LES 8 ARTISTES CHINOIS CONTEMPORAINS À COLLECTIONNER !


Le monde le sait : la Chine mène la danse sur tous les tableaux, et les artistes chinois se taillent la part belle sur le marché mondial de l’art contemporain. La chine voit éclater des foires d’art contemporain un peu partout : pour preuve, la fameuse foire historique d’Art Basel s’est exportée à Hong Kong en 2013 pour profiter de l’ébullition artistique de la région Asie-Pacifique.

L’année 2011 avait entériné la suprématie chinoise sur le marché de l’art : avec plus de 40 % du chiffre d’affaire mondial réalisé en Chine et six des dix artistes les plus cotés au monde, ce pays voit tous les jours de nouveaux acheteurs milliardaires apparaître dans les enchères.

Artsper et Achetez de l’Art vous proposent donc une sélection de huit artistes chinois contemporains à absolument avoir dans votre collection !

{1.ZENG FANZHI}

Zeng Fanzhi,Lion, 2008 Huile sur toile

Zeng Fanzhi, Lion, 2008

Zeng Fanzhi est un artiste qui allie savamment tradition asiatique et influences occidentales modernes. Ses œuvres parlent de l’histoire de la Chine mais aussi de son histoire propre et vont de l’influence pop’art à l’abstraction sombre. Son œuvre a énormément évolué au cours des années: de sa période de peintures à l’hôpital de Wuhan, à sa série de masques, en passant par des évocations du passé politique de la Chine, pour aboutir à des paysages abstraits et presque fantastiques.

Il est aujourd’hui l’artiste chinois le plus côté du marché, et a même déjà détrôné Takashi Murakami à Sotheby’s Hong Kong. Le Musée d’Art Moderne de la Ville de Paris lui a d’ailleurs consacré une exposition rétrospective en 2014.

{2. YUE MINJUN}

Yue Minjun-The Execution, 1995 huile sur toile

Yue Minjun-The Execution, 1995

Bien que d’une grande discrétion, la célébrité de Yue Minjun n’est aujourd’hui plus à prouver et le marché le sait bien, puisque ses prix se sont envolés dès 2008 dans les maisons de vente et que des expositions voient le jour dans de grandes institutions telles que la Fondation Cartier en 2012. Son œuvre, peuplée de personnages aux couleurs souvent agressives et aux sourires criards, interroge les codes du grotesque. Derrière cette jovialité forcée se cache une ironie acerbe de la société chinoise contemporaine et de la condition humaine en générale.

Il est le chef de file du mouvement du « réalisme cynique », produit du désenchantement de la génération marquée par la répression de Tiananmen. Le leitmotiv de ses œuvres semble être : « le monde est une vaste farce ». Son travail est par ailleurs imprégné de références plus ou moins directes aux grands maîtres de la peinture classique.

 

{3. ZHANG XIAOGANG}

Zhang Xiaogang, a big family, 1995- huile sur toile

Zhang Xiaogang, A big family, 1995

Quand Zhang Xiaogang a démarré en tant qu’artiste dans les années 1980, il vendait ses toiles lui-même, et n’était représenté par aucune galerie. Aujourd’hui, il figure parmi les artistes contemporains chinois les plus côtés du marché – Charles Saatchi a revendu une de ses œuvres 5,5 millions de dollars, soit presque cinq fois son prix d’achat !

L’oeuvre de Zhan Xiaogang aborde principalement le thème de l’identité dans la culture collectiviste chinoise. Elle s’inspire de photos de famille de la période de la révolution culturelle avec des éléments influencé par le surréalisme. Ses œuvres représentent la plupart du temps des membres d’une même famille aux traits très similaires, que seuls quelques infimes détails permettent de distinguer.

Souvent représentées en noir et blanc, les figures de Zhan Xiaogang apparaissent comme sans âge et hors du temps. A partir de l’esthétique traditionnelle chinoise du dessin au fusain, le style de Zhan Xiaogang rappelle également le genre de l’animé tout en étant extrêmement plat et lisse. Les distorsions anatomiques de ses personnages ajoutent par ailleurs une profondeur psychologique complexe à son œuvre.

