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Le vendredi chez Artsper, on médite et on s’évade: cette semaine Artsper vous emmène en Bretagne aux origines de l’expressionisme tout en philosphant sur les mots de Rodin. 

 On médite …  Auguste Rodin

« L’art c’est la contemplation, c’est le plaisir de l’esprit qui pénètre la nature et qui y devine l’esprit dont elle est animée »

On s’évade… en Bretagne

Artsper a pris le large dernièrement pour  passer un  week-end en Bretagne et nous vous conseillons d’en faire autant. Nous en avons profité pour visiter le musée des Beaux-Arts de la ville qui mettait l’expressionnisme allemand à l’honneur.

L’expressionnisme allemand justement, nous n’en connaissions pas grand-chose, pour ainsi dire presque rien, lorsqu’en compagnie de quelques amis nous entrons au musée des Beaux Arts de Quimper. Attirés par l’affiche, de Kirchner, « L’Artiste Marcella » (voir photo ci-dessus), sur fond de couleurs vertes et bleu nuit, par le catalogue, et par quelques articles de presse à peine lus sitôt oubliés, nous décidons de nous aventurer dans ce milieu que nous ne connaissons que très peu. La visite terminée nous nous retrouvons autour d’une marmite de moules marinière et de quelques bières et nous échangeons nos impressions, nos émotions.

« Je comprends mieux maintenant ce qu’est l’expressionnisme allemand (1905-1914) : « libération du trait, exaltation de la couleur ».

« Ces peintres, nous dit-on, ont subi l’influence de Van Gogh et de Gauguin. Par moment j’ai pensé à Van Dongen ».

« Mon préféré… « La pause de midi »… Un attelage de chevaux, une terre labourée, un paysan à l’ombre. J’aime ces couleurs fortes et différentes ».

« Pour ma part je retiens un dessin de Kirchner « Femmes au bain ». Un sujet souvent traité par Degas et Bonnard mais ici la pureté du trait guide mon choix ».

« Moi, ce que m’a intéressé c’est de suivre, sur moins de 10 ans, l’évolution d’un artiste à travers ses œuvres. Ici, à l’approche de la 1ère guerre mondiale, les couleurs deviennent de plus en plus sombres ».

« Le nu, un des thèmes privilégiés par les peintres de l’expressionnisme allemand… Dès l’entrée de l’exposition j’ai aimé un « Fränzie allongée » de Erich Heckel. On ne vise pas la perfection, ce qui prime c’est le trait libéré ».

Die Brücke à Quimper, une exposition qui malgré quelques défaillances dans l’organisation (affiches épuisées, catalogue en cours de réimpression, etc.) nous laisse un excellent souvenir, « libération du trait, exaltation de la couleur ». Un bon moment et comme la ville est belle !

Die Brûcke – Aux origines de l’expressionnisme – Jusqu’au 8 octobre -Musée desBeaux-Arts, place St Corentin 29000 Quimper

 

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