BEAUTÉ CONGO,1926-2015- CONGO KITOKO: LA DERNIÈRE EXPO DE LA FONDATION CARTIER À NE PAS MANQUER !

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Artsper vous recommande l’exposition en cours de la Fondation Cartier!

Connue pour l’originalité de ses choix en matière d’exposition, jusqu’au 10 janvier 2016, la Fondation Cartier pour l’art contemporain décide de mettre à l’honneur un pays complètement méconnu sur la scène artistique française : la République démocratique du Congo !

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JP Mika, Mandala dignité pour l’Afrique, 2014

C’est un pari ambitieux qu’a décidé de relever la Fondation Cartier, car en matière d’arts d’Afrique Centrale, le public français part de loin et tout est à construire ! Mais nous sommes entre de bonnes mains puisque le commissaire de l’exposition, André Magnin, est un grand spécialiste de l’art contemporain africain.

Le parti pris est donc pédagogique puisque l’exposition retrace un siècle de production artistique congolaise de manière chronologique et didactique. La peinture se taille la part belle, mais l’exposition se veut également une ouverture vers un monde à la culture riche et complexe (musique, sculpture, photographie et bande dessinée sont également au programme).

L’exposition s’ouvre sur les artistes précurseurs de la fin des années 1920, alors que le Congo est encore une colonie belge : on peut voir des œuvres d’Albert et Antoinette Lubaki et Djilatendo, Bela Sera ou Encore Mwenze Kibwanza. Viennent ensuite les « artistes populaires » révélés par l’exposition organisée à Kinshasa en 1978 qui dévoile au public les œuvres d’artistes comme Chéri Samba ou Moke, une peinture figurative s’inspirant d’événements quotidiens, politiques et sociaux qui parle à la population.

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Chéri Samba, La vraie carte du monde, 2011

L’exposition explore ensuite la création des années 1980 à travers les sculpteurs Bodys Isek Kingelez et Rigobert Nimi. Puis c’est la nouvelle génération d’artistes des années 2000 et les œuvres du collectif Eza Possibles mêlant peinture, collage et esprit critique.

Côté photographie, on peut découvrir des œuvres de Jean Depara et d’Ambroise Ngaimako, qui nous font tous deux découvrir des univers singuliers et haut en couleur des années 1950 à 70.

Le parcours de l’exposition est enfin ponctué de musiques jazz, soul et rap pour rendre l’expérience particulièrement immersive.

Une plongée dans l’exotisme dont on ressort particulièrement rafraîchi !

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