Analyse d’un chef d’oeuvre de l’art contemporain : Sans Titre, Claude Lévêque

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Artsper décortique pour vous les grands chef d’oeuvre de l’art contemporain. Aujourd’hui, Sans Titre, une installation présentée par Claude Lévêque en 1993 au centre d’art Optics, à Montréal, Canada.

 

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Installation in situ, Débris d’accessoires de fête, tessons de bouteilles, guirlande électrique

Transgressant kes limites et k’espace codfié et aseptisé du fameux « white cube », théorisé par O’Doherty, qu’incarnent depuis les années 80 musées et galeries, Claude Leveque ne cesse de susciter rencontres et émotions intenses à la fveur d’installations précaires, mélants souvent lumière et matériaux périssables. Depuis 40 ans, il développe une oeuvre au contenu imperceptiblement autobiographique, dans laquelle le spectateur, toujours pris à parti, est confronté à des sensations violentes et accablantes, au point souvent d’y perdre tout repères, sensoriels et physiques. 

Narratifs avant tout, les premiers travaux de Leveque ont progressivement pris possession de l’espace jusqu’au paroxysme : chaos, tremblements, destructionn néant, noir le plus total ou lumière blanche aveuglante. De ses premières installations, composées par des tessons et des reliques de fête (comme ici)  jusqu’à ses travaux rcents, surfaces recouvertes de matériaux plastiques ou métalliques, renvoyant au spectateur une image disloquée d’eux même, l’oeuvre de Claude Levque se dessine en douloureuse allégorie d’une vie vide, pleine de désillusions et de désenchantements.  Pourtant, cette réalité atroce, l’artiste tente de la sublimer. Proche des cultures alternatives, et surtout des punks, il a toujours chercher à lutter contre l’ordre établi, l’acceptation aveugle des convenances.  Il affirme alors  » Je pense que l’art contemporain peur provoquer un espace différent de rédécouvertes des choses, indépendant des obligations de consommation dictés par des médias avilissats, des politiciens corrompus et des larchands de jeux, de pavillons ou de bagnoles ».

Sans titre de 1993 expose la fin d’une soirée arrosée. Froide nostalgie qui s’empare des partipants au réveil. Tristesse d’une salle vide empestant l’alcool et la sueur. Claude Lévêque dans tout son sublime désespoir. 

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