TOP 8 DES SCULPTURES STREET ART

Rencontres - -

Traditionnellement, le street art se pratique sur les murs et les surfaces bidimensionnelles, mais aujourd’hui la nouvelle scène urbaine se déploie de plus en plus en trois dimensions pour des œuvres encore plus immersives et interactives. Sculptures urbaines ou installations, on ne sait encore bien comment définir les œuvres de ces artistes qui pensent la ville comme une grande aire de jeu.

Artsper a sélectionné 8 oeuvres et artistes qui se distinguent dans l’art de l’œuvre urbaine en 3D.

{1. MARK JENKINS}

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Artiste autodidacte d’origine américaine, Mark Jenkins est LA figure phare de ce nouveau courant du street art en volume ! Ces figures souvent encapuchonnées parcourent les rues de Rome, Dublin, Rio de Janeiro, ou encore Barcelone. Leurs visages sont souvent cachés et leur mise en scène souvent dérangeantes : les personnages de Jenkins semblent être dans des situations de détresse, et avoir besoin de l’aide des passants.

La technique de Jenkins est inédite : il enveloppe des modèles vivants dans des films plastiques, puis dans du ruban adhésif. Il découpe ensuite la chrysalide ainsi obtenue et l’assemble à nouveau, vide de son modèle original, avant de les habiller et de leur ajouter des détails réalistes comme des perruques par exemple.

{2. ISAAC CORDAL}

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A la manière de Slinkachu ou de Pablo Delgado, Isaac Cordal s’est spécialisé dans l’art du miniature : petites créature en ciment –pour lui le matériau qui représente l’empreinte de l’homme contre la nature-, ses œuvres se logent dans des endroits sur lesquels notre regard glisse en temps ordinaire (caniveau, grille d’égout, flaque etc.) Avec le miniature, la ville se transforme en un gigantesque décor de cinéma !

Ses petits personnages sont souvent représentés dans des actions quotidiennes: le choix du lieu a le pouvoir d’ouvrir la scène à d’autres mondes et met généralement en lumière l’absurdité de celui qui nous entoure. Ses œuvres sont une réflexion sur le progrès et ses effets secondaires dans notre société.

{3. GREGOS}

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Street artiste français installé à Paris, Gregos est également autodidacte et s’est exercé au graffiti dès les années 1980. C’est en 1997 qu’il commence à expérimenter la sculpture et le moulage. Ce n’est cependant que plusieurs années plus tard que Gregos se lance dans ce qui est aujourd’hui sa marque de fabrique dans les villes qu’il parcourt : des moulages de son propre visage exprimant des humeurs différentes et peintes de différentes couleurs et motifs, parfois accompagnés d’un message. Chaque visage est un portrait de son humeur du moment. Aujourd’hui, plus de 1 000 de ses portraits parcourent les villes de Paris et du monde.

{4. CHRISTIAAN NAGEL}

 

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Christiaan Nagel est l’artiste qui peuple les villes, les toits, les façades et les rues de Londres, Barcelone, ou Berlin, de champignons aux couleurs hallucinogènes. Fabriqués en polyuréthane, ces champignons sont de tailles variées, en tapis ou en exemplaires uniques.

Selon l’artiste, « les champignons poussent spontanément, mais ils ont besoin du parfait climat et de conditions environnementales optimales… Tout comme les idées uniques d’un artiste ou d’un scientifique. »

Une manière de réenchanter notre quotidien ?

{5. DAVID MESGUICH}

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Les œuvres de l’artiste belge David Mesguich sont des sculptures géométriques de grand format en papier ou plastique recyclé que l’artiste « abandonne » dans les espaces publics de France et de Belgique. Son objectif ? Questionner la ville en tant qu’espace de cloisonnement où tout est conditionné, cadré, aseptisé.

{6. RIDE IN PEACE}

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Phénomène typiquement français, et plus précisément parisien,  « Ride in peace » est apparu dans les rues de la capitale il y a maintenant presque 2 ans. Le concept de ses œuvres est simple : accrocher des restes de vélos -roues avant, guidons etc.- sur les façades des immeubles.

De toute évidence cycliste lui-même- il gagne sa vie comme coursier à vélo-, Ride in Peace interpelle sur les difficultés du vélo à Paris : « l’urbaniste qui a conçu les pistes cyclables parisiennes ne doit pas faire souvent du vélo » proclame-t-il sans vergogne.

{7. URBAN SOLID}

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Derrière Urban Solid, il y a un duo d’artistes italiens diplômés de l’Académie des Beaux-Arts de Milan qui parsèment eux-aussi l’Europe de leurs installations urbaines. Leurs œuvres se basent sur des moules anatomiques et d’objets. Leur inspiration est la société contemporaine, ses contradictions, et ses paranoïas. Chaque installation fait écho à une réalité contemporaine abordée sous un angle provocateur et humoristique.

{8. FRA BIANCOSHOCK}

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Fra Biancoshock est un autre street artiste italien qui a choisi le détournement de l’espace urbain comme mode d’expression.  Ses installations sont pleines d’humour et d’imagination ; elles ont pour objectif de briser la monotonie de notre quotidien en détournant des objets familiers de notre environnement de manière satirique : par exemple des toilettes portatives deviennent une boite de jus de fruit, et un mur en ruine est soigné avec un pansement.

Si ses œuvres apparaissent légères en apparences, elles abordent des enjeux plus profonds de la société moderne tels que la pauvreté, le capitalisme ou la place de la nature.

L’artiste se proclame du mouvement de « l’éphéméralisme » et met l’éphémère au coeur de son processus créatif.

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