DUST: HISTOIRE DE POUSSIÈRE- LA DERNIÈRE EXPO DU BAL A NE PAS MANQUER!

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Pour faire honneur au mois de la photo à Paris, Artsper vous recommande la dernière exposition du BAL : « DUST : Histoires de poussière », du 16 octobre 2015 au 17 janvier 2016, qui rend hommage à l’une des grandes figures de la photographie du XXème siècle.

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Élevage de poussière, Man Ray et Marcel Duchamp, 1920, Courtesy Galerie Françoise Paviot © ADAGP, Paris, 2015

A l’origine de cette exposition au titre intriguant se trouve l’œuvre crée en 1920 par Marcel Duchamp et Man Ray intitulée Elevage de poussière : alors que Man Ray est encore un photographe méconnu et qu’il se trouve dans l’atelier de Marcel Duchamp, il photographie une partie de l’œuvre emblématique de celui-ci, Le Grand Verre : une plaque de verre recouverte de poussière. Le résultat est un cliché énigmatique dont l’objet est non identifiable. Vue aérienne, plan rapproché, nature morte ou paysage, l’image nous emmène aux limites de la représentation photographique et nous fait porter notre attention sur un élément évanescent de notre vie quotidienne : la poussière.

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Séquence extraite du livre de Gerhard Richter, 128 Details from a Picture (1978), 1995. Courtesy de l’artist et de la Marian Goodman Gallery

Au travers de 150 œuvres et objets, l’exposition du BAL est donc une célébration de ce matériau presque invisible à l’œil nu mais avec lequel les photographes jouent bien souvent pour révéler la lumière.

Poussière cosmique, poussière d’étoile, poussière domestique, tempêtes et nuages de poussière, pour cette exposition inédite, le BAL expose aussi bien des images de presse que des clichés vernaculaires et des photographies célèbres : des clichés de Sophie Ristelhueber, Robert Burley, Jeff Wall, Man Ray en passant par les photographies conceptuelles John Divola, jusqu’aux extraits vidéo d’Hiroshima mon amour, ou aux images des tempêtes de poussières aux Etats-Unis entre 1935 et 1937.

Le dénominateur commun des œuvres exposées est l’énigme et l’ambiguïté de l’image qui plonge le spectateur dans le trouble et l’errance.

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Mona Kuhn, Ruins in Reverse, 2012, Courtesy Digital Globe, © Mona Kuhn

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