ETIENNE CAIL : RENCONTRE AVEC UN JEUNE TALENT ARTSPER

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A l’occasion de son exposition à la Twenty Two Gallery aux côtés de Yoann Merienne, Artsper est parti à la rencontre d’Etienne Cail, jeune talent lyonnais. 

1) Artsper: Pouvez-vous évoquer brièvement votre parcours ?

Etienne Cail: J’ai commencé à peindre à 15 ans en parallele de mon lycée. J’ai passé le bac en 2009 et j’ai intégré l’atelier de Sèvres directement après. Je l’ai quitté au bout de 5 mois et j’ai préféré continuer à travailler seul. J’ai ensuite rapidement rencontré Prune Duclos, avec qui je travaille toujours aujourd’hui avec la Twentytwo Gallery (Lyon).

2) A: Qui sont vos maitres en peinture ?

E.C: La peinture contemporaine chinoise m’influence beaucoup (Shi Xinning, Yan Pei Ming, Zhang Haiying…) mais je regarde aussi beaucoup les grands maitres de la peinture occidentale ( Delacroix, Goya, Velasquez, …)

3) A: A quoi ressemblent vos premiers travaux ?

E.C: Je travaille depuis toujours le visage. Je peignais au début beaucoup de femmes que j’allais piocher dans les magasines. La peinture était plus maniérée, plus colorée aussi… J’ai ensuite commencé à travailler sur mes « gueules », ces visages plus autoritaires qui reviennent dans chacuns de mes travaux aujourdhui. En parallèle, j’ai commencé à peindre mon atelier en y intégrant des chiens de garde ou des « gueules » (Ils prenaient ainsi le role de « gardiens de l’atelier »)

4) A: Quelle a été la révélation qui vous a poussé à « asiatiser » votre univers ? Y’a t’il un engagement politique derrière vos toiles ?

E.C: J’ai eu un choc en découvrant le travail des peintres chinois contemporains. Je n’avais jamais vu de peinture aussi proche de celle dont je revais. Les visages ont commencé petit à petit à s’ « asiatiser ». Puis je suis parti en Chine, deuxième choc, et j’ai pensé un soir : « Ce qui serait vraiment amusant, c’est de peindre Louis XIV avec une tête asiatique ». Je suis rentré en France, je l’ai peins (Kazuhiko XIV) et de là est née ma serie de détournements que je travaille toujours avec beaucoup d’ironie.

5) A: Deux questions à propos de votre technique : pourquoi cette obsession du noir et blanc et pourquoi avoir choisi l’huile ?

E.C: J’ai commencé à l’acrylique mais quand j’ai découvert l’huile, je n’ai jamais pu revenir en arriere. Elle est tellement plus belle, plus forte, plus lumineuse et sa texture est très agréable à travailler. Pour moi, le séchage ultra rapide de l’acrylique n’est rien à côté des avantages considérables qu’offre l’huile.

L’usage du noir et blanc me permet de me concentrer uniquement sur l’essentiel. Il me permet de jouer des contrastes, des traits pour faire sortir le plus important, sans m’encombrer de la couleur. Il me suffit entièrement pour rendre la force que je recherche.

6) A: Au regard de votre exposition commune avec Yoann Merienne, pensez vous qu’une jeune scène lyonnaise soit entrain d’émerger ?

E.C: En tous cas, l’impulsion que donne la Twentytwo Gallery à la vie artistique lyonnaise est source d’un dynamisme benefique aux jeunes artistes. Cette exposition avec Yoann Merienne marque un pas de plus dans cette volonté de promouvoir la jeune scène.

7) A: Votre découverte artistique récente la plus poignante ?

E.C: J’etais ce matin au musée du Prado à Madrid pour l’exposition « The Furias » et je suis resté ébailli devant Tityus du Titien. Une merveille.

8) A: L’évènement que vous attendez le plus en 2014 ?

E.C:  Mon depart imminent pour Bruxelles chez ASFAP Gallery, qui a un concept original. Elle accueille ses artistes tour à tour dans la galerie, (qui se transforme en atelier), pour qu’ils montent, en un mois, une exposition personnelle. Toutes les pieces sont créées sur place. Le challenge est très motivant ! (Vernissage le 12 juin).

9) A: Votre avis sur Artsper et la vente en ligne ?

E.C: J’ai eu la chance d’exposer à vos cotés lors de l’exposition OFFLINE à la Cité de la Mode et du Design ou j’étais présenté par RZG Gallery. J’ai beaucoup apprécié le dynamisme d’Artsper. Je trouve le concept très intéressant dans le sens où il ouvre à la vente en ligne sans séparer le duo Artiste / Galerie. C’est bénéfique pour tout le monde !
 

Un jeune artiste plein d’avenir à s’offrir sur Artsper !

dejeuner

 

Le déjeuner sur l’herbe, 2013 

 

La révolution

La révolution, 2014

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