Entretien avec Cécile Schall, directrice de Fotofever

Rencontres - -

Artsper est partenaire de la deuxième édition de Fotofever Brussels qui débutera ce jeudi. Vous pouvez retrouver dès maintenant une sélection d’oeuvres en vente sur Artsper et qui seront présentées tout le weekend à Bruxelles. Les équipes d’Artsper ont également rencontré Cécile Schall directrice de la foire. Elle  se livre sur ses coups de coeur, sur les nouveautés de la foire et sur son développement futur.

 


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Artsper: Fotofever est une foire qui se définit comme accessible, conviviale et ouverte à tous: comment faîtes-vous coïncider les collectionneurs avertis avec les amateurs d’art plus novices au sein de la foire ?

Cécile Schall: Fotofever est un lieu de découverte et de rencontres autour d’œuvres photographiques sélectionnées par les exposants qui sont d’abord des galeristes venus du monde entier présenter leurs artistes, mais aussi des collectionneurs privés, des entreprises et des musées. La volonté de fotofever est de faire cohabiter tous les acteurs qui partagent cette même passion autour de la photographie contemporaine.
 
A fotofever brussels, au côté des 45 galeries et éditeurs internationaux sélectionnés par Janette Danel, directrice artistique, vous pourrez découvrir :
–       une exposition issue de la collection privée ABN AMRO Bank aux Pays Bas, présentée pour la première fois au public par notre sponsor la banque ABN AMRO Private Banking en Belgique.
–       une sélection d’œuvres du collectionneur français Alexandre Dupouy sur le thème de « la fesse », faite par la curatrice et galeriste Emilie Dujat à Bruxelles
–       une exposition de jeunes artistes belges qui font partie de la collection du Musée de la Photographie à Charleroi en Belgique, le plus grand musée de photographie en Europe
–       une sélection de 10 jeunes talents belges présentés par la Fomu, le musée de la photographie à Anvers
–       et en collaboration avec notre sponsor Nikon, la présentation des lauréats belges des Press Nikon Awards et du Monography Series Awards avec le musée Bozar à Bruxelles
 
Pour les collectionneurs avertis, fotofever a mis en place un programme de visites privées chez des collectionneurs à Bruxelles. Pour les amateurs plus novices, fotofever met à leur disposition le guide du collectionneur, propose un parcours « startocollect » à suivre dans la foire avec une sélection d’œuvres accessibles et enfin Nikon School offre tous les jours au public des ateliers gratuits pour en savoir plus sur la photographie. Et pour que tous les acteurs passionnés puissent se rencontrer et échanger, fotofever organise tous les jours des fototalks autour des thématiques de la collection et de la jeune création.


A: Après l’exportation de la foire à Bruxelles en 2012, souhaitez vous poursuivre cette internationalisation ?
Cécile Schall: Dès le lancement de fotofever à Paris en 2011, l’objectif a été de développer le concept à Bruxelles, puis de lancer une foire par continent. Le désir de poursuivre l’internationalis
ation reste fort et passe cette année par un accroissement du nombre de nos exposants étrangers et non européens. Nous avons également réussi à avoir une proportion importante  de nos exposants qui participent à la fois à fotofever brussels et fotofever paris, des galeristes qui nous font confiance et qui sont prêts à nous suivre sur les continents américain et asiatique.



A: Peu de foires s’ouvrent et offrent de pareilles opportunités aux étudiants et très jeunes artistes comme vous le faites à travers le fotoprize. Est-ce un aspect de la foire que vous souhaitez développer dans le futur ?
Cécile Schall: Le fotoprize est un des éléments clés du concept fotofever : il récompense un jeune diplômé à qui on offre une exposition aux 2 éditions de fotofever, à Bruxelles (4 au 6 octobre) et à Paris au Carrousel du Louvre (15 au 17 novembre), produite par Milo, laboratoire photographique à Anvers. La lauréate 2013 est belge: Saartje van de Steene. Son travail a été retenu parmi les 50 dossiers étudiés par le jury, fédéré par Janette Danel, qui a accueilli cette année Jan Hoet, Christian Caujolle, Valérie Belin, Simone Klein, Jean-François Camp.
Je suis particulièrement heureuse de présenter le travail de Saartje qui a l’audace de travailler la technique du collodion humide…à l’ère du tout numérique, c’est un sacré challenge et elle le fait avec un tel talent que je suis très impatiente de découvrir son exposition.
 
 
A: L’art semble être pour vous une affaire de passion et de famille, avez vous un talent artistique caché ?
Cécile Schall: Je dirais que mon talent se cache dans la passion qui me guide, qui me donne l’énergie et les idées pour promouvoir le talent des galeristes, les découvreurs de talents et leurs artistes, ces créateurs qui font notre bonheur au quotidien. Mon talent est de mettre en scène le talent des autres dans une ambiance de fête et de rencontres afin que chacun puisse se sentir concerné par la photographie contemporaine et puisse faire le pas d’acheter l’œuvre en tant qu’acte de soutien de l’artiste. « Catch the fever, collect photography », c’est le mot d’ordre !
 
 
A: Etes-vous vous-même collectionneuse?
Cécile Schall: Pour l’instant je collectionne surtout les exposants! Mais pour renforcer l’action de fotofever dans le soutien de la jeune création, je souhaiterais créer la collection fotofever à partir des séries des lauréats du fotoprize, une collection de jeunes artistes exclusivement, avec l’idée de les suivre, de continuer à les soutenir et à les promouvoir avec fotofever.


A: Quel artiste rêveriez-vous de voir réaliser une performance pendant Fotofever ?
Cécile Schall: Depuis la naissance de fotofever, mon idée est de mêler jazz et photographie, deux arts récents qui se ressemblent et qui revêtent tous les deux de multiples formes… Je rêverais donc à une performance avec de jeunes musiciens de jazz qui improvisent devant des coups de cœur photographiques! J’ai lancé l’idée et elle va se réaliser jeudi 4 octobre, le soir du vernissage suite à une rencontre avec un autre passionné de jazz et de photographie, Fred Blanc.


A: Que pensez-vous du projet Artsper ?
Cécile Schall: Grâce à internet, les artistes peuvent plus facilement diffuser leur travail et ils gagnent chaque jour en visibilité dans le monde entier. Pour la photographie, c’est une chance car c’est un medium particulièrement bien adapté à internet, mieux que la peinture ou la sculpture. 
Il reste cependant nécessaire que la mise en contact entre l’artiste et l’acquéreur se fasse par l’intermédiaire de professionnels: des galeristes, des foires ou des sites internet sérieux tels que Artpser, dont le concept, tel qui m’avait été présenté par Hugo Mulliez son fondateur, était d’être une foire permanente on line. J’ai trouvé l’idée géniale!

 

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