« CINQUIEME CORPS » , L’EXPOSITION DE NOEMIE GOUDAL A LE BAL

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LE BAL, espace d’exposition, de réflexion et de pédagogie dédié à l’image-document sous toutes ses formes, présente la première exposition monographique en France consacrée à Noémie Goudal, « Cinquième Corps », du 12 février au 8 mai 2016.

 

NOEMIE GOUDAL: ENTRE RÉALITÉ ET INVENTION

Noémie Goudal a participé à de nombreuses expositions collectives, comme à la Saatchi Gallery de Londres en 2012 et au Pavillon de l’Azerbaïdjan lors de la Biennale de Venise de 2015. Elle a également fait l’objet d’expositions personnelles, notamment à la New Art Gallery Walsall en 2014, au FOAM d’Amsterdam en 2015, à la Photographers’ Gallery de Londres à l’automne 2015 et présente du 12 février au 8 mai 2016 son travail au BAL à Paris.

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In Search of the First Line IV © Noémie Goudal, Courtesy Noémie Goudal / Galerie Les filles du calvaire / Galerie Edel Assanti

L’EXPOSITION: «CINQUIEME CORPS»

L’exposition « Cinquième Corps » est composée par les séries In Search of the First Line (2014), Observatoires (2014) et Southern Light Stations (2015), ainsi que par des pièces inédites, produites spécifiquement pour l’espace du BAL.

Noémie Goudal, la gagnante du Prix HSBC pour la Photographie en 2013, crée des sculptures photographiques ambigües, fabriquées de toutes pièces. Elle installe ces édifices, souvent faits de papier, dans des paysages naturels, recréant ainsi de nouvelles perspectives. Ces éléments architecturaux (escaliers, dômes, tours…) ou cosmiques (ellipses…), sont placés dans des océans vierges ou des étendues désertes.
En s’attardant sur ces formes, le regard décèle aisément la trace d’artifices (plis, imperfections, cordes, câbles…) caractéristiques d’objets en deux dimensions conçus pour l’unique finalité de la photographie.

 

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Station II – Noémie Goudal, Courtesy Noémie Goudal / Edel Assanti / Les filles du calvaire

Dans In Search of the First Line, c’est la contradiction temporelle qui est à l’œuvre: l’architecture d’édifices anciens se mêle aux enchevêtrements de béton des ruines industrielles.

Dans Observatoires, des bâtiments, usines ou entrepôts, photographiés en Allemagne, en France et au Royaume-Uni, semblent flotter dans un espace indéterminé, non sans évoquer les architectures cosmiques indiennes érigées à Delhi ou Jaipur au XVIIIe.
On peut retrouver, dans le noir et blanc et les cadrages de l’artiste, des éléments esthétiques rappelant les typologies de bâtiments industriels par Bernd et Hilla Becher. En effet les observatoires n’existent pas, ils sont construits à partir d’images imprimées et collées en deux dimensions sur des plaques placées dans la nature et photographiées méticuleusement pour en conserver les perspectives, sans aucune retouche numérique.

 

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Observatoire IX © Noémie Goudal, 2014, Courtesy Noémie Goudal / Galerie Les filles du calvaire / Galerie Edel Assanti

 

Dans Southern Light Stations, Noémie Goudal explore l’espace céleste, longtemps considéré à la fois comme le miroir des dérèglements terrestres et la manifestation du sacré. De l’Antiquité au Moyen Age, on y observe un emboîtement de sphères tournoyantes, un soleil de cristal éclairé par une grande torche ou de fulgurantes apparitions de boules de feu. La Terre est souvent décrite comme reposant sur l’eau, et le ciel, comme une voûte posée au-dessus d’elle, la limitant de toute part.

L’œuvre de Noémie Goudal se nourrit du regard interrogateur de l’homme sur l’univers, espace de re-création où l’imaginaire s’étend à l’infini, comme un cinquième corps fait d’éther (ou cinquième élément). À la fois images et objets, les installations de Noémie Goudal se jouent de ces spéculations. Brouillant à dessein nos repères, elles oscillent entre hallucination et fait, miroirs de nos vies modernes où s’exercent simultanément d’insaisissables et contradictoires régimes de vérité.

 

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