10 choses à savoir sur Robert Mapplethorpe

Aujourd’hui s’ouvre au Grand Palais l’une des plus importantes rétrospectives jamais consacrées au photographe Robert Mapplethorpe, avec une sélection de plus de 250 œuvres, des pola des années 70 aux grands portraits des années 80. 10 choses à savoir avant de s’aventurer au sein de l’exposition.

« Si j’étais né il y a cent ou deux cents ans, j’aurais été sans doute sculpteur, mais la photographie est une façon rapide de regarder, de créer une sculpture. »

1- Une vie très courte 

La vie de Mapplethorpe fut de courte durée. Né en 1946 à Floral Park, il meurt du SIDA en 1989, à 42 ans.

2- Il a une famille d’origine irlandaise

3e enfant d’une famille très pieuse d’origine irlandaise, il intègre ,en 1963, le Pratt Institute où il étudie le dessin, la peinture et la sculpture. Installé à Boston, il rompt définitivement avec sa famille pour une vie qualifiée de dissolue.

3- Une rencontre marquante avec Patti Smith

En 1967, il rencontre la chanteuse Patti Smith, une de ses muses, amante puis amie jusqu’à la mort de l’artiste. Avant 1970, Mapplethorpe ne montre aucune prédestination au medium photographique, mais semble s’orienter vers le collage. En 1969, il s’installe avec Patti au Chelsea Hotel, et fréquente avec assiduité le club mythique CBGB, où se joue, entre autre, le destin du rock underground.

4- 1970, la date pivot

1970 marque un tournant dans la carrière de Robert Mapplethorpe. Il découvre la photogtaphie en empruntant le polaroid d’une amie. Trois ans plus tards, ses clichés, principalement des portraits de Patti Smith, sont exposés à la Light Gallery. Au MET, il tombe en admiration devant une série de nus de Stieglitz. Il obtient,  la même année, grâce au soutient de son ami John McKendry, une bourse de Polaroid Corporation, qui lui garantie une quantité illimitée de pellicules.

5- Un univers sulfureux

Vers la fin des années 1970, après avoir photographié des stars du rock et des clubs sex underground, Mapplethorpe montre un intérêt grandissant pour le le milieu sado-masochiste new-yorkais. L’œuvre du photographe est par ailleurs indissociable des milieux qu’il fréquente, et ne se comprend que dans le contexte socioculturel du New York arty des années 70 et 80 d’une part, et de la culture de l’underground gay de ce même espace-temps, deux univers perméables et aussi radicaux l’un que l’autre, tant par les choix qu’ils professent que par les figures qui les animent.

6- Ses photos ont été décriées

 La réaction puritaine ne se fait pas attendre, et propulse sa carrière au sommet. En 1977, il participe à Documenta 6 à Kassel. En 1978, la galerie Robert Miller devient son client exclusif.

7- Lisa Lyon comme muse

En 1980, il rencontre sa deuxième muse, Lisa Lyon, championne de bodybuilding. Il travaille avec elle sur de nombreux projets, dont un film et un livre, Lady, Lisa Lyon.

8- De belles collaborations

Les années 80 voient ses photographies prendre un tournant plus maniériste, à la limite de l’abstraction. Les nus deviennent statues, prouvant bien que Mapplethorpe n’a jamais délaissé totalement ses problématiques de plasticien. De ces années on retiendra surtout sa collaboration éblouissante avec le créateur Jean Charles de Castelbajac.

9- l’effervescence de New York

Dans le sillage de Man Ray plus que d’Helmut Newton, à qui on a souvent voulu le comparer, Mapplethorpe veut être « créateur d’images » plus que photographe, « poète » plus que documentariste. Avant de devenir tout les deux des maitres de la photographie de New York, ils ont tous les deux été peintres, sculpteurs, pour devenir des explorateurs aigus du nu, de l’énergie qui s’en dégage, de ses qualités sculpturales. L’artiste l’a toujours dit, il a utilisé la photographie pour faire de la sculpture, et il termine son œuvre, courte et fulgurante, à l’image de sa vie, par des photographies de sculptures. La  boucle est bouclée.

10- De belles rétrospectives parisiennes 

Parralèlement à la retrospective du Grand Palais, le Musée Rodin organise une exposition Mapplethorpe-Rodin, du 8 avril 21 septembre. Le rapport Artprice 2013 le classe 136e, avec 79 lots vendus et une enchère max 83 041€.

Explosion érotique :

Lisalyon1982

Lisa Lyon, 1982

mapplethorpe_robert-manteau1980

Collaboration avec JCC, 1980

NickyWaymouth1973

Nicky Waymouth, 1973

Robert-Mapplethorpe-Self-Portrait-1988

Autoportrait, 1980

thesluggard1988

The Sluggard, 1988

Thomas1987

Thomas, 1987

withgauze1984

With Gauze, 1984

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