QUE FAIRE CE WEEK-END ? LES EXPOSITIONS À NE PAS RATER

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Au détour d’un bureau de vote, la création est de bon augure. Engagement politique avant-gardiste ou mondes utopiques, les expositions résonnent d’autant plus fort.

Tiraillé entre la soif d’évasion et le désir d’aiguiser une réflexion, Artsper a voté ses 5 expositions en têtes d’affiche !

 

PARIS


ELI LOTAR ( 1905 – 1969 ) – JEU DE PAUME

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Travaux d’assèchement du Zuyderzee, Pays-Bas,1930 © Eli Lotar


Photographe et cinéaste français d’origine roumaine, Eli Lotar pointe son objectif sur des angles avant gardistes disparates : déambulations urbaines, portraits où résonnent
l’inquiétante étrangeté de l’être au sens freudien, photo reportages… Distillés par une fibre surréaliste, un souffle politique, un brin de poésie, l’humanisme se révèle. Pour preuve à l’appui, un documentaire iconique d’Aubervilliers, narré par Jacques Prévert, infiltre un caractère onirique à la misère de l’après-guerre.

Où ? Jeu de Paume, 1 Place de la Concorde, 75008 Paris
Quand ? Jusqu’au 28 mai

 

KEITA MORIS – DRAWING LAB PARIS 

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Vue de l’exposition Strings, par Keita Mori © Drawing Lab Paris

Lieu atypique ou hôtel arty, chaque étage est investi par l’imagination d’un artiste. Le Drawing Lab Paris, dirigé par la fondatrice du salon Drawing now, Christine Phal, aspire à extraire le dessin de son cadre pour en extraire toutes les ficelles. En guise d’ouverture, ce centre d’art privé convie Keita Mori sur « un projet ambitieux sur la migration, le transit, le passage entre deux états d’âme et deux états frontaliers. Avec la technique singulière qu’il a développée (d’immenses dessins muraux composés de fils textiles), l’exposition s’envisage comme la métaphore d’une traversée », explique le commissaire de l’exposition, Gaël Charbau.
Au rôle du spectateur ensuite de reconstruire mentalement l’espace, en tirant les ficelles des indices déposés sur les volumes et la perspective.

Où ? Drawing Lab, 17 Rue de Richelieu, 75001 Paris
Quand ? Jusqu’au 20 mai

 

AILLEURS


MUSICIRCUS. ŒUVRES PHARES DU CENTRE POMPIDOU – METZ 

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Olafur Eliasson, Your Concentric Welcome, 2004© Centre Pompidou, MNAM-CCI

A l’heure d’une musique omniprésente et omnipotente via des espaces sonores immersifs, la relation hybride entre les arts visuels et la musique trace sa route à Metz.

« Ce n’est pas suffisant d’entendre la musique, il faut aussi la voir », note le compositeur russe Igor Stravinsky. Musicircus prend au pied de la lettre ses mots par des synergies entre musicalité et mouvement. Les œuvres phares du Centre Pompidou mettent en lumière l’aube de l’art abstrait pour éclairer l’art contemporain. La performance Musicircus, signé John Cage, en 1967, « rapproche toutes les musiques qui sont ordinairement séparées » et ouvre le bal ainsi de la création pluridisciplinaire.

Où ? Centre Pompidou-Metz, 1 Parvis des Droits de l’Homme, 57020 Metz
Quand ? Jusqu’au 17 juillet

 

LES TRACES SENSIBLES DU RÉEL – MONTRÉAL 

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Et maintenant regardez cette machine ©  Emmanuel Licha  

Sous une dextérité et une finesse inébranlables, les conflits endémiques de la société sont mis à jour sous un nouveau visage. Avec vingt ans de pratique engagées derrière elle, la photographe Teresa Margolles tend à rendre visible l’invisible, en dénonçant la violence essuyée par la marge.
Et maintenant regardez cette machine, installation signée Emmanuel Licha, s’infiltre dans les hôtels de guerre de Beyrouth, Gaza, Kiev ou encore Sarajevo, pour saisir des prises de vues inexplorées. La trace des correspondants de guerre se révèle significative dans des espaces où les rapports entre les serveuses, clients, maîtres d’hôtels rajoutent une couche de sens au conflit.

Partir de la marge pour saisir les traces sensibles du réel, tel est l’exercice de deux artistes perspicaces et salutaires pour notre temps.

Où ? MACM, 185 Rue Sainte-Catherine O, Montréal, QC H2X 3X5, Canada
Quand ? Jusqu’au 14 mai

 

Marina Abramovic – Moderna Museet Stockholm

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© Marina Abramovic

Elle s’est fait le chantre de la performance. Sous ses allures de madone, Marina Abramovic, artiste serbe de 70 ans, s’érige comme une icône de l’art contemporain depuis sa performance à la Biennale de Venise. Le Moderna Museet de Stockholm offre la première rétrospective majeure d’une œuvre hybride récusant perpétuellement les limites physiques et mentales. Les écrans immersifs, exploitent cette idée, tandis que ses photographies ou même peintures soulignent le caractère protéiforme d’une artiste camélon.

Où ? Moderna Museet, Exercisplan 4, 111 49 Stockholm, Suède
Quand ? Jusqu’au 21 mai

 

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