RECONTRE AVEC JONATAN MALDONADO

Rencontres - -

Artsper a rencontré pour vous l’artiste Jonatan Maldonado. Une interview plein de poésie.

A : Bonjour Jonathan ! Avant toute chose, je te félicite pour ton succès. Raconte-nous tout ! Peux-tu nous décrire rapidement ta formation ?

J.M: Ma formation artistique a débuté il y a 8 ans avec mon entrée dans la petite école d’art de Bucaramanga, ma ville natale. Je suis ensuite parti étudier à San Carlos, Valence. Ca m’a permis d’améliorer mes compétences en dessin et en peinture. Mon chemin dans le monde de l’art se fait petit à petit. Je pars du principe que sans une bonne préparation technique et intellectuelle, je n’ai pas de raison de présenter mon travail.  C’est se tirer une balle dans le pied. Après, comme tout le monde, j’ai eu la chance de rencontrer les bonnes personnes au bon moment. Elles ont tout de suite cru en moi.

A: Entrer en galerie a changé ta vie ? 

J.M : Bien sûr! Ce sont les galeristes qui te soutiennent, qui permettent la diffusion de tout ce qui sort de ton atelier. Ils offrent aussi aux artistes une certaine stabilité. Cette stabilité accroît la confiance en soi, et donc la qualité du travail. Plus sincère, plus cohérent avec son propre univers, un artiste bien suivi par son galeriste ne peut être que meilleur !

A: Un conseil marquant qu’on a pu te donner dans ta carrière ? 

J.M: Un de mes premiers maîtres aux Beaux Arts m’a dit qu’il ne fallait jamais perdre sa capacité à s’émerveiller, de tout, tout le temps, même des choses les plus simples. Je ne l’ai jamais oublié. On m’a aussi enseigné que la maturité est un mensonge, et que l’artiste doit avoir en lui la sincérité de l’enfant.  

A: Ta peinture en un mot ?             

J.M: Sincère.

A: Quelle est ta vision, ta démarche ?

JM: Une chose fondamentale : 

Toujours transmettre mes sentiments, ma passion pour la peinture à travers des images poétiques. Je me bats pour la survie du figuratif en peinture. Il faut montrer que figuration et puissance d’expression peuvent cohabiter en harmonie. Allier force et géométrie. 

A: Est ce que tu te rappelles  de ta première découverte, de la première fois que tu as ressenti le besoin de t’exprimer sur une toile ?

J.M: Quand j’étais gosse, je dessinais mes super héros et mes personnages de dessin animés préférés. Je crois que depuis le début, j’ai toujours voulu modifier, copier et détourner la réalité. En comprendre la couleur et la forme, et me la réapproprier.

A: Du coup, ton travail est très onirique.

J.M: Aujourd’hui, je suis beaucoup plus proche du souvenir. Je rêve tous les jours, et la réminiscence de ces rêves est tenace. Ils me suivent tout au long de la journée.

En ce qui concerne le moment de la création, il n’y a pas d’écriture automatique, je suis totalement conscient de ce que je fais, de ce que je veux transmettre. Mes compositions sont structurées, et reflètent toujours un état d’esprit, un but, une phrase entendue. Je laisse venir à moi l’onirisme du rêve sans le rejeter, mais je l’organise, je le mets en marche pour expliquer des sentiments qu’il m’est impossible de traduire par les mots.

A: Que pouvons nous te souhaiter ? 

J.M: Beaucoup de chance, et des belles rencontres !

ludum

Ludum Geometrica II, 2013 

hurler

Hurler et libérer, 2013

copistes

Le copiste du musée, 2013

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