Que voir à Fotofever Paris?

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Du 15 au 17 novembre, Fotofever revient à Paris et envahit le carrousel du Louvre. Galeries, collectionneurs et institutions se partagent cet espace unique pour vivre intensément une même passion: l’amour de la photographie. Artsper vous en dit plus sur cette deuxième édition de Fotofever Paris et vous présente quelques oeuvres à admirer et à acheter à Fotofever…

Née de la volonté de créer un tremplin de promotion de la photographie, Fotofever met en avant une sélection pointue mêlant audace et diversité.

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L’escalier de la Reine, 2008 par Jean-Gabriel Barthélémy

Pendant deux siècles et sous quatre Rois, Versailles fut l’écrin et le symbole de la monarchie. La vie officielle des souverains se déroulait selon une étiquette immuable dans les Grands Appartements, les salons, la Galerie des Glaces, la Chapelle Royale et l’Opéra. Mais derrière ces pièces tapissées de soie et dorées à l’or fin, la vie grouillait. La famille royale se réfugiait dans des appartements privés pour échapper à la curiosité insatiable des courtisans.

Les photographies de Jean-Gabriel Barthélémy évoquent admirablement les différentes facettes de Versailles.
Pendant deux ans, il a photographié le palais côté pile et côté face, à la chambre 20×25 en lumière naturelle.

Equipé de deux lourdes valises (une pour la chambre, une autre pour les accessoires, les objectifs et les plans-films), il a joué sur les temps de pose, parfois supérieurs à 2 heures.
La chambre permet de redresser les lignes des perspectives et donc d’obtenir des cadrages impossibles avec des reflex. »

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Les amoureux de la Bastille par Willy Ronis 

Willy Ronis est une figure majeure de l’histoire de la photographie française et l’un des membres éminents de la photographie humaniste. Willy Ronis a débuté sa carrière dans les années 20 à Paris. Tour tour photographe-reporter de la capitale puis reporter social ( grèves chez Citroën-Javel ou avec le retour des prisonniers de la Seconde Guerre Mondiale), Willy Ronis obtient la médaille d’or à la Biennale de Venise en 1957. Eternel représentant de la photographie humaniste, Willy Ronis est décédé en septembre 2009. Il avait arrêté la photographie en 2001 et l’ensemble de son oeuvre a été offert à l’Etat.

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Bleu presque transparent par Patrick Van Der Elst

Patrick Van der Elst ne souhaite pas focaliser la lentille de son appareil photo sur ses propres traits ni sur son histoire personnelle. Il utilise l’objet, le mannequin, les jouets, les figurines, les bébés en caoutchouc pour nous raconter en langage direct des histoires, avec ses mots, ses ponctuations et avec un souci du détail qui ne peut laisser indifférent.

A l’opposé de la photographie spontanée et instantanée, sa démarche repose plus sur une intense réflexion et de longues mises en scène cliniques pour interroger notre époque. Avec le recours régulier à l’innocence morbide de poupées en plastique, de jeunes filles pudiquement dénudées ou de jeunes enfants au regard mélancolique, il aborde à sa façon le sexe, la société de consommation, la religion et le monde de l’argent.

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