Les expositions à ne pas manquer à Paris début 2014

Vous avez tout loupé en 2013 ? Vous n’avez pas pu briller durant les diners en parlant de la dernière exposition du Grand Palais? Pas de panique. Nouvelle année, nouveau départ. Artsper vous délivre sa sélection. Et cette fois-ci, pas d’excuse !

 

Au Jeu de Paume, du 11 février au 18 mai,  sera exposé le photographe Robert Adams, considéré comme le grand chroniqueur de l’ouest américain. « L’endroit où nous vivons », qui présente 250 tirages noir et blanc,  reflète l’intérêt d’Adams dès le mileu des années 1960 pour la relation complexe et tragique qu’entretient l’homme avec son environnement.

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Robert Adams, Colorado Spring, épreuve gélatino argentique, 1968, 15x15cm

Le Musée d’art moderne de la ville de Paris proposera, du 24 avril au 24 aout, une restrospective du dérangeant, souvent décrié, toujours admiré, Lucio Fontana. Chronologiquement, on parcourt toutes les périodes de l’artiste, du primitivisme et l’abstraction des années 1930 à l’invention du spatialisme, jusqu’aux toiles trouées qui l’ont rendu célèbre dans le monde entier.

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Lucio Fontana, Concetto Spaziale, 1962

La Mep (Maison européenne de la photographie) ouvre sa première saison d’exposition avec David Lynch, Small Stories, et Joan Foncuberta, Camouflages, du 15 janvier au 16 mars.

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Richard Dumas, David Lynch, 2006

Si vous vous sentez d’humeur à traverser le périph, le Mac Val présentera en février 2014 Face B- Image/ Autoportrait, faisant suite à l’exposition Face A/ Esther Ferrer « Le chemin se fait en marchant » qui se tient actuellement au FRAC Bretagne. Un parcours monographique autour d’installations et de photographies d’une artiste féministe acharnée.

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Esther Ferrer

Du 14 février au 7 septembre, L’Etat du Ciel, au Palais de Tokyo, la vitrine de l’art contemporain à Paris, exposent, entre autres, les dix fictions conçues par Hiroshi Sugimoto sur le thème de la disparition de l’humanité, ou l’exploration par Angelika Markul des catastrophes de Tchernobyl et Fukushima. Une exposition ambitieuse qui prend la forme d’un constat inquiétant sur le temps qu’il fait (le temps politique, le temps de l’humain, de la guerre), une réflexion sur un monde en construction.

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Angelika Markul, Gorge du Diable, 2013 / Hiroshi Sugimoto, Lightning Fields 130, 2009 / Ed Atkins, Us Dead Talk Love, 2012

Au Grand Palais, deux évènements majeurs pour l’année 2014. Le retour de Monumenta, ajourné en 2013, est confié au duo russe Ilya et Emilia Kabakov. Gageons que leur proposition Etrange Cité soit dans la lignée des précédentes éditions, saisissante et inoubliable. 2014 est aussi l’année du 25e anniversaire de la mort du photographe américain Robert Mapplethorpe. A cette occasion, le Grand Palais choisit d’exposer 200 de ces œuvres, du début des années 1970 à sa mort précoce en 1989.

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Affiche Monumenta 2014/ Robert Mapplethorpe, Autoportrait, 1980

2014, année artistique.