« LA VIE MAGNIFIQUE »: LA NOUVELLE PROGRAMMATION DU PALAIS DE TOKYO

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Pour cet automne, le Palais de Tokyo présentera une programmation autour de cinq artistes rassemblés sous le titre prometteur de « La Vie Magnifique » avec pour ambition d’introduire de la poésie dans tous les moments de notre vie, même les plus banales. Ce thème sera décliné par trois générations d’artistes qui embellissent notre quotidien.

Au programme, l’artiste suisse Ugo Rondinone, dont les oeuvres célèbrent le poète américain John Giorno, figure majeure de la scène underground américaine des années 1960 dans la mouvance de la Beat Generation.

L’islandais Ragnar Kjartanson représente les stéréotypes du bonheur occidental entre banal et sublime. Il proposera notamment une installation performative intitulée « Bonjour » traitant de la fragilité des sentiments.

Enfin, la dernière de ce trio d’artistes est la jeune Mélanie Matranga, coup de coeur d’Artsper, qui présente ici sa première exposition personnelle d’ampleur nationale. Cette artiste a accumulé les prix au cours des dernières années et fait une entrée très précoce dans un musée de renommée internationale.

mélanie matranga

Né à Marseille, cette jeune artiste 30 ans a étudié à l’ENSBA et a fait partie des artistes séléctionnés pour le Prix de la Fondation d’Entreprise Ricard en 2014. La même année, Mélanie Matranga a été la lauréate du Frieze Artist Award, qui permet à chaque édition à un artiste émergent de réaliser et présenter une œuvre spécifique dans le cadre de la foire londonienne.

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A to B coffee- For Frieze Award Artist 2014

L’exposition que lui consacre le Palais de Tokyo cet automne présentera un important ensemble d’images, de sculptures et d’éléments d’architecture.

Les œuvres de Mélanie Matranga mêlent des signes renvoyant à l’intériorité et des éléments liés à des attitudes et des habitudes sociales. Par exemple, ses sculptures en silicone empruntent leurs formes à des intérieurs. Réalisées en moulant des meubles, des parois, des sols ou autres surfaces en volumes présentes dans des espaces domestiques, ces empreintes en dessinent les fantômes au sein de l’exposition. Elles figurent métaphoriquement des moments subjectifs, et renvoient de manière sensible à des états de relâchement, de flottement ou de suspens.

DP Octobre- FR-BD

 A perspective, somehow, 2015.

L’exposition est décomposée en plusieurs espaces  à travers lesquels le visiteur est invité à évoluer en passant d’un état à un autre. Un fumoir (fonctionnel), deux mezzanines, des canapés ou des lits sur lesquels s’installer pour regarder la télévision et un film de fiction inédit de l’artiste sont également présentés au cours de l’exposition, ainsi que des lampes en papier japonais inspirées par le travail d’Isamu Noguchi.

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