{4.WANG GUANGYI}

WangGuanyi, Chanel No 5, 1993

WangGuanyi, Chanel No 5, 1993

Les œuvres de Wang Guangyi, un des représentants les plus connus du pop politique chinois, empruntent aux codes visuels Warholien en juxtaposant images révolutionnaires et logos de grandes marques. Ironiques et ambiguës, elles mettent en lumière le conflit entre le passé politique de la Chine et la société chinoise moderne de consommation. Wang Guangyi adopte les codes esthétiques de la guerre froide des années 1960 pour interroger, avec une grande ironie, les enjeux de la mondialisation.

Les amalgames de messages politiques présents dans son œuvre sont à l’image des ambiguïtés de la Chine.

 

{5.FANG LIJUN}

Fang Lijun, 2002.1.1; oil on canvas,

Fang Lijun, 2002

Autre figure emblématique du mouvement réaliste cynique du début des années 1990 qui détourne l’imagerie réaliste-socialiste, Fang Lijun parle de la désillusion de la jeunesse chinoise traumatisée par la politique interne de la Chine. Le désenchantement, la rébellion et l’angoisse existentielle sont les thèmes récurrents de son œuvre.

Bien que formé à la technique du réalisme social, Fang Lijun incorpore dans ses œuvres des éléments de la culture contemporaine, des comics book américains et du folk art.

Des institutions d’envergure internationale ont déjà acquis ses œuvres pour leur collection comme le Musée Pompidou ou le MoMa.

 

{6.LIU XIAODONG}

Liu Xiadong-Into Taihu, 2010-huile sur toile

Liu Xiadong, Into Taihu, 2010

A travers des compositions savamment orchestrées brouillant les repères entre réalité et artifice, l’oeuvre de Liu Xiaodong traite des grands enjeux du monde actuel tels que les déplacements de population, le réchauffement climatique ou les bouleversements de l’économie moderne.

Liu Xiaodong fait partie du mouvement des nouveaux-réalistes des années 1990 qui défendent la peinture figurative, malgré l’invasion de la photographie, en suivant le mot d’ordre : « voir les gens tels qu’ils sont vraiment ».

Ses prix ne cessent de grimper (son dernier record de vente aux enchères atteignant presque trois millions de dollars), et ses œuvres ont été exposées lors d’évènements internationaux tels que la Biennale de Shanghai en 2000 et 2010, la Biennale de Sydney de 2006, et celle de Venise en 1997.

 

{7.MU BOYAN}

Mu Boyan, CHEER!, 2013

Mu Boyan, CHEER!, 2013

Profondément dérangeantes, les sculptures hyperréalistes d’obèses de Mu Boyan –qualifié de Ron Mueck chinois- sont une dénonciation des excès de la riche société chinoise. En Chine, la fracture entre les riches et les pauvres s’agrandit un peu plus chaque jour et la graisse est le premier signe de l’aisance financière. En creux de ces corps qui suintent le gras, l’absence des petits, de ceux qui crèvent la faim pour que les gros continuent à s’engraisser.

Les œuvres de Mu Boyan sont exposées en Chine, mais également en Suisse, aux Etats-Unis ou encore en Allemagne.

 

{8.LI WEI}

BRIGHT APEX - 75-04, 2007 Li Wei

BRIGHT APEX – 75-04, Li Wei, 2007

Li Wei est un artiste qui combine performance et photographie, il utilise son propre corps pour créer des œuvres à la fois réalistes, comiques et décalées. Les thèmes qu’il aborde sont la mondialisation de la Chine, l’environnement en constante évolution urbaine ou encore des sujets universaux comme le bonheur, l’amour ou la famille. Une des caractéristiques récurrentes dans ses œuvres est l’absence de pesanteur des corps : ses personnages flottent, s’envolent et gravitent dans l’air. Ainsi, ses photographies montrent la liberté des corps pour aborder la question de la liberté de l’esprit dans un pays où tout est sous contrôle, même l’art.

Li Wei expose un peu partout dans le monde : de Hong Kong à Paris, en passant par Milan, Istanbul, et Copenhague. En 2014, il s’est livré notamment à une performance sous le dôme du Grand Palais où il était en suspension dans un habit de cosmonaute.

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