« Ludwig van. Le Mythe Beethoven » à la Philharmonie de Paris

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Après avoir consacré ses récentes expositions à des figures aussi diverses que David Bowie, Pierre Boulez ou Marc Chagall, la Philharmonie de Paris propose un regard nouveau sur l’une des figures centrales de l’imaginaire musical européen et mondial, le compositeur Ludwig van Beethoven, à découvrir jusqu’au 22 janvier 2017.

 

La stature du créateur Beethoven dépasse de loin le cadre de la musique dite classique. Présent sous des formes artistiques extrêmement variées, Beethoven renvoie aujourd’hui à un imaginaire collectif, à la fois populaire et savant, politique et artistique, dans lequel se mire constamment notre humanité.

 

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John Baldessari, Beethoven’s Trumpet (with Ear), opus 131, 2007, Los Angeles, Los Angeles County Museum of Art, Gift of Margo Leavin © courtesy of John Baldessari

 

Le « mythe » beethovénien traverse les genres artistiques, dépasse les frontières culturelles et géographiques et devient en même temps le signe d’une tradition et le symbole d’une modernité sans cesse renouvelée. Mais son universalité, la pluralité des interprétations qu’il a suscitées au fil de l’histoire et sa capacité à sortir « indemne » de toutes les récupérations de sa musique ou de son image en font un exemple unique dans l’histoire des arts.

C’est précisément cette diversité stylistique, mêlant la musique aux arts « traditionnels », comme la peinture et la sculpture, ou aux arts et média de la modernité, comme le cinéma ou la publicité, qui rend possible une telle exposition : tout en maintenant la musique et la vie de Beethoven au cœur de son parcours, cette rétrospective vise à montrer comment, dès son décès en 1827 le mythe « Ludwig van » ne cesse de creuser son inscription dans le paysage artistique, mais aussi politique, social et religieux.

 

photo2-minCarl Schweninger (1854-1912), Beethoven dans un paysage d’orage, troisième quart du XIXe siècle, lithographie en couleur contrecollée sur carton, Paris, Musée de la musique © Musée de la musique / Jean-Marc Anglès


 

ÉLECTRISER L’ŒIL ET L’OREILLE : UN PARCOURS VISUEL ET SONORE 

Mises en scène héroïques, portraits intimes, sculptures grandiloquentes, performances, publicités, masques mortuaires, objets reliquaires, œuvres cinématographiques, affiches de propagande, maquettes d’architecture et installations contemporaines : plus 250 œuvres visuelles et sonores témoignent de la prodigieuse fécondité de l’imaginaire suscité par Beethoven. À la démonstration visuelle répond un riche parcours sonore explorant sa postérité musicale, depuis la Fantaisie opus 17 de Schumann, jusqu’au remix de la Dixième symphonie de Beethoven de Pierre Henry, sans négliger les musiques actuelles et populaires, et notamment les expérimentations de la scène électronique.

 

DE 1827 À NOS JOURS :
UN PARCOURS THÉMATIQUE

Au cœur de ces grands axes thématiques, plusieurs salles explorent des pages historiques de la postérité de Beethoven : la transformation de son corps en reliques ; l’expérience sensorielle que l’on peut faire de la Symphonie « Pastorale » ; le rapport d’émulation fascinant qu’entretient le cinéma avec Beethoven ; l’hommage à Beethoven rendu en 1902 par les artistes de la Sécession regroupés autour de Klimt ; ou encore l’ampleur ambivalente des célébrations du bicentenaire de sa naissance en 1970.

 

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Andy Warhol (1928-1987), Beethoven, d’après le portrait de Joseph Stieler, 1987, sérigraphie, Bonn, Beethoven-Haus © The Andy Warhol Foundation for the Visual Arts, Inc./ADAGP 2016

 

COUP DE CŒUR ARTSPER : LES PROLONGEMENTS CONTEMPORAINS 

Déroulant presque deux siècles de création, l’exposition provoque également la confrontation au mythe en insistant sur ses prolongements contemporains et sur la richesse des créations que Beethoven suscite au présent. Plusieurs commandes artistiques ont de plus été initiées : achevées pour l’exposition, les créations audiovisuelles de Macha Makeïeff, tout comme les œuvres du célèbre photographe Oliviero Toscani, témoignent de la vigueur actuelle de l’imaginaire beethovénien. Par ailleurs, ponctuant le parcours, trois salles dédiées à des installations audiovisuelles immersives invitent les visiteurs à faire, de manière inédite, l’expérience sensorielle de l’actualité du propos.

 

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1 Commentaire


Monique Martens

Publié le 30 novembre 2016, 06h36

Beethoven je le connaissais dès mon enfance, car ma tante Didy de Fleurus, grande pianiste avait une photo du musicien près du piano, et certains dimanches nous allions chez mes grands parents paternelles et elle jouait du piano pour nous apprendre les chansons françaises.
30/11/16.

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