figures artistiques ont forgé son travail. Son professeur de design,Ad Reinhardt, qui aiguise sa sensibilité et le photographe Walter Rosenblum, qui lui ouvre les yeux sur la puissance de l’image photographique. En 1947, Liebling rejoint « The Photo League », un collectif de photographes socialement ouverts. Déambulant à travers New York, ils immortalisent les coins cachés de la ville. Pour Liebling, les enfants des rues tumultueuses de la ville sont un symbole de force. 

Un message global ?

À première vue, ce retour immersif sur ces 10 photos engagées et emblématiques nous interroge sur les divers messages que souhaitent faire passer ces artistes. Du Cambodge, aux États-Unis, les messages sont multiples, les combats sont différents, mais la souffrance que renferment ces individus reste inchangée. Finalement, la photographie engagée véhicule un message fort et met en lumière des personnes trop souvent laissées dans l’ombre. C’est pourquoi ces photographes dévoilent à travers leur objectif ce que la société nous cache. Au-delà de son pouvoir de dénonciation, la photographie engagée nous ouvre les yeux sur les idées arrêtées et les stéréotypes ancrés en nous. Un moyen, peut-être, de faire évoluer les mentalités ?

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