Direction…La Biennale de Venise

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Ce week-end s’est ouvert un des plus grands rendez-vous annuels de l’art contemporain: la Biennale de Venise. Rassemblant un nombre record de 88 pavillons nationax (dont le Saint-Siège pour la première fois), la manifestation attend quelques 500 000 visiteurs durant ses 6 mois d’ouverture.

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Intitulée « le Palais Encyclopédique », l’exposition prend comme point de départ de « le Livre rouge » de Carl Jung, recueil de rêves et de visions, et le rêve de l’artiste Marino Auriti: construire un édifice pouvant contenir tout le savoir humain.
Espoir d’un savoir universel, l’obsession de tout comprendre et de tout connaître du monde et de vouloir structurer ce savoir à travers des images est donc le sujet principal de l’exposition curatée par Massimiliano Gioni.
Les 158 artistes représentés sont répartis en différentes sections. La première, au pavillon central des Jardins Giardini, est l’espace du rêve, des visions et de l’introspection. Dans l’Arsenale, l’exposition traite du visible et de l’artiste comme quelqu’un qui utilise les images pour nous aider à mieux comprendre le monde. Il y a également une partie de l’exposition de l’Arsenale, curatée par Cindy Sherman, qui aborde l’idée du corps et de l’anatomie comme outil de connaissance de soi. Enfin, la dernière section, qui se déroule en extérieur, rassemble les performances.

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Lara Almarcegui – Pavillon espagnol

Pour cette 55ème Biennale de Venise, le curateur Massimiliano Gioni, plus jeune curateur de la Biennale, a fait le choix de rassembler artistes confirmés, émergents, outsiders et figures historiques et intellectuelles comme le théoricien autrichien Rudolf Steiner ou encore le psychanaliste Carl Jung.
Au pavillon russe par exemple, les dames parcourent la salle sous une pluie de pièces d’or tandis que les hommes doivent rester spectateurs, à genoux sur des prie-Dieu à l’étage. Au pavillon espagnol, l’artiste Lara Almarcegui offre un spectacle apocalyptique: cailloux et gravas s’entassent sur le sol, évoquant un tremblement de terre. La France, quant à elle, a fait le choix de l’artiste albanais Anri Sala et présente une oeuvre vidéo intitulée « Ravel, Ravel, Unravel ».

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Ai Weiwei – Pavillon allemand

Les différentes oeuvres proposées semblent, en effet, jouer sur le double pouvoir de la multitude des images offertes par notre société de l’information: le désir de tout voir et de tout connaître est à la fois une faiblesse et une obsession humaine car de l’idée d’un savoir universel découle le désir de voir Dieu et de voir enfin les yeux fermés.

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