Ces expositions qui ont marqué l’histoire : la série d’expositions inaugurales du Centre Pompidou

Voir plus loin - -

En 1977, le grand Pontus Hulten, ancien du Moderna Museet, est directeur du Centre Pompidou. Ses huit années (1973 – 1981) à Beaubourg sont considérées comme un âge d’or, servant de référence à tous ceux qui l’ont dirigé après lui. Il met en place, à partir de 1977, une riche série d’exposition : « Paris-New York », « Paris-Berlin », « Paris-Moscou « , et le grand final en 1981 « Paris-Paris « .

C’est la première fois que des confrontations aussi larges sont envisagées. Cette série, fruit d’une collaboration à échelle internationale, est totalement novatrice, et nécessite un dispositif complexe de mise en relation des complémentarités et des différences entre les multiples médiateurs internationaux.  Beaubourg, selon la volonté de Pompidou et d’Hulten, devient un outil massif de communication, tant sur le plan culturel que politique.

« Cette exposition est concue non comme une exposition propremement dite mais comme un ensemble de présentations illustrant un thème » – Pontus Hulten à propos de « Paris-New York « 

Ces expositions gigantesques et pluridiciplinaires font intervenir des spécialistes venus de tous les horizons. Les catalogues, qui s’arrachent à prix d’or aujourd’hui, sont devenus de véritables objets de collection. « Paris-New York », la première exposition de la série,  évoque la variété et la richesse des rapports culturels franco-américains depuis un siècle. La grande force d’Hulten est d’avoir su recréer une atmosphère, une ambiance, en faisant renaitre les lieux emblématiques du début du Xxe siècle: l’appartement de Gertrude Stein à Paris, où se pressaient en 1905 autour d’Hemingway, de Matisse et de Picasso, des artistes éminents, l’Atelier de Stieglitz, celui de Mondrian, ou encore la galerie Peggy Guggenheim qui, dans les années 40, fut le catalyseur de toute cla création new-yorkaise.

Une exposition de remise en contexte qui permet de comprendre comment New York a pu, peu à peu, s’élever au niveau de Paris. Les chefs d’oeuvres présentés, dont certains ne sont sortis des collections privées que pour cette exposition, sont autant de jalons dans cette histoire de l’art moderne et contemporain, de la bataille entre la vieille Europe et le nouveau continent.

La série « Paris –» a fait du Centre Pompidou la vitrine majeure de l’art contemporain en France. Plus d’un million de visiteurs cumulé pour les quatre séries alors que le Centre est décrié par les medias français, diffusion de l’évènement par toute la presse internationale, nouveau mode de muséeologie, abandon de la hiérarchie entre art majeur et art mineur, présence de nombreuses vidéos,  le « premier Beaubourg » celui d’avant Dominique Bozo, se veut international, pluridisciplinaire et interecatif, destiné à un public toujours plus élargi. 

69_cieslewicz

M5050_ARCV002_AF-9300161_normal

M5050_ARCV002_AF-9300195_normal

Paris New York

parismoscou

Partager cet article :

Laisser un commentaire