La touche artistique de… David Foenkinos

Rencontres - -

Auteur  de romans à succès tels Nos séparations ou le Potentiel érotique de ma femme, David Foenkinos a récemment fait ses premiers pas en tant que réalisateur. L’adaptation de son best-seller La délicatesse sortie en 2011 a reçu un très bon accueil à la fois des critiques et des spectateurs. Pour Artsper il se livre sur sa vision de l’art et a gentiment accepté de répondre à nos questions. Merci à lui !

Artsper: Quelle est la dernière expo qui vous a véritablement transcendé ?
Cela remonte à un petit moment, mais c’est Lucian Freud à Beaubourg. Car si j’ai toujours aimé cet artiste, son oeuvre prend toute sa dimension et sa force quand on est face aux tableaux.

A: L’artiste que vous adoreriez (re)voir exposé à Paris ?
Charlotte Salomon. « Vie ou Théâtre » est une œuvre majeure picturale pour moi. J’en parle souvent dans mes livres. Je voudrais écrire un livre sur elle.

A: Visiter une expo pour vous c’est : en silence ? à plusieurs ? la musique à fond dans le casque ? …
L’essentiel pour moi est l’espace, et surtout : qu’il n’y ait pas trop de monde. Je ne vais jamais voir les grandes expos Manet ou Monet ou je ne sais qui où l’on voit un tableau derrière douze têtes.

A: Quel est votre « spot » d’art préféré ?
Les musées d’art moderne, d’une manière générale.

A: Dans « le potentiel érotique de ma femme », le personnage principal est un collectionneur compulsif ( étiquettes de melon, cordes de pendu …) ! Avez-vous ,vous-même cette approche avec l’Art ?
Non, mon rapport est épisodique, et n’est pas soumis à la compulsion. Par périodes, j’aime me promener dans les galeries, découvrir des œuvres. Mais c’est un rapport paisible, pas comme la folie du héros du potentiel !

A: Une découverte artistique dont vous êtes particulièrement fier ?
Fière, c’est un peu trop dire, mais je me souviens de l’émotion d’avoir découvert à Hambourg il y a quelques années un tableau de Munch que je ne connaissais pas : Man’s head  in Woman’s hair. L’homme dans les cheveux d’une femme.

A: Avez-vous déjà connu une expérience frustrante ou un certain malaise face à l’art contemporain ?
Non, pas à ce point-là. Mais souvent je suis resté insensible. Et c’est grâce à tous ces moments d’insensibilité que peut surgir, subitement, une émotion inattendue.

A: L’artiste ,toutes disciplines confondues, avec qui vous rêveriez de dialoguer 15 minutes ?
Vivant j’imagine  ? Ça serait alors Paul Mc McCartney ou Woody Allen.

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