L’anecdote de la semaine: l’art victime d’un coup de balai


Quand l’art contemporain subit le retour de bâton de la réalité…

Le 19 octobre 2001, les lumières s’éteignent dans la galerie londonienne London’s Eyestorm. Le vernissage d’une exposition dont la pièce centrale est une œuvre originale de Damien Hirst vient de se terminer.

Le lendemain, le propriétaire de la galerie retrouve sa galerie propre, mais vidée de l’œuvre de Damien Hirst. Ni cambrioleurs, ni porte cassée, cette disparition s’explique tout simplement par la tournée quotidienne du technicien de surface qui a considéré que cet « amoncellement de mégots, de bières de bouteille vides et de vieux journaux » n’était certainement pas une œuvre d’art. Après avoir enfourné le tout dans des sacs poubelles, il a passé son coup de serpillère en maudissant les invités du vernissage d’avoir foutu un tel « bordel ».

Tout est bien qui finit bien : Damien Hirst, contacté par la suite, a déclaré avoir trouvé cette histoire « fantastique » et « hilarante » et a accepté de signer l’œuvre reconstituée tant bien que mal par les galeristes, œuvre qui s’est finalement vendue pour plusieurs centaines de milliers de livres.

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