IAC, DE LEUR TEMPS : DE L’AUDACE ET DE L’ENGAGEMENT

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Dans le cadre de la 5e édition de l’exposition triennale 
de l’ADIAF, De leur temps, l’Institut d’art contemporain présente un nouvel instantané des collections françaises d’art contemporain à travers une sélection d’œuvres acquises depuis 2012. Reflet de la vitalité des collectionneurs français pour l’art contemporain, cette manifestation a pour vocation de faire partager leur passion tout en donnant la mesure de leur implication pour l’art « de leur temps » et est à découvrir jusqu’au 8 mai 2016 à l’IAC de Villeurbanne.

 

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Matt Mullican, IAC Mural, 6 June 2010 © Blaise Adilon

 

{L’IAC, INSTITUT D’ART CONTEMPORAIN DE VILLEURBANNE}

L’Institut d’art contemporain (IAC) est le fruit, en 1998, de la fusion du Nouveau Musée et du Fonds Régional
 d’Art Contemporain Rhône-Alpes. Il est de ce fait un
 outil de création, d’expérimentation et de recherche pour l’art actuel. Il développe une activité d’expositions et de rencontres combinée à la constitution d’une collection
 au rayonnement international. Il prolonge ses activités 
de recherche par la diffusion de son fonds dans l’ensemble de la région Rhône-Alpes, au niveau national et
 international.

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Jonathan Loppin, Déracinés, 2016 © Blaise Adilon

 

{DE LEUR TEMPS : DE L’AUDACE ET DE L’ENGAGEMENT}

L’exposition triennale De leur temps est une autre manifestation de la volonté de l’ADIAF de mobiliser les collectionneurs et de stimuler leur goût de la collection.
 En donnant à ses membres la possibilité de présenter leurs dernières acquisitions dans un espace public, elle leur permet de s’exprimer au-delà de la sphère strictement privée et d’afficher au grand jour des choix librement assumés.

L’Institut d’art contemporain qui l’accueille cette année a placé cette cinquième édition sous le signe de l’audace et de l’engagement, renvoyant par là-même à ce qui le caractérise : outil d’expérimentation et de recherche dont la création et la production constituent les fondements.

L’exposition De leur temps s’est déroulée en 2004 à Tourcoing, puis en 2007 à Grenoble, en 2010 à Strasbourg
et en 2013 à Nantes. Nous voici en 2016 à Villeurbanne, accolée à Lyon, formant une immense agglomération active, prospère, agréable et culturellement positive. Sa biennale fait rêver les amateurs d’art de nombreuses métropoles et
pays étrangers.

 

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Delphine Balley, Faux-semblants (1), 2016 © Jacques Caton

 

{129 ARTISTES, 85 COLLECTIONNEURS
, 157 OEUVRES, 12 PRODUCTIONS INÉDITES}

L’Institut d’art contemporain en tant que centre d’art s’est proposé d’envisager cette exposition moins comme un panorama des collections françaises que comme l’activation et la mise en évidence du lien entre l’artiste et les différents maillons de la « chaîne de coopération » de la production artistique.
 Au-delà des 157 œuvres rassemblées ici, il s’agit d’amorcer un pas nouveau. Avec 12 œuvres spécifiquement créées pour cette occasion, l’IAC permet par sa dimension prospective
de cristalliser la relation à la production de l’art. Comment accompagner l’artiste dans la réalisation d’un projet inédit en lien avec un centre d’art ? Ce sont là 12 collectionneurs mécènes qui se sont lancés aux côtés de l’IAC dans l’expérience de la création.

Un projet comme Le Temps de l’audace et de l’engagement permet d’instaurer une dynamique alternative où chaque terme de l’avènement de l’œuvre est réévalué et surtout où un autre regard que celui du marché d’un côté et de l’institution de l’autre est rendu possible.

En incitant ces collectionneurs à choisir non pas une œuvre déjà réalisée mais une promesse d’œuvre, l’IAC instaure une collaboration triangulaire autour de l’artiste, renvoyant là
à une responsabilité collective. Au-delà de l’expérience de l’œuvre, se donne à éprouver ensemble celle, intérieure, de la création. Sont valorisés alors le temps de la prospection, le temps de la rencontre, puis celui de l’accompagnement, en opposition au rythme accéléré qu’impose le marché.

Si le temps de l’audace était, dans un monde en transformation, celui de l’engagement partagé, pour préserver la liberté de création ?

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