L’essentiel de la semaine du… 14 Octobre

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Cette semaine Artsper vous emmène à Londres, en vous parlant d’une expo sur la relation performance/peinture, et vous dévoile une histoire incroyable mais vraie concernant certains tableaux de Magritte présentés au MOMA en ce moment. On vous met au vert avec l’artiste anglaise Anna Garforth, puis on vous présente le roman Forêt Noire de Valérie Mréjen.

Une expo: A Bigger Splash: Painting after performance
Quelle est la relation entre la performance et la peinture ? C’est autour de cette question que s’articule l’exposition A Bigger Splash : Painting after performance à la Tate Modern. En présentant les œuvres phares de plus de quarante artistes, allant de Jackson Pollock à David Hockney, l’exposition aborde l’influence du monde théâtral sur la peinture à partir des années 1950. Vous avez jusqu’au 1er Avril pour vous y rendre.

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Tate Modern, Bankside  London SE1 9TG, Royaume-Uni

Un livre: Forêt noire, Valérie Mréjen.
Si vous ne la connaissez pas encore, Valérie Mréjen est une romancière, une plasticienne et une vidéaste française, née en 1969. Une rétrospective de son travail a eu lieu au Jeu de Paume en 2008, et en 2012, elle est à l’honneur du Centre Pompidou lors du Nouveau Festival avec une carte blanche autour de l’écrivain l’écrivain W. G. Sebald. Ce livre raconte les fantômes qui habitent la mémoire. Comme souvent dans ses textes, elle fait un inventaire incomplet de quelques histoires et récits de disparitions qui reviennent avec familiarité, et une certaine régularité, des gens que Valérie Mréjen a connus ou dont on lui a parlé.

Une anecdote: une œuvre en cache une autre à l’expostion The Mystery of the Ordinary  de René Magritte au MOMA.
Un article du Journal des Arts révèle que sous le Portrait, une toile peinte par l’artiste en 1935, se cache une autre peinture. Des experts s’en sont rendu compte car les bords du tableau étaient recouverts de peinture, trait inhabituel chez le peintre belge, qui avait l’habitude de les laisser en blanc. La toile a été passée aux rayons X et on a découvert que sous la première couche se dissimulent d’autres images. En effet, les rayons font resurgir la tête et le torse d’une femme nue. Suspens…

Le conservateur de l’ Institut d’ Art de Chicago Brad Epley  fait le rapprochement avec une autre œuvre  de l’artiste surréaliste, datant de 1927, la Pose enchantée, dont on ignore la localisation et le propriétaire, et qui a disparu depuis 1933.

Mais à quelques détails près, le dessin qui réapparaît ne correspond pas à celui de la Pose enchantée. Donc on soupçonne que ce soit un fragment de l’œuvre qui aurait été découpée en quatre morceaux par Magritte, pratique courante à l’époque car l’artiste sans trop de moyens financiers réutilisait ses toiles jugées médiocres puis repeignait par dessus.

Mais une question subsiste: où sont donc les trois autres fragments?

Probablement  sous trois autres tableaux de la même taille et de la même date que le Portrait. Et l’ on découvre que c’est sous  Modèle Rouge, réalisé en 1935!  Une toile qui fait partie des collections du Moderna Museet de Stockholm.

La première moitié du tableau a donc été localisée, reste donc à  mettre la main sur la seconde. Et cela n’est pas une mince affaire car il existe de nombreuses toiles de ce format et de cette période. De plus, celles ci appartiennent à des collectionneurs privés.

Affaire à suivre…

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Modèle Rouge, 1935 

Une artiste à découvrir : Anna Garforth
Issue de la Central Saint Martins School de Londres, diplômée en graphic design, Anna s’est fait remarquer grâce à ses superbes “moss graffiti”. L’idée du moss graffiti est d’utiliser, comme le graffiti classique, les murs de la ville comme support de création. La différence (de taille) est qu’Anna n’utilise pas des bombes mais un élément organique: de la mousse, qu’elle récupère souvent dans les cimetières (la mousse pousse sur les tombes donc en plaques, plus faciles à travailler!). Avec cette mousse Anna tapisse les murs de mots ou de phrases qui l’inspirent. Le procédé est 100% biodégradable puisque même la colle pour faire adhérer la mousse aux aspérités du mur est réalisée à base de yaourt de bière et de sucre.

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