NOTRE SELECTION JACQUES VILLEGLÉ

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Jacques Villeglé est un archéologue de la rue. Véritable précurseur de Pop Art, il s’attaque, sans limites, à l’espace public parisien et à ses nombreuses affiches publicitaires. C’est sa rencontre avec son ami et collaborateur, Raymond Hains, au Beaux-arts de Rennes, qui marque le début des récoltes d’affiches lacérées. Depuis 1949, Jacques Villeglé est un lacérateur : il découpe, décolle, recompose, superpose, recadre et maroufle. Fondateur des Nouveaux-Réalistes et chef de file des Affichistes, ces œuvres sont le témoin fidèle de la culture française des années 1950. Artsper vous dévoile ses 5 œuvres préférées de cet amoureux des lettres !

 

{ 1. }

achalma - artsper

Ach Alma Manetro, 1949

Il s’agit de la première oeuvre issue d’une collaboration entre Raymond Hains et Jacques Villeglé ! Le titre provient des lettres que l’on peut lire sur les affiches décollées directement dans la rue et recollées ici. Hains travaille la partie droite pendant que Villeglé s’affaire à gauche : les deux artistes livrent ici un hommage à la célèbre Tapisserie de Bayeux, réalisée au XIème siècle.

{ 2. }

tapismaillot

Tapis – Maillot, 1959

Cette oeuvre est présentée lors de la première exposition du groupe des Affichistes comprenant Raymond Hains, François Dufrêne et Jacques Villeglé, en 1959. Son titre Tapis – Maillot, rappelle que lors de cette soirée, cette oeuvre était présentée à l’entrée de l’exposition en guise de tapis et que les affiches ont été trouvée à Porte Maillot, dans Paris.

{ 3. }

carrefoursèvres - artsper

Carrefour Sèvres – Montparnasse, 1961

Cette oeuvre à été réalisée à l’occasion de la Biennale de Paris de 1961. L’oeuvre est aujourd’hui appréciée comme étant l’une des mieux composées de l’artiste, bien que les compositions soient toujours aléatoires. Jacques Villeglé nous livre des fragments du monde actuel, des morceaux d’images de son époque.

{ 4. }

femmes

Rue Desprez et Vercingétorix – La Femme, 1966

Cette Femme en noir et blanc s’impose sur les fragments de couleur par son sourire et son regard vers le spectateur. Néanmoins cette belle image de mode en apparence cache un message politique : elle est le témoin des troubles qui agitent cette période. A gauche De Gaulle, à droite Mitterand, et une femme (La Marianne ?) qui balance entre les deux.

{ 5. }

gravilliers - artsper

La rue de Gravilliers, 1973

Cette oeuvre illustre à nouveau la vision de la femme de Jacques Villeglé. Qu’elle soit moderne ou contemporaine, en noir et blanc ou en couleur, elle reste toujours lacérée. Ces femmes, coincées entre des morceaux d’affiches, arrivent à s’imposer face à la violence des déchirures grâce à leur sensualité.

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