7 photographes à suivre

Focus - -

Zoom sur les pixels de demain à travers 7 talents dont la griffe présage de beaux jours pour la photographie. Avec pour habitude de promouvoir les artistes de la nouvelle vague, Artsper sélectionne aujourd’hui la fine fleur du huitième art.

 

#1 JACK DAVISON

777

© Jack Davison

Éclipsé de la scène médiatique française, Jack Davison jouit d’une renommée outre-Atlantique suite à une série de portraits de 26 Etats américains. Par une utilisation acérée du monochrome, le jeune britannique, dévoile une esthétique ciselée où minimalisme et élégance coopèrent. Il a d’ailleurs l’habitude de jouer un combat pictural de l’ombre contre la lumière, où guettent les ombres de Man Ray, Alfred Stieglitz et de l’expressionnisme allemand.

 

#2 PAUL ROUSTEAU

12

 © Paul Rousteau

Couronné par le Festival international de mode et de photographie de Hyères, Paul Rousteau, auto-baptisé « peintre oisif », dissout le médium photographique sous fond de camaïeux oniriques.
De Libération aux Inrocks en passant par Télérama… sa touche picturale s’infiltre jusqu’à la galerie d’Agnès B et filtre aussi les visages iconiques de Pierre Niney, Fanny Ardant… sous un régime non représentatif mais « impressionniste » dans la lignée d’un Soleil levant au sens où la sensation prime sur l’identification du réel.

 

#3 LIAT ELBLING

888888888888

© Liat Elbling

Liat Elbling ou l’invitation à un triple jeu : jouer avec les canons de la photographie, l’illusion du réel et l’aspect bidimensionnel du 8ème art. Les frontières graphiques sont déjouées sous l’empreinte de l’artiste israélienne qui s’applique à nous brouiller avec la réalité mais sûrement pas avec le sentiment esthétique saisi par une construction à l’interstice d’un art minimaliste et éthéré.

 

#4 ROMY ALIZÉE

romy

© Romy Alizée

Modèle pour quelques grands noms de la photographie, Romy modèle aujourd’hui une vision de la capture d’image antique sans ambages. Orientant son objectif vers un objectif dénué de normes classiques, guidée par le culte de la pluralité des corps et par la rupture avec la dichotomie des sexes, la jeune électron libre insuffle un engagement envers le féminisme à faire pâlir les réfractaires.

 

#5 SOPHIE GREEN

 04__SophieGreen
©  Sophie Green

Sophie Green ou l’art de l’inframince (à la limite du perceptible). En juxtaposant deux images tranchantes, la jeune Londonienne compose une narration en liant deux éléments associés par une couleur, une texture, une ligne de fuite… Comme deux univers qui se renvoient la balle, les associations se font écho sur une subtilité intuitive. C’est sur ce jeu des correspondances que Sophie Green extrait les nuances de la société, du salon de coiffure afro à une course de banger, aucun champ social ne passe à la trappe de son œil transversal.

 

#6 Lola Khalfa

mmmmm

© Lola Khalfa

Des visages au détour de venelles, la ferveur des liens derrière les vestiges… l’identité (de la nation et de l’individu) est l’objet d’étude de cette jeune photographe. En toile de fond, l’Algérie infiltrée par un double trouble, celui des conflits et du flou pictural. Sous la lumière du sud, surgit un sentiment viscéral, celui de la terre et de la chair qui relie l’artiste à ce même rapport sacré qu’entretenait Albert Camus avec sa patrie.

 

#7 LUIS ALBERTO RODRIGUEZ

 

rodriguez-fubiz

 © Luis Alberto Rodriguez

Agenceur de formes hybrides, l’artiste originaire de la Grosse Pomme, façonne une figure réconciliant les oppositions propres à la mythologie : Dionysos (le règne du désordre) et Apollon (l’harmonie), monstruosité et gracilité, imaginaire et réalisme.
Enroulé  sous des drapés fastueux, L-A Rodriguez met à mal le corps, et au-delà, la figure mythifiée du corps voilé. Hissant l’harmonie des formes et des couleurs au rang de l’engagement, le photographe désarticule les stéréotypes en déshabillant l’être de son caractère univoque.

 

 

Partager cet article :

Laisser un commentaire