10 Choses à savoir sur Yayoi Kusama

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Yayoi Kusama a été sacrée « L’artiste la plus populaire de l’année 2014 ». Cet artiste japonaise de 60 ans, au look et à l’esprit déjanté, ne cesse de susciter l’admiration avec des œuvres à la limite du psychédélisme, perturbant nos notions d’espace et de réalité…

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{Les œuvres de Yayoi Kusama sont souvent des projections hallucinatoires}

     Yayoi Kusama 14th Street Happening, 1966, @StyleRumor - copie

Yayoi Kusama, 14th Street Happening, 1966, @StyleRumor

Ses hallucinations remontent à l’âge de 10 ans : « Un jour, après avoir vu, sur la table, la nappe au motif de fleurettes rouges, j’ai porté mon regard vers le plafond. Là, partout, sur la surface de la vitre comme sur celle de la poutre, s’étendaient les formes des fleurettes rouges. Toute la pièce, tout mon corps, tout l’univers en étaient pleins ». Ces hallucinations répétées vont nourrir son univers de tâches et de pois.

{Yayoi Kusama est aujourd’hui l’artiste femme la plus cotée du monde}

Yayoi_Kusama - copie

Kusama in Yellow Tree room, Courtesy The Whitney Museum and Louis Vuitton

Malgré l’immense difficulté d’être un femme dans un monde encore très masculin. « Elle est la seule artiste dont les œuvres se vendent sur tous les continents » déclare Glenn Scott-Wright, co-directeur de la galerie Victoria Miro. Artnet news précise par ailleurs qu’elle se classe n°3 sur la liste des artistes vivant les plus chers.

{L’univers de Yayoi Kusama est obsédé par les phallus}

Aggregation- One Thousand Boats Show by Yayoi Kusama - copie

Yayoi Kusama, Aggregation- One Thousand Boats Show

L’artiste a souvent rappelé dans des interviews qu’elle avait une hantise des relations sexuelles (et par extension, du machisme et de la position de l’homme dans la société). L’enfance de l’artiste – la volonté que sa mère avait de la marier et les frasques adultères de son père – ayant sans doute éveillé chez l’artiste une méfiance à l’égard du sexe et des relations intimes, est exorcisée au travers de ses œuvres.

{Yayoi Kusama a participé illégalement à la Biennale de Venise}

1977 Nacissus Garden - copie

Yayoi Kusama, Nacissus Garden, 1977

En 1966, avec l’aide de Lucio Fontana, elle déverse 1.500 boules miroitantes devant le pavillon italien et présente ainsi l’œuvre Narcissus Garden, sans y être invitée et sans autorisation. Elle y est invitée officiellement en 1993 pour représenter le Japon.

{Yayoi Kusama vit dans un hôpital psychiatrique depuis 1977}

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Kusama in Yellow Tree room, Courtesy The Whitney Museum and Louis Vuitton

Fatiguée mentalement, elle retourne au Japon en 1973. A partir de 1977, elle vit dans l’hôpital Seiwa et dispose d’un atelier en face de l’hôpital où elle y travaille tous les jours avec ses assistants.

{Elle dire faire de l’art « psychosomatique »} 

Yayoi Kusama, Infinity Room" 2013 - copie

Yayoi Kusama, Infinity Room, 2013

La peinture est une forme de catharsis pour Yayoi Kusama. Si les pois ou les phallus l’effraient, elle les reproduits par milliers pour se débarrasser de ce sentiment d’effroi.

{A travers ses œuvres, l’artiste exprime le concept d’ « effacement de soi »}

Yayoi Kusama: Look Now, See Forever Gallery of Modern Art installation view

Yayoi Kusama, Transmigration, 2011

Appelé également « self-obliteration », Yayoi Kusama craint la disparition de l’individualité. Pleine de contradictions, elle ne veut pas que l’être humain ne soit qu’un pois parmi d’autres pois mais reconnaît que « nous sommes plus que de misérables insectes dans un univers incroyablement vaste ».

{Yayoi Kusama est une artiste environnementaliste, fascinée par l’infini}

Courtesy Rebecca Dale Photography - copie

Courtesy Rebecca Dale Photography

Yayoi Kusama se joue de l’espace. Avec des miroirs, elle le démultiplie. Avec des pois, elle l’envahit. Avec des lumières, elle rompt la frontière entre le spectateur et l’environnement.

{Pour défrayer la chronique, Yayoi Kusama organise des happenings nus}

Yayoi Kusama anatomic explosions, courtesy of Gagosian Gallery, New York - copie

Yayoi Kusama, Anatomic explosions, courtesy of Gagosian Gallery

Yayoi Kusama est fascinée par la capacité des médias à faire circuler rapidement ses idées, ses images. Aussi, elle joue avec son image de femme malade, elle met en scène des individus nus dans des lieux publics, et prend bien soin de toujours inviter la presse…

{Elle déclare « Ma vie est un pois perdu parmi des milliers d’autres pois »}

Louis Vuitton, Yayoi Kusama - copie

Louis Vuitton, Yayoi Kusama

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