Plus Jamais Seul – Hervé Di Rosa et les Arts Modestes : nouvelle exposition de la Maison Rouge

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Plus jamais seul, Hervé Di Rosa et les arts modestes, poursuit le cycle des expositions de La Maison Rouge consacré aux collections privées, du 22 octobre au 22 janvier. Après Arnulf Rainer en 2005 et Jean-Jacques Lebel en 2010, la fondation invite pour la troisième fois un artiste à mettre en regard son travail avec les œuvres et objets qu’il a collectés.

 

Hervé Di Rosa Cabinet du Docteur Maguey, 2000, acrylique sur toile, 220 x 246 cm

Hervé di Rosa Cabinet du Docteur Maguey, 2000, acrylique sur toile, 220 x 246 cm

 

Figure incontournable de la scène artistique et acteur majeur de la Figuration libre, Hervé Di Rosa (né à Sète en 1959) s’est engagé à partir des années 1980 dans la reconnaissance de l’art modeste qu’il définit lui-même comme « proche de l’art populaire, de l’art primitif, de l’art brut mais ne s’y réduit pas. Il est autant composé d’objets manufacturés que d’objets uniques, pour la plupart sans grande valeur marchande mais à forte plus-value émotionnelle. Les amateurs se retrouvent au-delà du regard critique, de la notion du bon ou du mauvais goût, de la rigueur esthétique, dans un sentiment de bonheur éphémère et spontané, aux parfums de souvenirs d’enfance et de plaisirs simples et non théorisés ». En 2000, il fonde à Sète le MIAM (Musée International des Arts Modestes) qu’il préside depuis et dans lequel il dévoile exposition après exposition les multiples facettes de cet art modeste.

L’exposition de La Maison Rouge, qui couvre les développements du travail d’Hervé Di Rosa depuis le début des années 1980, met en évidence la place centrale de cet art qui l’accompagne dans sa démarche.

 

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Hervé Di Rosa dans son atelier, Paris, 2016 © Marc Domage

 

Si la peinture de Matisse, Picabia ou Dubuffet a pu l’intéresser et l’inspirer, les références à la bande-dessinée, aux fanzines et aux dessins animés, ont elles aussi imprégné son travail. Ce recours à une imagerie colorée et illustrative, et la reprise des codes de la bande dessinée, le feront connaître du grand public, avec ses compagnons d’alors, Robert Combas, François Boisrond et Rémi Blanchard, comme les tenants de la Figuration libre. Grand amateur de BD, Hervé Di Rosa possède une bibliothèque de plusieurs milliers de titres. Ces ouvrages et les figurines qui en sont dérivées et qu’il collectionne, tapissent littéralement les murs de son atelier parisien.

 

Chez Hervé Di Rosa la pratique artistique est aussi indissociable du voyage et, des œuvres, objets d’art et savoir-faire qu’il rencontre ou collecte lors de ses périples. Il s’en nourrit, élabore de nouvelles techniques et produit de nouvelles formes : peinture à la tempera et à la feuille d’or à Sofia en Bulgarie, bas-reliefs en bois et bronze à la cire perdue à Foumban au Cameroun, peintures sur bois à Kumasi au Ghana, arbres de vie au Mexique, laque au Vietnam… L’exposition présente une sélection de ces réalisations et les associe pour certaines aux productions dont elles sont issues.

 

Retrouvez certaines éditions de l’exposition sur Artsper ici.

 

Au-delà de son caractère rétrospectif, le parcours de l’exposition s’attache ainsi à faire découvrir les multiples collections entreprises par Hervé Di Rosa et témoigne de leur rôle capital dans son travail.

 

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Hervé Di Rosa, Découverte de l’art modeste, 2007, papier peint, dimensions variables © Adagp / Pierre Schwartz

 

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1 Commentaire


nony

Publié le 31 octobre 2016, 06h26

tres sympa je ne connaissais pas, j aime ses couleurs , ses dessins …

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