« EPPUR SI MUOVE », ART ET TECHNIQUE, UN ESPACE PARTAGÉ

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A l’entrée de cette exposition au titre énigmatique, « Eppur si muove » (« et pourtant elle tourne ») -référence à la célèbre phrase attribuée à Galilée défendant l’héliocentrisme lors de son procès devant l’inquisition- trône une réplique du pendule de Foucault : en voilà déjà assez pour annoncer l’ambition et l’ampleur de cette exposition mûrie sur plusieurs années et qui se tient du 9 juillet 2015-17 janvier 2016 au MUDAM de Luxembourg.

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Fac-similé du pendule de Léon Foucault, 2015. © Photo : Rémi Villaggi Metz / Mudam Luxembourg

 

Fruit d’une collaboration entre le Musée des Arts et Métiers de Paris et le Mudam du Luxembourg, cette exposition inédite met en regard des objets historiques et des œuvres d’artistes contemporains pour mettre en avant les synergies entre les arts visuels et la technique.

L’objectif ne se limite pas à faire des rapprochements purement formels entre objets techniques et œuvres d’art dans l’optique de dresser un cabinet des curiosités, mais bien de s’intéresser à la manière dont la création moderne et contemporaine se nourrit des innovations techniques pour poser d’une manière originale les questions qui animent le monde de la science.

L’exposition, qui réunit environ 70 pièces datant du XVIIIème siècle à nos jours mis provenant du Musée des Arts et Métiers en regard de plus de 130 œuvres d’art contemporains, se déroule en trois temps : « La Mesure du monde », « La Matière dévoilée », et « Les Inventions appliqués » et aborde les questions de la mécanique céleste, la géométrie descriptive, la mesure du temps et de l’espace, l’observation de l’infiniment grand et de l’infiniment petit, les ondes lumineuses etc.

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Jean Tinguely, Fatamorgana, Méta-Harmonie IV, 1985, © ADAGP, Paris, 2015 / Photo : Rémi Villaggi Metz / Mudam Luxembourg

« Eppur si muove » est un plaidoyer pour l’instrumentation des savoirs scientifiques et techniques dans le processus même de création artistique.

Le concept est dense mais la sélection d’artistes n’en est pas moins ambitieuse et riche : on compte des œuvres d’artistes de renom international tels que Nam June Paik, Olafur Eliasson, Lisa Oppenheim, Stelarc, Wim Delvoye, Rebecca Horn, ou encore Damien Ortega.

C’est donc un espace partagé que le visiteur est invité à découvrir, celui des artistes et des scientifiques, dans lequel les problématiques et les regards se croisent de manière inattendue et complémentaire.

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Damián Ortega, Miracolo Italiano, 2005, © Serralves Foundation – Photo : Rémi Villaggi Metz / Mudam Luxembourg

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