Andy Warhol et l'identité queer : comment son œuvre a redéfini le pop art et la visibilité
Entre art urbain et culture populaire, Keith Haring a marqué l’histoire avec des œuvres puissantes et des symboles immédiatement reconnaissables.

Bill Viola, Tristan’s Ascension, 2005
A l’occasion de la rétrospective de l’œuvre de Bill Viola au Grand Palais, la première en France, Artsper revient sur le parcours de la figure de proue de l’art numérique.
Bill Viola est né à New York le 25 janvier 1951.
Il commence par étudier les arts plastiques dans sa ville natale. Peu en phase avec les medium traditionnels, il rejoint vite une section créée par Jack Nelson, « the experimental studio », où il entre en contact avec la vidéo.

Bill Viola installant la Banque d’images de banque, Lincoln First Bank, Rochester, New-York, janvier 1974 Photo: Phillip S. Block
Avant de devenir le maitre de l’art vidéo, il joue avec le son, prend des cours de musique électronique. Cet intérêt originel lui permettra d’aborder d’abord la vidéo en termes de signaux, et non d’images.
Des 1972, entrainé par l’effervescence de la mouvance de l’art vidéo, qui regroupe des artistes comme Nam June Paik, Bruce Nauman ou Richard Serra, il embrasse totalement ce nouveau medium. En 1975, dans une peformance intitulée Free Global Distribution, il tente, en une journée, d’apparaître sur le maximum de photographies de touristes à Florence. Facétieux.

Free Global Distribution ,Florence, 1972
Dans les années 1980, au cours d’un voyage au Japon, il rencontre le maître zen Daien Tanakaa qui devient son guide spirituel.

Ancient Days, Japan, 1979
Sa démarche devient intimiste, empreint de spiritualité. Les thèmes sont récurrents : vie, mort, sommeil rêve, eau, feu…

Fire Woman’, 2005
En 1991, sa vidéo la plus célébre, The Passing, (54m) évoque une réflexion simultanée sur la vie et la mort, alors qu’il vient d’avoir son deuxième enfant et de perdre sa mère. Une vidéo angoissante à la bande son travaillée, où l’on voit des images de son fils, de sa mère sur son lit d’hopital, des paysages désertiques, et l’artiste dans son lit. Contrairement à Nam June Paik, éxubérant et ludique, Bill Viola est affilié à un courant de l’art vidéo plus discret et moins bidouilleur.

The Passing, 1991
En 1995, il est le représentant des États-Unis à la Biennale de Venise. Il expose The Greeting (27s), inspiré de la Visitation du peintre maniériste Pontormo. Dans cette installation Viola donne vie à la peinture : sur un écran plat à cristaux liquides, cette œuvre présente les mouvements ralentis de femmes interprétant les personnages du tableau. En 2001, elle a été la première œuvre d’art vidéo acquise par le Metropolitan Museum of Art de New York.

The Greetings, 1995
En janvier 2004, The Passions à la National Gallery de Londres est la première exposition consacrée entièrement à l’artiste.

The Passions, 2004
L’exposition du Grand Palais est la première retrospective de l’artiste en France.

Affiche de l’exposition de Bill Viola au grand Palais
Fondée en 2013, Artsper est une marketplace en ligne d’art contemporain. En partenariat avec 1 800 galeries d’art professionnelles autour du monde, elle rend accessible à tous la découverte et l’acquisition d’œuvres d’art.
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