5 films à l’esthétique onirique

Rencontres - -

La relation entre arts plastiques et cinéma constitue un vaste champ d’étude qui connaît depuis quelques années un succès grandissant. Si elle a souvent été analysée, cette relation reste ouverte et permet de remettre en question en profondeur la pratique même du cinéma.

Envisager les rapports entre art plastique et cinéma aujourd’hui et explorer les frontières entre art plastique et cinéma revient à dépasser la représentation du geste artistique pour retourner au geste lui-même, en traitant des dimensions qui sont au cœur du geste créatif : le mouvement, le rapport au temps, à l’histoire et au monde contemporain, l’éternelle expérimentation… pour enfin dépasser les notions qui fondent les « arts plastiques » et les beaux-arts.

Car quand on voit le travail des directeurs d’image et leurs soucis de traduire la vision esthétique du réalisateur à travers une esthétique travaillée où rien n’est laissé au hasard, il est clair que les contours entre art et cinéma deviennent brumeux. Or, en dépit de ce lien très fort, il est commun d’associer des films visuellement réussis à un manque de contenu, de profondeur, et à un défilé d’images très belles.

Avec le festival de Cannes qui touche à sa fin, Artsper vous livre une sélection de films sortis ces 5 dernières années visuellement poignants.

 

 

{HER} (2013)

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Avec Her de Spike Jonze, le rouge est une couleur froide. Le nuancier chromatique du film parle de lui-même. rouge tulipe au rouge framboise, en passant par le rouge orangé, le grenadine et le rose amarante, Her décline plus de variations de rouge qu’il est possible d’en imaginer. Cherchant à se défaire dune vision du futur dépouillée et asceptisée, le film repeint tout en rouge, des chemises aux meubles et passant par le smartphone qui lui permet de communiquer avec sa dulcinée 2.0.

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Alain Nahum, Figuren, 2014, Proposée par Galerie Marie VITOUX sur Artsper

 

 

 

{LA VIE D’ADELE} (2013)

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Le film prend le parti pris de colorer l’ambiance d’un bleu mélancolique. De nombreuses allusions aux peintures de la période bleue de Picasso nous permettent de mieux comprendre ce choix chromatique ; le peintre espagnol considérait cette couleur comme la plus révélatrice de l’état d’âme mélancolique. La couleur innerve la photographie du film et immerge le spectateur d’emblée dans une ambiance triste. Il y a bien sûr la chevelure éclatante d’Emma lors de la première rencontre. Le personnage d’Adèle est constamment associée au bleu : lorsqu’elle se baigne dans la mer, désœuvrée et abattue, la caméra en plongée prend soin de montrer son corps en étoile, en symbiose avec le bleu aquatique.

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Lidia Vives, La Chambre Des Malades, 2014, Proposée par Fifty Dots sur Artsper

{ LAURENCE ANYWAYS}  (2012)

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Souvent critiqué pour la sur-esthétisation, ce film de Xavier Dolan démontre un travail minutieux de l’image, de la lumière, des costumes, des textures, avec une bande son omniprésente et des séquences onirique. Beaucoup reprochent aux séquences de Laurence Anyways de lorgner sur l’esthétique « arty pub », il n’en demeure moins que la mise en scène – kitsch, certes – est d’une beauté indéniable.

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Thiery Beyne, Back – 30, 2016, Proposée par 2ArtAngels sur Artsper

{FRANCES HA} (2012)

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Ici, Noah Baumbach nous livre son parti pris esthétique, qui suit le choix chromatique de plusieurs photographes urbains. « J’ai choisi le noir et blanc pour accentuer ce sentiment de renouveau : la filmer ainsi me permettait de regarder la ville avec des yeux neufs, d’en retomber amoureux. Je voulais que le film soit aussi joyeux, romantique et généreux que l’est le personnage de Frances Ha. Le noir et blanc allait dans ce sens, parce qu’il rend les choses belles et donne du rythme. »

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Boom Art, Mathieu Cesar Limited Skateboard Ziporra, 2014, Proposée par boom-art sur Artsper

{THE TREE OF LIFE} (2011)

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Terrence Malick est un réalisateur connu pour ses fulgurances esthétiques et ses images chargées d’une très forte ambition photographique. En explorant des techniques photographiques très poussées avec une profondeur de champs impressionnante, le film ne veut pas obliger le spectateur à regarder à un endroit particulier mais, au contraire, lui laisser la possibilité de s’attarder sur tout le champs de l’image.

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Tony Ellwood, In No Time #40, 2012, sur Artsper

{GRAVITY} (2013)

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Décrivant le périple de deux survivants d’un accident dévastateur au beau milieu de l’espace, le film interpelle par sa beauté plastique et constitue un véritable choc visuel. L’image, la performance, l’apesanteur ambiante font de Gravity un des rares films où le spectateur est quasiment dans la position de ceux qu’il voit à l’écran.

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Alain Longeaud, Space train 01, 2014, Proposée par Galerie François GIRAUDEAU sur Artsper

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3 Commentaires


daniela danilopol

Publié le 13 juin 2016, 12h18

Je Vous demande des excuses, c”est tres difficile a manoeuvrer le board du laptop sans les accents at les particularites du francais, especiallement quand on est habitue a ecrire tout en anglais…

daniela danilopol

Publié le 13 juin 2016, 12h13

Bonjour a tous ! Comme prof de francais, JE SUIS RAVIE D”AVOIR DECOUVERT VOTRE SITE!
C”EST REELLEMENT MAGNIFIQUE !
JE VOUS REMERCIE BEAUCOUP

daniela danilopol

Publié le 13 juin 2016, 12h09

Bonjour a tous ! Comme prof de francais, JE SUIS RAVIE D”AVOIR DECOUVERT VOTRE SITE!
C”EST REELLEMENT MAGNIFIQUE !
JE VOUS REMERCI BEAUCOUP

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