LES 5 EXPOS À VOIR EN SEPTEMBRE

Rencontres - -

C’est la rentrée, vous revenez de vos vacances au bord de la plage, vous êtes bronzé et déconnecté et rechignez à retourner au travail. Première nouvelle : Paris ne s’est pas arrêté de tourner en votre absence, et il n’est pas trop tard pour aller voir les meilleures expositions commencées cet été et pour vous remettre en phase avec l’agenda culturel de septembre. Rien de tel pour faire passer la pilule du retour au bureau !

Artsper et Paris Bouge vous propose cinq expositions à aller voir en septembre, certaines pour l’ouverture, et les autres pour la clôture.

 

{1. JEAN-PIERRE LAFFONT. TUMULTUEUSE AMERIQUE- MAISON EUROPEENNE DE LA PHOTOGRAPHIE, 2 sept.-31 oct. 2015}

Pierre lafont

From Photographer’s Paradise: Turbulent America 1960-1990 by Jean-Pierre Laffont, published by Glitterati

Jean-Pierre Lafont est un photo-journaliste à part : né en 1935 en Algérie, c’est électron libre d’une curiosité insatiable qui a porté un regard d’une grande tendresse sur son époque.

Arrivé au Etats-Unis en 1965, il devient reporter pour Status Magazine puis pour Reporters Associés, avant de devenir le premier correspondant de Gamma et de photographier la vie à la Maison Blanche. Il a fixé sur l’objectif les mutations politiques qui ont marqué les années 1960 à 1990 en se concentrant sur leur dimension humaine. Véritable odyssée, ses reportages photos sont à la fois iconiques et sensibles, car ils font la part belle aux laissés-pour-compte.

Son séjour américain est un tournant dans son œuvre, autant que ces années-là le sont pour l’histoire du pays : Pierre Lafont assiste à la culture du sex, drug and rock’n’roll, au mouvement hippy, aux défilés féministes, et à la vague contestatrice contre la guerre du Vietnam, le premier homme sur la lune etc. Les photographies de Pierre Lafont capturent l’euphorie de cette période et l’énergie qui déferle sur le pays à cette époque.

 

{2. SPLENDEURS ET MISERES. LA PROSTITUTION EN FRANCE DE 1850 A 1910- MUSEE D’ORSAY, 22 sept. 2015-20 janv. 2016}

Splendeurs et misères

 Dans un café, dit aussi ‘L’Absinthe’, Edgar Degas,1873

 

L’ambition de cette exposition, qui est la première entièrement dédiée au thème polémique de la prostitution, est de conter l’histoire du regard porté par les artistes sur cette réalité multiséculaire. Entre réalités et fantasmes, Manet et Van Dongen, la figure de la prostituée hante la création artistique de la seconde moitié du XIXème siècle, et l’on trouve son pendant en littérature avec Baudelaire ou encore Emile Zola. La maison close dégoute et fascine à la fois, et les peintres de cette période recourent à une large palette de medium pour capter les aspects contradictoires de ce mal nécessaire de la société.

L’exposition permet également d’aborder le statut ambivalent des prostituées, entre rebut de la société et courtisanes richement parées, à travers une grande diversité de techniques : peintures, photographies, arts décoratifs etc. Elle explore ce thème jusqu’à ses prolongements au XXème siècle avec des artistes comme Kupka, Munch ou Picasso, des artistes qui s’intéressent au clair-obscur de ce monde interlope à la fois lugubre et entêtant à la fois.

 

{3. UNDER REALISM- GALERIE DA-END- 19 sept.-31 oct. 2015}

Tiédeur,+huile+sur+toile,+230x300cm,+2014

 Tiédeur, Léopold Rabus, 2014  © Léopold Rabus

En collaboration avec la galerie Da-End, le collectif d’artistes composé de 13 artistes internationaux, Under Realism présente la 6ème édition de son cycle d’expositions collectives débuté au Centre Culturel de Serbie en 2012 et mettant la peinture contemporaine à l’honneur.

L’Under Realism se définit comme principalement pictural et figuratif. Il s’oppose à un goût aujourd’hui trop répandu pour une finition parfaite, quasi industrielle, dans la création contemporaine. Il est anti-décoratif et revendique le droit à l’à peu près et au « mal fait » face à des productions qui s’apparentent davantage au design qu’à l’art.

Il revendique aussi la technique, la virtuosité et la quête du Chef d’Œuvre.

 

{4. VALERIE JOUVE- JEU DE PAUME, 2 juin-27 sept.2015}

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Sans titre (Les Personnages avec E.K.), Valérie Jouve, 1997-1998 © Valérie Jouve / ADAGP, Paris 2015. Courtesy galerie Xippas, Paris

 

L’exposition « Corps en résistance » rassemble les œuvres de Valérie Jouve réalisées de la fin des années 1980 à nos jours. Photographe et cinéaste française, Valérie développe une œuvre fondée sur l’alchimie entre corps et espace profondément influencé par l’anthropologie et la sociologie. Le corps dans le paysage urbain et la manière dont nous habitons l’espace font partie des problématiques récurrentes de son art, comme le suggèrent les titres de ses séries : Les Personnages, Les Façades, Les Passants, La Rue, Les Situations, Les Arbres…

L’exposition met en regard son travail photographique et ses productions vidéo sur la ville et ses marges, le tout accompagné par des textes de l’historienne Arlette Farge et de la philosophe Marie-José Mondzain.

 

{5. EXPOSITION ANNA ET BERNHARD BLUME : LA PHOTOGRAPHIE TRANSCENDANTALE, CENTRE GEORGE POMPIDOU, 1er juil.-21 sept.}

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Im Wahnzimmer (détail), Anna & Bernhard Blume, 1984 © Centre Pompidou, MNAM-CCI/G. Meguerditchian et Ph. Migeat / Dist. RMN-GP © ADAGP, 2015

Anna et Bernhard Blume, c’est, selon leur propre dire, un «couple typiquement petit-bourgeois et catholique allemand à travers qui les événements sacrés se révèlent».

Depuis la fin des années 1970, ce couple atypique se met en scène dans des photographies surréalistes au travers desquelles pointe une critique des codes et des stéréotypes de la classe moyenne allemande, ainsi que de son rapport à la consommation et au matérialisme.

Cette exposition présente une série de leurs travaux pleins d’humour centré sur des phénomènes paranormaux comme la lévitation, les déplacements d’objets à distance ou les poltergeists.

Au cœur de l’exposition se tiendra leur polyptyque géant de 25 mètres de long rassemblant 18 images de grand format sur lesquelles le couple se bat contre la dévastation de leur appartement par des esprits faisant tout valser dans leur salon – une œuvre acquise par le musée en 2012.

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