Le dessin mis à l’honneur chez Artsper

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Du Mardi 24 Mars au dimanche 29 Mars, les dessins et œuvres sur papier sont mis à l’honneur. Entre le salon DDessin et Drawing Now, les amateurs de dessin auront de quoi s’occuper !  En cette occasion Artsper vous propose de (re)découvrir une sélection d’artistes qui travaillent le dessin contemporain. 

Guyodo

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Sans titre

Frantz Jacques dit Guyodo, né en 1973, fait partie des artistes de la « Gran Rue », un des secteurs les plus pauvres de Port-au-Prince( Haïti ) où dans une ancienne décharge automobile, une communauté de créateurs, les « Atis Resistanz » , travaille à partir de matériaux de récupération en tout genre. Ainsi Guyodo, transforme les vestiges de notre consommation en œuvres d’art : sculptures, dessins, peintures…. à travers lesquelles il s’insurge contre son environnement et la misère honteuse dans laquelle les familles vivent sans espoir d’en sortir.

Vanessa Notley
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Vanessa Notley porte une attention toute particulière, dans son travail, à la mise en forme d’un élément de langage, un mot, une phrase, un proverbe particulier qui semble plombé par un sens ridicule, maladroit ou désuet. La question de la lisière entre l’intérieur et l’extérieur est au cœur de sa création en sculpture et en dessin. Tout ce qui constitue une entrave, tout ce qui empêche le déplacement vers un autre espace d’abord physique ensuite intellectuel l’interroge. Une main qui retient… Mais aussi les choses qui empêchent une mobilité fluide.
Son travail de dessin joue avec le langage, ses jeux des mots, ses sons, ses traductions et ses contresens et, avec un humour parfois piquant, elle cherche à lui donner forme.
Maxime Foulon
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 Maxime Foulon est un artiste français né en 1987. Il a très rapidement voulu véhiculer des idées par l’image. À la frontière de plusieurs courants artistiques, son travail est difficilement classable, oscillant entre expressivité, déformations oniriques, non-fini, etc. L’homme est souvent au cœur de la création, ses vérités sont dévoilées, l’égoïsme, le refus de la différence, le pessimisme… Maxime Foulon développe un visuel vibrant, porteur de réflexions sur ce que nous sommes.
Renaud Bargues 
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Son travail sur papier est un acte automatique. Il réalise des séries à l’encre de chine en gardant, dans la majorité des cas, le même format. Ses dessins sont en noir et blanc, on peut même préciser que généralement le trait est noir sur fond blanc. Parfois, il lui arrive de créer le négatif. Là, le noir est dominant et renforce l’effet de mysticité, de gravité ou de profondeur de l’œuvre. Renaud n’a pas peur de l’image, il l’assume et la dénonce. Il peut lui arriver de dissimuler quelques mots en anglais ou en français comme pour s’adresser à un maximum de personnes, créant l’interactivité avec le spectateur. Ses phrases courtes, qui font appel à l’esprit, reconditionnent la réalité et se servent des mots comme indices pour interpréter son œuvre. Ici le dessin est une manière de s’exprimer sans pour autant s’enfermer sur lui même.
Il multiplie les techniques, sur toile, l’artiste joue entre le contraste de la ligne noire qui symbolise et la couleur. Il utilise l’aquarelle et le feutre qu’il engage sur la toile comme des coulures plus ou moins maitrisables grâce à de l’eau vaporisée. On peut chercher un académisme de part l’action sur la toile tissée et l’intervention d’une technique. Le rôle de la couleur n’est pas classique, elle ne remplit pas la forme, mais au contraire, elle est semblable un voilage qui vient comme un écran brouillant le dessin initial.
Jean-Pierre Nadau
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Adolescent, il se passionne pour la musique et le cinéma. En 1984, sa rencontre avec Chomo, l’artiste ermite de la forêt de Fontainebleau, sera une révélation. Quatre ans plus tard, il commence ses dessins à l’encre de Chine (à la plume Sergent Major) sur papier ou sur de grandes toiles : des compositions saturées d’architectures fantastiques, d’histoires mises en abyme, de tragicomédies. La connotation sexuelle y est permanente. Parmi les thèmes qui le fascinent, les courses hippiques ou cyclistes et les jardins à la française.
Ses œuvres toutes en accumulation de personnages, d’historiettes fantastiques et de rappels historiques sont étonnamment bien construites. Trait d’une justesse exceptionnelle, graphisme déroutant par sa rigueur farfelue, incroyable par sa technique euphorisante.
Là, où les prouesses techniques devraient apparaître, elles cèdent la place, dans l’oeil du spectateur, à un humour, une vitalité et un bonheur de créer généreux et hors de tout contrôle.
Un plaisir rabelaisien, une ironie et un sarcasme qui donnent à cet artiste toute sa singularité.
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