Plus que quelques jours pour voir 4 expositions incontournables

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En ce début février, alors que plusieurs expositions courent sur le mois, certaines, d’envergure, sont sur le point de s’achever. Artsper revient sur 4 expositions pour lesquelles ils ne restent que quelques jours.

 

{WARHOL UNLIMITED – Musée d’Art Moderne}

Encore 5 jours : 2 octobre 2015 – 7 février 2016

Warhol est tellement médiatisé que l’on penserait ne rien apprendre en visitant une nouvelle exposition de lui. Détrompez-vous ! « Warhol Unlimited » révèle que l’artiste recèle toujours d’une part de mystère. Le Musée d’Art moderne de la Ville de Paris lui consacre une exposition exceptionnelle à Andy Warhol (1928-1987) avec plus de 200 œuvres. Les Shadows y sont exposées dans leur intégralité pour la première fois en Europe, et constituent un ensemble de 102 toiles sérigraphiées de 17 couleurs différentes se déploient sur une longueur de plus de 130 mètres. L’exposition met en avant une dimension essentielle dans le travail de Warhol : Sa capacité de Warhol à ébranler les conventions de l’art depuis la conception des œuvres jusqu’à leur mise en scène. A la question de savoir si elles étaient de l’art, Warhol répondait non : « … on passait de la disco durant le vernissage, je suppose que ça en fait un décor disco ». D’autres pièces de séries iconiques des series telles que lesElectric Chairs (1964-1971), les Jackies (1964), lesFlowers (1964-1965), les Maos (1972-1973) y sont également exposées.

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Andy Warhol, Self-portrait, 1966 © 2015 The Andy Warhol Foundation for the Visual Arts

 

{WILFREDO LAM – Centre Pompidou}

Encore 13 jours : 30 septembre 2015 → 15 février 2016

Wifredo Lam (1902 — 1982) est à l’honneur au Centre Pompidou avec une exposition de ses œuvres des années 1930 aux années 1970. L’exposition est de très grande envergure avec plus de 400 œuvres (peintures, dessins, photographies, revues et livres rares), et retrace son parcours entre les Amériques et l’Europe. Son œuvre phare, La Jungle, 1943, est exceptionnellement prêtée par le MoMa de New York.

L’exposition a pour but de replacer l’œuvre de l’artiste cubain dans l’histoire de l’art moderne, dont il est l’un des acteurs essentiels, tant en Europe qu’aux Amériques. L’exposition présente des séquences éblouissantes de beauté et réussit à nous faire pénétrer dans la vie intime de l’artiste et sa fréquentation du cercle de poètes et d’intellectuels qui ont marqué sa vie et le siècle.

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Wifredo Lam, La Jungla, 1943, © Adagp, Paris 2015

 

{DOUBLE JEU – Galerie Eva Meyer}

Encore 4 jours : 9 janvier → 6 février 2016

Les œuvres de 8 artistes présentées au sein de l’exposition ouvrent sur une multiplicité de strates issues de gestes répétés, dédoublés ou accumulés. Plusieurs techniques, plusieurs objets, plusieurs images se juxtaposent simultanément, coexistent, pour faire œuvre par le biais d’un usage ludique d’incrustation, de trompe l’œil ou de trucage.

Les artistes s’attachent à exposer avec malice le doute ou la désillusion, ils mettent à mal la perception de l’œil, ils trompent l’autre jusqu’à se tromper eux-mêmes faisant naître au sein de l’œuvre l’ambivalence et l’altérité du geste artistique même. Pas de véritable posture mais un jeu reprenant les codes visuels ou matériels de notre quotidien pour nous emmener dans un univers critique ou poétique, non sans ironie. A apprécier pendant 4 jours encore!

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WERNER BÜTTNER, Juvenat, 2004 © photo M. Domage & Courtesy of Galerie Eva Meyer, Paris

 

{JÉRÉMIE PAUL – Maëlle Galerie}

Encore 4 jours : 8 janvier → 6 février 2016

Les œuvres de Jérémie Paul sont particulières en ce qu’elles exposent une hybridation croissantes des cultures et de leurs images. Les acculturations, les survivances de traditions et leurs disparitions, les fabuleux syncrétismes des peuples, de leurs divinités et de leurs langues sont autant de sources d’inspiration auxquels l’artiste est sensible. Jérémie Paul retient à chaque halte de sa traversée des styles, des cultures, des techniques et des mondes, que ce qui lui permet de construire un espace poétique aussi inattendu que celui de la rencontre d’une pastèque et d’un hippopotame, d’un condor et d’une casquette. Jérémie Paul fait le lien entre plusieurs genres artistiques : expressionnisme, surréalisme, pop art, dessin satyrique, cartoons et les icônes de plusieurs civilisations. Il part à la rencontre de multiples techniques, installation, porcelaine, gravure, peinture, dessin. D’Haïti, Jérémie Paul retient la figure d’Erzulie, entre Madone et vaudou. Du Mexique, le rouge incandescent des laines des tapissiers des montagnes. Du japon, la vague universelle d’Okusai, de l’hindouisme le dieu Vâyou, insaisissable, des USA, la pop culture, les boîtes de soupe d’Andy Warhol, l’étoile noire de Star Wars, enfin le fameux « Yes We Can » réapproprié par un Mickey transgenre. Un véritable archipel artistique !

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Jérémie Paul, ColdSouth, 2014,Courtesy of the artist & Maëlle Galerie, Paris
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1 Commentaire


Hennache Genevieve

Publié le 04 février 2016, 00h56

Souhaiterais être informée des expos ou galeries , fondations , intéressantes, incontournables , originales sur Paris et proche banlieue . Arrive à Paris début Mars 2016
Merci

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